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La politique hostile contre l’Azerbaïdjan De l’occupation bolchevique à l’agression arménienne

09.08.2014 | 15:17

musa-qasimliProf. Dr
Moussa Gasimli
le député ( La République d’Azerbaïdjan)

Suite à l’occupation de tsarisme, depuis les années de 20-30 du XIX siècle les arméniens ont été déplacés dans le Caucase du Sud. Après un certain temps, ils se sont mis à menacer les peuples voisins, notamment les azerbaïdjanais, et à perpétrer des massacres contre eux dans les moments critiques.

Après le déplacement,un état qui s’appelle l’Arménie a été pour la première fois créé dans le Caucase du Sud. Dans les années 1918-1920, la terreur et le génocide contre les azerbaïdjanais étaient la politique gouvernementale en Arménie. En 1920, l’Azerbaïdjan et l’Arménie ont été occupés par la Russie bolchevique et ils dont devenus soviétiques. Par la suite, le déplacement des arméniens dans les territoires appartenant aux azerbaïdjanais, l’oppression des azerbaïdjanais dans le Caucase du Sud, la revendication territoriale déraisonnable, la politique de la cession des territoires azerbaïdjanais aux arméniens ont été poursuivis. Qu’est-ce que nous pouvons trouver dans les sources historiques sur ce sujet ?

 

Est-ce que la politique soviétique se distingue de celle de l’époque tsariste  ? (L’expérience des années 20-30)

 

Dans la condition internationale défavorable régnant dans les années 20, une menace est née pour l’indépendance de l’Azerbaïdjan. L’occupation de la Russie bolchevique a mit un terme à l’existence de la République Démocratique d’Azerbaïdjan. Le 28 Avril 1920, la République socialiste soviétique d’Azerbaïdjan (Azerbaïdjan RSS) a été créée. Dans le rapport élaboré le 5 aout de la même année,
le territoire azerbaïdjanais indiscutable avec l’Arménie est indiqué : les frontières commencent par les anciennes limites administratives des districts Kazakh et Bortchali, puis elle descend de Kazakh, de l’Alexandroppol (Gumru) et de Nouvelle Bayazid jusqu’aux montagnes Maralija et au lac de Goytche ; environ 11/2 verstes vers le Nord, après le village Tchoubougou elle divise le lac de Goytche en deux parties ; sa côte sud vais vers l’Ouest ; dans le sud du lac Goytche la frontière commence entre les villages Zagali et Godek Boulag ; puis elle passe par les villages Yarnizli, Kizil Veng et Youkhari Altchali et par les zones montagneuses du lac de Goytche – les élévations de Kizil Harava (envion 10859) et d’Agmahan. Dans l’ouest, elle va des frontières des districts Erevan et Nouvelle Bayazid vers le Kitchik Agdag et sépare les territoires montagneux où les musulmans (les azerbaïdjanais) habitent des villages arméniens. Puis, la frontière avance vers le Nord-ouest, le lac Togmahan et le village Tezekend, du Kitchik Agdag, elle arrive au village Youkhari Agbach en traversant la rivière Gernitchay et s’élève à une hauteur de 3620 m dans le nord. Par la suite, elle arrive à Ouloukhnali qui se situe dans le sud-ouest. Elle traverse l’espace situant entre le village Ouloukhanli et la gare d’Ouloukhanli et arrive à la rivière Araz. Ensuite, elle va vers le village Ranjbar. La frontière du village Ranjbar jusqu’à la rivière Araz va directement dans le Ouest et se joint avec les anciennes limites administratives des districts Utchmuedzin et Kars et elle avance vers les montagnes Tendurek, le ancienne frontière russo-turque.

 

 

À l’automne de 1920, l’Arménie est devenue soviétique. Après cela, le gouvernement bolchevique a continué à la politique menée à l’époque tsariste : les territoires historiques de l’Azerbaïdjan ont été donnés aux arméniens. Le Commissaire de la Justice de l’Azerbaïdjan RSS Behboud Chakhtakhtinski a écrit au Comité central du Parti communiste (bolchevique) de la Russie (PCR(b) CC) que 123 milles 95 azerbaïdjanais et seulement 99 milles 257 arméniens habitaient dans le Zanguezour. Cependant, le 30 Novembre 1920, la partie ouest du district Zanguazour a été concédée aux à l’Arménie. Suite à la cession de ce territoire, l’Azerbaïdjan a perdu ses chemins routiers avec la région du Nakhitchevan, notamment la Turquie a été déconnectée du monde turc. La politique menée contre les azerbaïdjanais vivant en Arménie soviétique était quasiment même que la politique menée lors de la puissance du parti Dashnaksutyun. Les azerbaïdjanais vivant dans leurs territoires historiques en Arménie étaient plus nombreux que les arméniens vivant en Azerbaïdjan. Pourtant, les azerbaïdjanais n’ont pas eu l’autonomie. On a crée l’autonomie pour les arméniens vivant en Azerbaïdjan. Or, lors de la réunion qui s’est tenue le 5 Juillet 1921 avec la participation du membre du (PCR(b) CC) du plenum du Bureau caucasien du (PCR(b) CC) I.V. Stalin, des membres du Bureau caucasien – G.Sergo, K.Orjinikidzé, F.I.Makharadzé, S.M.Kirov, A.M.Nazaretian, I.D.Orakhelachvili, Y.P.Figanter, N.Nerimanov, A.F.Myasnikov, et du commissaire des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan RSS M.Husseinov, la question du Haut-Karabakh a été discutée. La nécessité de la paix nationale entre azerbaïdjanais et arméniens et la relation économique du Haut et Bas Karabakh avec l’Azerbaïdjan ont été tenues compte et il a été décidé de garder le Haut-Karabakh comme la partie intégrante de l’Azerbaïdjan. Ainsi, Choucha est devenue son centre administratif et on lui a attribué une large autonomie.
Avant cela, le territoire et le statut du Nakhtichevan a été définis par le troisième article du traité signé entre Turquie et Russie le 16 Mars 1921. Le 13 octobre de la même année, l’Azerbaïdjan RSS a signé un traité d’une part avec l’Arménie RSS et la Géorgie RSS, d’autre part avec la Turquie par la méditation de la République socialiste fédérative soviétique de Russie à Kars. Dans l’article 5 du traité, les gouvernement turc, azerbaïdjanais et arménien ont dit qu’il étaient d’accord. : « La région de Nakhtichevan est un territoire autonome sous la protection de l’Azerbaïdjan ».
Du 12 Mars 1922 au 5 Décembre 1936, l’Azerbaïdjan était inclus dans la République socialiste fédérative soviétique de Trancaucasie (RSFST). Jusqu’à l’adhésion de l’Azerbaïdjan RSS à la RSFST, la partie Bassarketcher du district New Bayazid situant dans les frontières de l’Empire russe et plus de deux tiers de la province Cherour-Derelyez a été accordé à l’Arménie. Après l’adhésion de l’Azerbaïdjan à la Fédération de Transcaucasie, une grande partie de la province Kazakh, notamment un certain nombre de villages de la province Jebrayil et de la République socialiste soviétique autonome de Nakhitchevan ont été également donnés à l’Arménie. Donc, dans les années 1918-1920, la surface du territoire azerbaïdjanais faisait 113895, 97 kilomètres carrés. Pourtant, à l’époque soviétique, elle faisait seulement 86,6 kilomètres carrés. En plus d’obtenir les territoires azerbaïdjanais, les arméniens continuaient l’expulsion des azerbaïdjanais de leur patrie historique. Le gouvernement protestait vigoureusement au retour des azerbaïdjanais qui ont été chassés dans les années précédentes de leurs territoires historiques dans leurs foyers sous le prétexte de la pénurie de terre. Ainsi, lors de la réunion du Présidium du Comité régional du Parti de Transcaucasie, le membre de la Commission permanente des réfugiés au Conseil de l’Union de la RSFST Issaakian a déclaré que’il n’y a même pas un seul pouce de terre en Arménie pour placer les azerbaïdjanais qui veulent y retourner. Il a mentionné que le retour des azerbaïdjanais dans la province de Zanguzour conduirait à une situation critique. Donc, il a proposé de résoudre le problème utilisant le fonds de terre libre de l’Azerbaïdjan. Les réfugiés chassés de la province de Zanguzour ont été placés à Goubadli en Azerbaïdjan RSS. Les autorités locales ont empêché de retourner les réfugiés dans leurs foyers en Zanguazour. Cette question a été discutée lors de les réunions de la Commission des réfugiés au Conseil de l’Union de la RSFST qui se sont tenues le 12 Juin (Protocole N°17) et le 9 Juillet 1992. La décision adoptée a indiqué : «  il est recommandé au gouvernement de l’Azerbaïdjan RSS de placer 28 milles musulmans (azerbaïdjanais) qui viennent de l’Arménie RSS et qui se sont actuellement installés au district de Nakhtichevan en Azerbaïdjan RSS, il n’y a pas de fonds de terre en Arméne RSS. Ainsi, les réfigiés chassés u Zangazour n’ont pas pu retourner à leur patrie. Le gouvernement azerbaïdjanais a du les placer dans le territoire de la République.

 

 

La concession du gouvernement azerbaïdjanais a stimulé les nouvelles revendications territoriales des arméniens. Le 25 octobre 1922, le Commissariat populaire des terres de l’Azerbaïdjan RSS a rendu un rapport au Secrétariat des Affaires étrangères. Le rapport a déclaré que la surface totale de l’Azerbaïdjan faisait 7.989.105 desyatinas. 379.984 desyatinas de l’ancienne province de Kazakh et 405.000 desyatinas de l’ancienne province de Zangazour ont été concédés à l’Arménie.

 

 

Après la fondation de l’URSS en Décembre 1922, le gouvernement soviétique a continué le déplacement des arméniens dans les territoires azerbaïdjanais et la concession des territoires azerbaïdjanais à l’Arménie. Ainsi, la période après la Conférence de Lausanne constitue une étape importante pour le déplacement des arméniens dans Caucase du Sud. Il est évident que lors de la conference, le gouvernement turc s’est engagé de protéger le droit de toutes les minorités vivant dans le pays. Cependant, dans la lettre envoyée à l’association internationale des arméniens en 1923, le Commissaire des Affaires étrangères de la RSFST Géorgy Tchithcerin qui a participé à la conference a indiqué que le gouvernement soviétique était prêt à les accueillir. La délégation russe, ukrainienne et géorgienne ont envoyé une note verbale concernant le problème au président de la conference de Lausanne. Le 27 janvier, Géorgy Tchitcherin a envoyé une lettre à son adjoint Mikhael Litvinov de Lausanne. Il a écrit que la déclaration sur la cession des territoires aux arméniens a été présentée à l’association internationale des arméniens. Selon lui, les organisations financières et de transport devaient contribuer à l’émigration des arméniens. Car, le gouvernement soviétique n’avait pas assez de moyennes financière pour les déplacer. Ains, dans une lettre envoyée à son autre adjoint Lev Karakhana, G.Tchitcherin a conseillé de discuter ces questions à Moscou. À cette époque, les importantes figures du commissariat arménien et du mouvement national des arméniens comme Dro vivaient à Moscou.

 

 

Lors de la réunion de la Commission de l’émigration arménienne qui s’est tenue le 23 Mars 1923 sous la présidence du membre de la conseille d’administration du Commissariat populaire de Terre Messiatchev, il a été décidé de déplacer pas plus de 200 milles arméniens dans les territoires russes.
15 milles d’eux ont du être placés dans la Caucase du Sud. Cette question a été discutée au bureau du PCR(b) CC. Après la proposition de G. Tchitcherin, lors de la réunion du bureau politique du PCR(b) CC qui s’est tenue le 22 Novembre 1923 (Protocole N°47), la question sur la ‘les réfugiés arméniens de la Turquie’ a été discutée. Selon la décision secrète adoptée, il n’est pas contesté de déplacer 10 milles arméniens de la Turquie aux territoires de l’URSS. Par conséquent, une partie des arméniens a été placées dans le Caucase du Sud.

 

 

En 1923, 9 villages azerbaïdjanais ont été concédés aux arméniens. Par la suite, le 19 mai 1925, un grand nombre d’arméniens a été placé au Nakhtichevan conformément à la décision de la réunion du petit Présidium du Comité exécutif central de Trancaucasie.

 

 

Le 7 Juillet 1923, L’oblast autonome du Haut-Karabakh (OAHK) a été créé dans la partie montagneuse du Karabakh. Khankendi est devenue le centre administratif de l’oblast autonome. Au septembre de la même année, le nom de la ville a été changée et elle est nommée en l’honneur du dirigeant bolchevique Stephan Chaumian qui était l’un des organisateurs du génocide contre les azerbaïdjanais. Le territoire administratif de l’OAHK a été déterminé pour assurer la majorité de la communauté arménienne. Le gouvernement azerbaïdjanais a accordé des droits importants aux arméniens vivant dans le Haut-Karabakh. C’était révélateur de l’attitude de Stalin et de Lenin envers les arméniens et le peuple azerbaïdjanais. Bien que les arméniens soient beaucoup moins que les azerbaïdjanais vivant dans leurs terres historiques, la création de l’autonomie pour les arméniens vivant en Azerbaïdjan était la manifestation claire de la politique ‘divise et règne’. Cependant, il n’est pas accordé l’autonomie aux azerbaïdjanais vivant en Arménie. Au contraire, le gouvernement arménien a commencé à exercer une
pression sur eux.

 

 

Après de devenir soviétique, il existait un certain nombre de différends territoriaux parmi les pays du Caucase du Sud. À ce stade, le rapport intitulé ‘Quelles revendications territoriales existait-il parmi les pays du Trancaucasie qui a été préparé par le conseiller du Comité exécutif central de la Transcaucasie M.Skiditski le 21 Septembre à Tbilissi attire l’attention. Il a écrit :  « il y a eu des différends territoriaux entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie sur 61 zones dont la superficie totale fait 17 816 desyatinas. Le Comité exécutif central de la Transcaucasie a adopté une décision finale pour 46 zones dont la superficie est de 6750 desyatinas. Selon cette décision, 3050 et 3700 desyatinas ont été inclus respectivement dans le territoire azerbaïdjanais et arménien ».

 

 

Le déplacement des arméniens dans la Caucase du Sud et l’installation d’eux dans les territoires appartenant aux azerbaïdjanais a continué durant les années 30. Lors de la réunion du Bureau politique du Comité central du Parti communiste (bolchevique) de l’union (PCU (b) P CC) qui s’est tenue le 10 mai 1931 (protocole N°37), la question sur le déplacement des arméniens dans la RSFST a été discutée comme l’article 25 de l’agenda. Cependant, il a été annulé. Toutefois, peu après, cette question a été soulevée de nouveau lors de la réunion du Bureau politique qui s’est tenue le 16 Juin (protocole N°43). Une décision secrète a été adoptée sur cette question. Le 14 Mars 1932, le Commissariat populaire des Affaires étrangères de l’URSS s’est adressé au Comité exécutif central de la RSFST par une lettre top secrète de N° 263. Dans cette lettre, il est recommandé d’accorder la citoyenneté aux arméniens. Il convient de souligner que la requête concernant l’attribution de la citoyenneté a été déposée dans les années 1928-1929. Le 27 mars 1932, le secrétaire du Comité exécutif central de la RSFST Hamid Soultanov a envoyé une lettre top secrète de N° 479 au Comité exécutif central de l’Azerbaïdjan RSS. Il a écrit : ‘Nous demandons votre ordre afin de résoudre immédiatement la question de l’attribution de la citoyenneté aux arméniens de la Turquie’. Les décisions prises ont été respectées.

 

 

En mai 1932, 2 milles arméniens ont été seulement déplacés de Paris. Le 22 mai, leurs représentants ont envoyé un télégramme à Lavretniy Beria et Gezenfer Moussabekov. Ils ont remercié pour leur soutien et la création des conditions favorables pour qu’ils puissent arriver à leur nouvelle patrie d’un pays étranger.

 

 

Ainsi, depuis les premières années du pouvoir soviétique, les arméniens ont été déplacés de pays étranges et placés en Arménie. Les azerbaïdjanais ont subi des pressions dans leurs terres historiques afin de faciliter leurs vies. Le changement démographique en Arménie parvenu par le déplacement des arméniens pendant les années du pouvoir soviétique, a été également démontre dans le rapport intitulé
‘le rôle contre-révolutionnaire du Parti Dachnaksoutioun’. Il y a particulièrement écrit :  « En 1920, 774 milles personnes habitaient en Arménie. En 1936, leur nombre a atteint à 1 million 200 milles personnes ou la population augmente de 55%. Le pouvoir soviétique a créé des conditions favorables pour les arméniens. Les azerbaïdjanais constituaient une grande partie de la population en Arménie. Cependant, on ne leur a pas accordé l’autonomie. Au contraire, les azerbaïdjanais ont subi une politique de discrimination.

 

 

“KarabakhİNFO.com”

09.08.2014 15:17

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