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22 ans sans Choucha

08.05.2014 | 09:40

1399528646_1399528107_27Les sommets de Choucha sont brumeux 
les contreforts sont rouges, le flanc vert 

Azerbaïdjan avec le ciel bleu et brumeux et ses montagnes rouges et vertes. À l’époque soviétique, le saint drapeau que la République démocratique d’Azerbaïdjan avait levé, a été décrit de cette manière. Ce n’est pas au hasard que Khan Chouchinski et Uzeyir Hajibeylit qui sont de la célèbre génération Javanchiri, ont joué un rôle important dans cette description. Choucha était une ville stratégique qui portait le statut de forteresse imprenable. Il y en a eu beaucoup comme Chah Gajar et les empereurs russes qui ont tenté de garder occupée Choucha. Pourtant, ils n’y ont pas pu rester longtemps, puisque Choucha est une forteresse qui n’aime pas être vaincue.

La population de Choucha ne supporte pas la domination des étrangers dans leur patrie. Cette plaine était un paradis que Dieu avait offert à l’Azerbaijan et au monde. Cette ville possédait des roches abruptes, une nature fascinante. Le climat de Choucha était le remède de tous les maux. Choucha était Iram Gulistan des légendes. Il convient souligner que Khari Bulbul (un genre d’ophrys) est le symbole de la ville. Khari Bulbul que l’on trouve dans la nulle part du monde est le plus grand miracle qui nous a été offert par Dieu. Khari Bulbul rappelle le rossignol perché sur la fleur. Celle-ci qui se situe sous le sein de rossignol avait la couleur de vermillon. On dit que lorsque la fille de Khan vivait en Iran, elle a fait apporter ces fleurs. Cependant, elle n’y ont pas grandi, puisque l’Iran n’est pas sa patrie. L’âme de Khari Bulbul est dans la terre de Choucha.

Choucha n’est pas seulement la ville des forteresses, mais aussi la plaine des musées. Les musées d’histoire, de tapis, d’artisanat de pierre, les plantes médicinales, le musée d’histoire du Karabakh, les maison des créateurs susmentionnés et les objet exposés de ces musées sont la miroir de notre histoire et de notre culture. En outre, outre Choucha est le lieu de défense.

22 ans sans ChouchaHeureusement, Dieu nous a offert le rêve. Nous trouvons le remède à notre envie de 22 ans dans nos rêves. Le peuple de Choucha rêve des rues tortueuses, la maison d’Uzeyir Hajibeyli , du manoir de la fille de Khan Natavan, du mausolée de Vagif, les murs de château, des anciennes mosquées, des tombes, des fontaines, des platanes de Khan, des quartiers, du Jidirduzu, de la forêt Topkapi. Dans nos rêves, nous nous y promenons, respirons l’air de Choucha. Personne ne veut se réveiller. Nous voulons mourir et rester à Choucha. Cependant, nous avons peur. Nous n’avons rien à dire à grandes personnalités comme Penahali khan, Uzeyir Hajibeyli, Jabbar Garyagdioglou, Mir Mohsun Nevvab et des centaines d’autres personnes de Choucha. Leurs regards accusants nous demanderaient : « Nous avons subi des persécution afin de construire Choucha. N’avez-vous pas été capable de la protéger ? »

22 ans ont passé depuis l’occupation de Choucha. Durant 22 ans, nous n’avons pas pu oublier Choucha. Avant la guerre, Choucha était la ville de la population du Karakakh. Actuellement, elle est devenue la sainte ville de tous les azerbaïdjanais du monde. Choucha est devenue à notre kibla. Car, elle est notre douleur et la plus grande perte pour nous.

J’espère que le 8 mai ne sera plus la journée noire de notre calendrier. Nous retournerons à Choucha. Nous la reconstruirons. Car, Choucha est notre chemin- le chemin de victoire.

Zaour Aliyev
Docteur en science politique.

“KarabakhINFO.com”

08.05.2014 09:40

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