Français

Mon fils est mort de la maladie. Il n’ a pas été soigné, parce qu’ils l’ont appelé « turc »

05.01.2015 | 11:22

10850418_770573286348987_1933089051_nBien que des milliers d’arméniens vivent actuellement en Azerbaïdjan, il n’y a même pas un seul azerbaïdjanais en Arménie. La raison est la déportation massive menée contre les azerbaïdjanais par les arméniens. L’un de nos interlocuteur qui a subi la souffrance de la déportation est Gasimli Mireyyub Abdoulla. Il est né en 1963 dans le village Khalisa du district Védi. Il est également diplômé de l’école secondaire dans ce village. Il va lui-même nous raconter la suite…

 

 

Environ 80 pour cent de la population du village était des azerbaïdjanais. Il y avait des voisins arméniens. Nous avions des très bonnes relations. C’est vrai qu’il y avait désaccords dès fois, mais ce n’était pas très remarquable.

 

 

J’ai travaillé en tant qu’un journaliste dans les années 1981-1987 au sein du journal intitulé ‘L’Arménie soviétique’, alors que ma profession était juriste. Le journal a été destiné aux azerbaïdjanais. Pourtant, la majorité de l’équipe de rédaction était des arméniens.

 

 

Probablement, vous êtes informé sur le lancement du conflit au travail. Comment est-ce que vous y avez réagi ?

 

 

Non. En 1987, j’ai reçu un billet pour passer mes vacances dans un sanatorium à Yalta. Lors des vacances, j’ai rencontré une femme du Karabakh. Elle travaillait comme secrétaire dans le Comité au Karabakh. La première fois, elle m’a dit qu’une campagne de signature y a été menée pour l’annexion du Karabakh à l’Arménie. Je ne croyais pas. Dès que je suis rentré, j’ai appelé Bakou pour demander si cette information était correcte. Mon cousin m’a dit que c’était n’importe quoi et il ne fallait pas faire attention à cela. En effet, ils avait déjà recueilli 120 milles signatures. Depuis ce moment, la situation a été tellement changée que nous avions peur d’aller acheter du pain. A cette époque, c’était mon tour d’obtenir un logement. C’est pour quoi, les documents relatifs au logement dans un nouveau bâtiment ont été présentés. Lorsque la rédaction l’a su, il y a eu une réunion. Ils ont pris et déchiré mes documents. Ils ont dit qu’il ne fallait pas donner un logement à un turc, il fallait le chassé de sa maison. Ils nous appelaient turc.

 

 

« Les turcs sont vos ennemis, Tuez-les où vous voyez ».

 

 

C’est à dire l’attitude a été changée envers vous….

 

 

Ils pourraient nous tuer n’importe quel moment. Tous les arméniens avaient cette humeur. J’étais le seul azerbaïdjanais qui vivait dans l’auberge. S’ils savaient, ils me tueraient immédiatement. Une fois, lorsque je rentrais chez moi en bus, les arméniens ont riant dit que s’il y avait un turc, nous pourrions le jeter du bus. Je ne crois pas qu’un azerbaïdjanais quelconque vit avec un tel primitif sentiment de vengeance. Ils étaient tellement agressif que je ne vois pas cette caractère chez les azerbaïdjanais.

 

 

10574844_770573273015655_749406613_o

 

 

Une fois, je suis allé à la pharmacie acheter un médicament. Le Pharmacien m’a montré le médicament et dit : « Regarde, il y a le médicament, mais je ne te donne pas ». A cette époque, j’ai amené mon jeune fils à l’hôpital. Mon fils est mort de la maladie. Il n’ a pas été soigné, parce qu’ils l’ont appelé « turc ». Ils ont intentionnellement injecté la tête d’une fille de notre famille et cette fille devenue handicapée. Puis ils ont avoué de le faire délibérément. Ainsi ils ont ajouté : Votre destin sera comme cela jusqu’au temps vous partez. De plus en plus, il est devenu impossible d’y rester. Une fois, j’ai une dispute avec mon collègue arménien (qui avait déchiré mes documents de logement – rédacteur). Il a dit que je laisserais un testament non seulement à mes enfants, mais aussi à mes petits-enfants que les turcs sont vos ennemis, les turcs sont vos ennemis, tuez-les où vous voyez.

 

 

« Nous nous rappelons les arméniens avec les injustices qu’ils nous ont fait ».

 

 

Les véhicules ont été mis dans la disposition des arméniens déplacés du Karabakh. La partie azerbaïdjanaise a tout organisé pour qu’ils puissent prendre leurs affaires et biens. Pourtant…

 

 

Qu’est-ce que vous racontez ? Nous remercions au Dieu pour être vivant. Lorsque les arméniens voyaient un véhicule de déportation, ils ont criblaient de balles. En Novembre 1988, nous avons difficilement réussi à quitter notre maison dans une nuit. Avant nous, ils ont chassé les habitants du village Chirazli étant dans le voisinage de leurs maisons. Pendant plus de deux mois, les gens ont vécu dans la frontière avec la Turquie. De nombreuses personnes sont mort et né dans cette plaine désertique. C’était un spectacle terrible.

 

 

Avez-vous des contacts avec vos anciens voisins arméniens ?

 

 

Non. Pourtant, une fois j’ai croisé l’un de mes voisins à Moscou. Certes, indépendamment de sa nationalité, j’étais très touché lorsque j’ai vu quelqu’un avec qui nous avons habité ensemble pendant de nombreuses années. Nos terres natals me manquent beaucoup. Nous nous rappelons les arméniens avec les injustices qu’ils nous ont fait.

 

 

 

Naiba Gourbanova

 

“KarabakhİNFO.com”

 

 

 

05.01.2015 11:22

laisser un commentaire:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*