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Mirzé Jelil: « le sermon de l’akhund et du prêtre »

29.01.2015 | 10:59

 

celil memmedquluzade

Mirzé Jelil écrit: « Il y avait un village dans la goubernia d’Erevan qui s’appelait Samanlig. Le village était à moitié arménienne et à moitié musulmane.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un jour, j’ai été invité chez seigneur Rahim, le propriétaire du village, et j’y suis allé à cheval. C’était l’été. Je voyais tous les jardins du village entourés par les murets depuis le grand cheval sur lequel j’étais assis. Quelques femmes arméniennes nourrissaient des volailles. Une femme musulmane faisait la vaisselle dans un jardin. Dans un autre jardin, un enfant arménien était assis sous l’ombre d’un arbre et lisait un livre. Encore, dans un autre jardin, un garçon musulman de 12-13 ans avait attaché une corde à la queue d’un chat et était en train de courir d’un côté à l’autre. Ainsi, le chat bougeait vers l’arrière en miaulant.

 

 

Dans un autre jardin, quelques arméniens se sont assis sous l’ombre d’un grand murier et déjeunaient. Un prêtre se leva sa main et parlait. Je voulais partir, mais j’ai entendu lui dire quelque chose et je me suis arrêté. Le prêtre a dit d’une voix forte : « hayreniq, hayreniq, hayreniq ! »  (‘Hayreniq’ veut dire la patrie en arménien).

 

 

Comme je comprends la langue arménienne, je me suis arrêté pour lui écouter quelques minutes. Tout un coup, j’ai entendu la langue musulmane. J’ai avancé mon cheval et vu qu’il y avait 4 musulmans assis sous l’ombre d’un muret. L’un de ces hommes était Akhund Molla Gourbangoulou Molla Gourban Aliyev. Je connaissais cet akhund depuis longtemps. Il était d’origine iranienne. Molla Gourbangoulou avait un livre dans sa main. Molla était en train de lire le livre et les villageois l’écoutaient très attentivement.

 

 

Le prêtre disait ses mots d’une voix forte aux villageois : «  le peuple arménien a trois sacré enfants dans ce monde : ‘patrie’, ‘nation’ et ‘langue’. Aussi longtemps que nous sommes en mesure de sacrifier notre vie au nom de ces trois enfants, ni les soldats ottomans, ni les Kurdes, ni les Galitsins de la Russie, ni le temps ne pourra nuire au destin du peuple arménien ».

 

 

Après le prêtre, j’ai entendu la voix de Gourbangoulou. Molla lisait ces mots du livre. :  « Babi-heftum : si une personne s’endort et voit du sang dans ses rêves, cette personne ne subira aucune maladie et malheur dans sa vie ».

 

 

La voix du prêtre a été entendu : « Mes frères arméniens ! Depuis que le monde a été créé, le peuple arménien a subi la persécution de différentes nations. Les arméniens ont été opprimés sous le poing des nations puissantes, comme les fourmis écrasés sous un fer à cheval. Toutefois, même si un arménien rend son âme, il a toujours dit : ‘Patrie, Patrie, Nation, hayrenig ! ‘ Mes frères arméniens ! Aussi longtemps que nous sommes en mesure de sacrifier notre vie au nom de la nation et langue, même si toutes les nations du monde s’allient et nous attaquent, nous serions capable de résister contre eux et de protéger notre langue et patrie. Vive le peuple arménien qui est prêt de se sacrifier au nom de patrie, vive nos frères martyrisés au nom de la patrie. Hayreing ! »

 

 

Molla Gourbangoulou était en train de dire ces mots aux villageois : « ce n’est pas préférable d’uriner sous l’arbre, près d’eau, car les satanes, diables pourront faire du mal à cette personne. Il ne faut pas aller visiter la cimetière le Mercredi, le Vendredi et d’autres jours impairs de la semaine, parce que lors de ces jours les monstres et ogres se réunissent dans les cimetières, hammams pour se régaler. Ainsi, ces jours sont leur fête. S’ils voient un être humain, ils pourront lui faire du mal. Si quelqu’un subi une telle situation, il faut qu’il vienne immédiatement chez moi. Avant que cela soit trop tard, je vais lui écrire le prière de ‘heft hessar’ ».

 

 

 

 

 

“KarabakhİNFO.com”

 

 

29.01.2015 10:59

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