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Latchine- la charge d’honneur

19.05.2014 | 10:48

1400481975_1400319591_lAkif Selimov

Le chef de la municipalité de Latchine, le vétéran du Karabakh

 Je me rappelle Latchine, comme elle était. Même si 1000 ans passent, Latchine ne changera pas. Je me la rappelle, comme je l’ai vu dans ma jeunesse. J’espère que nous retournerons à Latchine avec cette imagination. En avril 1992, je suis allé à Latchine pour la dernière fois. Malgré l’occupation de Latchine en mai, nous y sommes entrés par le nord en traversant Kelbejer. Nous nous sommes engagés dans les combats à Latchine. Jusqu’en avril 1992, le territoire de Latchine était sous le contrôle de nos guerriers. Nous avons dû quitter Latchine, après que Kelbejer eût été assiégée.

J’avais 42 ans lorsque j’ai quitté Latchine. Je l’imagine devant mes yeux comme je l’avais vu. Les chemins, les montagnes, les roches sont comme avant. Nous sommes les seuls qui manquent à Latcine. Nous retournerons à Latchine, il n’y a pas d’autre moyen. C’est comme cela que, Latchine deviendra vraie Latchine. Aujourd’hui, nos compatriotes de Lathcine désirent seulement une chose – retourner dans leur patrie. C’est hors question. Le reste des désires qui sont liés aux problèmes sociaux et ménagers sont secondaires. Le déplacement interne a causé des problèmes réels. Certes, il existe des programmes gouvernementaux fondés par H.Aliyev qui ont le but de contribuer aux réfugiés. Actuellement, Monsieur le Président poursuit cette politique. Lors des derniers 10 ans, 82 cité ont été construites afin d’améliorer la condition de vie des personnes déplacées. Ainsi, 1500 ménages de Latchine ont reçu des logements. Malgré tout cela, le problème principale est de retourner Latchine.

En 1992, le gouvernement était impuissant de défendre Latchine. Comme une personne qui s’est engagée dans les combats, je me permet de le dire en toute confiance. En mai 1992, le gouvernement azerbaïdjanais n’existait pas, il n’y avait pas d’armée. Il y avait le statut de l’armée, du Ministre de la Défense. Surtout, en mai 1992, la communauté azerbaïdjanaise n’était pas prête à s’engager dans la guerre. Par contre, à cette époque, les arméniens dans leur ensemble étaient prêts comme une nation et un peuple. Ils étaient psychologiquement et moralement prêts à combattre. À cette époque, il existait une telle psychologie chez nos supérieurs gouvernementaux. Ils pensaient que les états post-soviétiques ne pouvaient pas avoir les revendications territoriales l’un contre l’autre. Notre peuple ne l’attendait pas. Or, les arméniens en ont profité. Par conséquent, nous avons perdu. Mais maintenant, l’attitude des gens envers la guerre est différente. Nous avons la charge d’honneur sur nos épaules, nous devons retourner nos territoires occupés. Notre peuple doit toujours être prêt à s’engager dans la guerre. La guerre est le champ d’homicide. La guerre n’est pas le champ d’humanisme. İl y a un slogan chez les gens de Latchine : “ Chaque famille de Latchine doit donner un officier à l’armée”. Les officiers azerbaïdjanais doivent jouir des plus modernes connaissances.

Je me souviens très bien de mes années universitaires. Lors de l’époque soviétique, nous avions la formation militaire à l’université. Les cours militaires étaient enseignés pendant 4 ans. Ainsi, on préparait les officiers pour l’armée soviétique. Les étudiants ayant des excellentes notes servaient à l’armée comme officier pour 2 ans. J’étais l’un de ces officiers. C’était mon premier emploi. Au début ; les incidents de 1988 ont commencé pacifiquement. Par la suite, ils sont devenus sérieux. On a ouvert le feu aux civils dans les régions de première ligne. Les signes de la guerre étaient déjà remarquable. Les groupes de police ont été attribués dans les districts de front. Ils étaient armés par des armes légères. L’objectif était d’empêcher de chercher querelle aux arméniens. À cette époque, je me suis directement impliqué dans la formation du bataillon. Nous avons réussir à créer un bataillon organisé. À cette époque, la population de Latchine avait une dévotion particulière dans les batailles frontalières. Pourtant, dans son ensemble, la population n’estimait pas que les arméniens pouvaient avoir les revendications territoriales. En mai 1992, lors de la guerre, un vacuum gouvernemental a été crée. Au 8 mai, après que Choucha ait été occupée, Latchine est restée entre l’Arménie et le Haut-Karabakh. À cette époque, entre Choucha et Latchine, il y avait des bénévoles armés. Aux dates de 14-15 mai, tous les bénévoles ont été appelés à Bakou avec leurs armes et munitions. Or, l’espace situant entre Choucha et Latchine a été évacué. Par conséquent, il était impossible de protéger Latchine et nous avons dû la quitter.

Aujourd’hui, je suis prêt de me battre au nom du Karabakh. Je suis sur du potentiel et de la détermination de lutte de notre nation. S’il y a une guerre, nous allons surement vaincre. Dans pas longtemps, nous allons retourner dans notre patrie où nous sommes nés. Je peux dire en toute confiance que si la guerre est lancée,10 milles personnes de Latchine s’engageraient dans les combats. Vivre sans Latchine, sans Kelbejer, en général sans Karabakh est une leçon à notre nation. Elle possède un moral très élevé. Être ou ne par être, nous allons retourner à Latchine.

“KarabakhİNFO.com”

19.05.2014 10:48

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