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Elkhan Suleymanov : « La rapporteuse de l’APCE témoignera de l’état d’urgence du réservoir de Serseng » 

17.12.2014 | 11:56

L’interview d’Elkhan Suleymanov, le chef de la délégation azerbaïdjanaise auprès de l’Assemblée parlementaire de l’Euronest et le membre de la délégation azerbaïdjanaise à l’APCE, au sein de l’APA :

Une visite d’enquête sera mené dans notre pays par la rapporteuse de l’APCE sur le réservoir de Serseng. Que pouvez-vous dire à ce sujet?

Après que j’aie soumis le projet de la résolution intitulée « Privation intentionnelle d’eau de la population civile vivant dans les régions frontales de l’Azerbaïdjan » auprès de l’APCE, le 12 mai de cette année, Milica Markovitch , la membre du Parlement de la Bosnie-Herzégovine , a été nommée la rapporteuse.

La visite d’enquête de madame Milica Markovitche, la rapporteuse du Comité des Affaires Sociales, de la Santé et du Développement durable de l’ Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sur la « Privation intentionnelle d’eau de la population civile vivant dans les régions frontales de l’Azerbaïdjan » se déroulera entre 14-20 Décembre de cette année. Lors de la visite, il est planifié d’organiser les réunions avec un certain nombre de ministères et d’autres organismes, notamment avec la population locale des districts, Yevlakh, Goranboy, Terter, Berdé, Aghdam, Aghjabadi, qui sont sous la menace du réservoir de Serseng, ainsi que, des institutions correspondantes.

Lors de sa visite, la rapporteuse témoignera de l’état d’urgence du réservoir de Serseng et de la situation actuelle qui menace des milliers de personnes vivant dans cette région. Cependant, tenant en compte la position préconçu manifestée par les organisations internationales contre notre pays, leur indifférence envers nos territoires occupés depuis 23 ans, ainsi que, la déception de la communauté mondiale par les fausses résolutions, je doute que la rapporteuse élaborera un document objectif. Il convient de souligner que un expert indépendant viendra également dans notre pays avec la délégation de la rapporteuse. Je voudrais espérer que l’expert indépendant impliqué sera quelqu’un professionnel et rendra un rapport objectif.

Le Président arménien, lors des visites des dirigeants des états métrages en Arménie, notamment de sa visite dans d’autres pays, attaque les membres du Parlement qui ont signé deux projets de résolution élaborés par moi – « Privation intentionnelle d’eau de la population civile vivant dans les régions frontales de l’Azerbaïdjan » dont la rapporteuse est Milica Markovitch et « Escalade de la tension dans le Haut-Karabakh et d’autres régions occupées de l’Azerbaïdjan » dont le rapporteur est Robert Walter. Ainsi, il les accuse de soutenir un état musulman malgré qu’ils croient la même religion.

 

 

Je pense que malgré les pression, même si la rapporteuse et l’expert démontrent la réalité, la situation insupportable subie par la région à cause de l’occupation du réservoir de Serseng depuis 23 ans, dans le rapport , alors que je n’en crois pas, les dirigeants du Conseil de l’Europe, la communauté internationale et les états puissants s’opposeront à ce rapport. Comme la dictature soviétique qui nous a fait oublier l’annexion du territoire historique azerbaïdjanaise, Erevan, à l’Arménie il y a 100 ans sous la mélodie de la chanson ‘Hayastan’, actuellement, la démocratie européenne veut nous étouffer avec l’attitude hostile et faire oublier l’occupation de nos territoires depuis 23 ans avec les fausses résolutions sous la mélodie de la même chanson.

 

 

Pourtant, il y a une question qui se pose – pourquoi avons-nous besoin de tous ces combats ? Nous perdrons le Haut-Karabakh et d’autres régions occupées, comme Erevan, si nous gardons la silence. Il est nécessaire de combattre parce qu’un jour, la justice prévaudra, nous démontrerons la politique agressive et de génocide menée par les arméniens contre les azerbaïdjanais tout au longue de l’histoire à la communauté internationale. Les futures générations doivent savoir que le réservoir de Serseng est sous l’occupation. D’autre part, la communauté internationale doit savoir que le peuple azerbaïdjanais combat et combattra avec tout son coeur pour retourner ses territoires occupés.

 

 

En outre, la pénurie d’eau se transforme en un problème global qui mettra en danger des millions de personnes dans un avenir proche. L’Organisation des Nations Unis prévoit que jusqu’en 2018, l’Azerbaïdjan occupera la 37ème place parmi les pays qui souffrent de la pénurie d’eau dans le monde.

 

 

Donc, dans tous les cas, ce rapport sera très important.

 

 

Pourquoi une telle proposition : vous avez décider d’élaborer un projet de résolution ?

 

 

De nombreuses unités qui ont une importance stratégique pour notre pays sont restées dans les régions occupées par les arméniens. L’une de ces unités est le réservoir de Serseng. Ce réservoir construit sur la rivière de Tartare à une hauteur de 726 mètres en 1976 a un barrage de 125 mètres et une capacité de stockage d’eau de 560 millions m3. Il est sous l’occupation arménienne depuis 1992. Ainsi, en raison du ravage des installations techniques, le réservoir de Serseng est dans l’état d’urgence. Les installations techniques du réservoir de Serseng subissent le ravage à cause de l’occupation. Ainsi, elles sont en état d’accident. Par conséquent , ce réservoir fait face à la disparation à cause des catastrophes naturelles, des raisons techniques et des complots intentionnels. Actuellement, le réservoir de Serseng est devenu une grande source de danger pour l’Azerbaïdjan. L’accident qui pourrait éventuellement se produire en raison des catastrophes naturelles et techniques, en plus, des complots conduira non seulement à la crise écologique, mais aussi au massacre de 400.000 civils qui habitent dans les régions de première ligne et donc, à la crise humanitaire.

 

 

En outre, lors des mois d’hiver, la partie occupante ouvre le barrage du réservoir de Serseng.Par conséquent, les terres sont enfouies sous l’eau, les routes s’effondrent, les inondations surviennent. Contrairement, pendant les mois d’été, lorsque les gens et l’agriculture ont besoin d’eau, le barrage est fermé. En conséquence, l’agriculture des régions de première ligne souffrent des graves damages, l’irrigation des terres arables fait face à des problèmes, les zones vertes sont détruites à cause de la pénurie d’eau, les processus irréversibles se sont déroulés dans la structure de terre, la crise écologique s’est produite dans la région, la biodiversité subi des sérieuses menaces.

 

 

Tenant en compte tous ces dangers potentiels, l’Association pour le développement de la société civile en Azerbaïdjan (ADSCA) a exprimé une telle idée et a commencé à réaliser ce projet afin d’attirer l’attention de la communauté internationale sur la transformation du réservoir de Serseng qui a une importance vitale pour les population des régions occupées de l’Azerbaïdjan, en source de danger à cause de l’occupation et sur la possibilité d’effondrement du réservoir à tout moment. Par ailleurs, il convient de souligner qu’ depuis 10 ans l’ADSCA a fait beaucoup d’efforts pour transmettre les problèmes de la société civile, la réalité de l’occupation des territoires azerbaïdjanais par les arméniens à la communauté internationale. Le projet concernant le réservoir de Serseng est un projet de ce type. L’objectif principal de ce projet était de persuader la communauté internationale, les institutions puissantes de condamner sévèrement le blocus illégal des systèmes d’approvisionnement en eau et d’irrigation situés dans les régions occupées, qui a été instauré par l’Arménie, violant les principes fondamentaux du droit international, ainsi que d’obliger l’Arménie, conformément aux résolutions internationales, de rendre le contrôle du réservoir et de tous les systèmes d’irrigation relatifs à l’Azerbaïdjan.

 

 

L’ADSCA a beaucoup travaillé dans le cadre du projet intitulé « Serseng – prévention de la catastrophe humanitaire » lancé au début de l’année dernière. Ainsi, cette association a organisé divers conférences, formations, séminaires et compétitions. Or, une conference dans le Centre de jeunesse situant à Tartare au mois de Septembre 2013 et 5 tables rondes à Tartare, Berdé, Aghjabadi, Aghdam, Goranboy entre les 9-11 Novembre 2013 avec la participation du public et des hauts fonctionnaires se sont tenues dans la cadre du projet. En plus de nombreux événements organisés dans le cadre du projet, je tiens à souligner le déroulement de la compétition de dessin intitulé « Cri de Serseng » parmi les jeunes artistes et du concours d’article parmi les journalistes.

 

 

Je dois également noter que les efforts de l’ADSCA se poursuivent actuellement, ce problème est régulièrement transmis à la communauté mondiale et locale.

 

 

En parallèle à ce projet de l’ADSCA, en tant qu’un membre du Parlement et de la délégation azerbaïdjanaise à l’APCE, j’ai soulevé ce problème à l’APCE. Après le travail intense, malgré tous les obstacles que j’ai confronté, j’ai finalement parvenu la nomination de rapporteur.

 

 

Vous avez évoqué que l’occupation arménienne du réservoir de Serseng reste une source de menace très dangereuse pour notre pays. D’autre part, le Ministère de la Défense de l’Arménie a déclaré qu’ils pourront faire sauter le réservoir de Minguachevir. Que pensez-vous, à quel point c’est dangereux ?

 

 

Le Ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan a répondu à la menace militaire de l’Arménie sur le réservoir de Minguachevir. Ainsi, je suis sur quelL’armée azerbaïdjanaise est toujours prêt à défendre notre pays.

 

 

Mais bien-sûr, les pays en guerre doivent prendre telles menaces au sérieux. Puisque, tout au longue de l’histoire, ces situations se sont produites. Nous pouvons citer de nombreux exemples sur les dangers et les sacrifices des réservoirs.

 

 

Lors de la Deuxième Guerre mondiale, les forces aériennes britanniques ont deux fois placé les explosifs spéciaux dans les réservoirs appartenant à l’Allemagne. La première attaque a eu lieu dans la vallée de la Ruhr. La première fois, une explosion d’une largeur de 77 mètres et d’une profondeur de 23 mètres s’est produite. Cette explosion a conduite à une inondation d’une hauteur 10 mètres et tué 1200 personnes. La deuxième attaque a eu lieu dans la région d’Eder. 400 personnes à cause de cette attaque. La puissance de deux explosion ont été tellement fortes qu’elles ont complètement détruit les réservoirs.

Lors de la guerre en Croatie, en 1991, les forces serbes ont placés les explosifs dans un réservoir croate. Par conséquence, l’inondation de 641 millions mètres cubes d’eau a entrainé une catastrophe mortelle.

 

 

En 2004, 3000 personnes se sont retrouvées sans abri à cause de l’accident dans un réservoir au Brésil.

 

 

En général, au cours de 50 dernières années, 179 815 personnes sont mortes à cause de l’explosion et du débordement des réservoirs dans le monde. L’explosion du réservoir de Serseng ou la production d’un accident en raison du ravage conduira à la mort de plus de personnes (400 000) que le nombre total des morts subis lors de 50 dernières années dans le monde à cause de tels événements, notamment à une plus grande catastrophe. C’est pour quoi, la communauté internationale doit prendre au sérieux nos sollicitations.

 

 

Vous avez mené un combat très dur jusqu’à la nomination de la rapporteuse. Quels obstacles avez-vous rencontré dans ce processus ?

 

 

En tant que membre de la délégation azerbaïdjanaise à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, j’ai proposé plusieurs projets de résolutions sur la situation du réservoir de Serseng. Certes, jusqu’à la nomination de la rapporteuse, nous avons confronté à des obstacles sérieux. Même, le Président de l’APCE a trois fois opposé son veto à mon projet de résolution. Pourtant, nous étions loin d’abandonner le combat si facilement et de nous retirer. Or, malgré le rejet de toute discussion générale par la direction de l’APCE sur les territoires occupés, nous avons accentué l’importance stratégique et la menace réelle du réservoir de Serseng qui est hors contrôle. Ainsi, nous avons démontré l’urgence de cette discussion.

 

 

Le 26 Juin 2013, nous avons proposé le troisième projet de résolution signé par les 45 membres de l’APCE de 18 différents pays. Ce projet de résolution souligne l’état d’urgence du réservoir du Serseng qui a une importance vitale pour environ 400 milles personnes vivant dans les régions frontales azerbaïdjanaises, à cause du ravage. Ainsi, il exhorte l’APCE de prendre les immédiates mesures politiques. Pourtant, ce projet de résolution a été également rejeté par le Président et le Comité exécutif.

 

 

Malgré les décisions injustes de la direction de l’APCE, le 1 Avril, nous avons proposé un nouveau projet de résolution sur le réservoir de Serseng. En conséquence, nous avons réussi à convaincre les décideurs après les importants efforts. Donc, le Bureau a décidé de préparer un rapport sur le projet de résolution et de renvoyer cette question au Comité des affaires sociales.

 

 

C’était un grand pas en avant. Or, depuis de nombreuses années, c’était la première fois qu’il a été convenu d’examiner l’unité stratégique étant dans les régions occupées azerbaïdjanaises sur la scène internationale et d’élaborer un rapport sur ce sujet. En 2015, nous voudrions parvenir à l’élaboration d’un rapport équitable, neutre et complet.

 

 

Il y a quelque temps, le co-président du Groupe de Minsk de l’OSCE, James Warlick, a souligné l’importance de l’utilisation conjointe du réservoir de Serseng. Quelle est votre opinion sur cette proposition ?

 

 

Nous avons immédiatement réagi et exprimé notre position, après la déclaration de monsieur Warlick. Je tiens à souligner encore une fois que Monsieur Warlick et d’autres mécènes des arméniens comprennent très bien que jusqu’à l’arrêt de l’occupation, l’Azerbaïdjan ne coopérera jamais avec l’Etat occupant et le régime séparatiste formé par cet Etat. Dans ce cas, l’ennemi et les forces qui le protègent auront l’occasion d’exprimer les opinions qui prétendront que l’Arménie est prête de lancer une coopération constructive afin d’ôter l’occupation. Donc, ils tenteront de montrer à la communauté mondiale que l’Arménie est prête de coopérer, les arméniens sont pacifiques, mais l’Azerbaïdjan ne veut pas coopérer et instaurer la paix dans la région. . D’un coté, la proposition du co-président américain, James Warlick, vise à nuire à la réputation internationale de l’Azerbaïdjan et à former un jugement qui l’accuse d’être un Etat non-constructif au sein de la communauté internationale. De l’autre coté, c’est un message transmis aux organisations internationales qui démontre que l’Arménie est sous la parapluie d’immunité et qu’il n’est pas conseillé d’appliquer les sanctions contre elle. Donc, cette proposition ne peut pas être considéré comme hasard. Elle offense directement l’Azerbaïdjan et soutien la politique agressive de l’Arménie.

 

 

Selon moi, cette coïncidence ne peut pas être un hasard. Le but est de tuer deux oiseaux avec une pierre, autrement dit, ils veulent atteindre le double objectif : Défendre l’Arménie sous le prétexte du manque d’intérêt de la partie azerbaïdjanaise pour la coopération et protéger l’Arménie des sanctions internationales.

 

 

“KarabakhİNFO.com”

 

 

17.12.2014 11:56

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