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«Il est possible d’empêcher les fouilles archéologiques illégales menées au Karabakh »

05.10.2013 | 11:19

1380957187_1380362290_qqqAujourd’hui, dans les territoires de l’Azerbaïdjan occupés par les Arméniens, sont en cours de destruction non seulement les ressources naturelles mais aussi les monuments historiques ainsi que le riche patrimoine. Les barbares arméniens mènent des fouilles archéologiques illégales au Karabakh afin de s’approprier de précieux monuments du patrimoine historique de l’Azerbaïdjan. A cet égard, malheureusement, nous ne sommes pas en capacité de prendre des mesures efficaces.

Faig Ismayilov, Président de l’Union Nationale pour la Protection des Monuments Historiques et Culturels dans les Territoires occupés de l’Azerbaïdjan, a déclaré que l’inventaire des monuments historiques et culturels dans les territoires occupés est resté incomplet, même à la période soviétique. Selon lui, il existait une sorte de négligence concernant à ces monuments : “ Le Ministère de la Culture et du Tourisme a inventorié 893 monuments historiques et culturels en Azerbaïdjan alors qu’un grand nombre d’entre eux, situés dans cette région occupée, n’ont pas été pris en compte pendant l’inventaire.   En fait, nous avons effectué nos travaux dans ce domaine de recherche, tout en étudiant avec soin les sources arméniennes concernées.  Le rapport préparé par l’Arménie en 2011 révèle en tout 4000 monuments dans les territoires occupés. Sur la liste de ces monuments, ils ont exclu les édifices appartenant à la culture islamique ainsi que les figures de béliers, de chevaux, les mausolées etc. Et si l’on ajoute tout cela au chiffre déjà révélé, on peut parler d’environ 5000 monuments dans les territoires sous l’occupation arménienne. Parmi ces monuments à l’usage discrétionnaire des arméniens, certains sont en ruine et d’autres ont été complètement détruits”. Selon F. Ismailov, la «Il est possible d’empêcher les fouilles archéologiques illégales menées au Karabakh » conservation du patrimoine culturel et historique est prioritaire pour l’Azerbaïdjan : « Ce patrimoine culturel est la seule preuve d’appartenance de ces territoires au monde turc d’un point de vue historique. Notre grande préoccupation concernant cette question est fondée sur notre volonté de promouvoir, de protéger et de conserver le patrimoine culturel de l’Azerbaïdjan.  À l’heure actuelle, dans ses bilans, le Ministère de la Culture et du Tourisme de la République d’Azerbaïdjan a inventorié 3000 monuments sur tout le territoire. Même dans les territoires non-occupés, des centaines monuments sont restés hors de l’inventaire. Afin d’attirer une attention méritée sur ce problème, j’ai préparé cette année un livre d’instruction pour la protection des monuments culturels et historiques, qui sera le seul publié en Azerbaïdjan au cours de ces 100 dernières années ».

«Il est possible d’empêcher les fouilles archéologiques illégales menées au Karabakh » L’archéologue Parviz Gassimov, doctorant de l’Institut d’Archéologie et d’Ethnographie au sein de l’Académie Nationale des Sciences d’Azerbaïdjan (NASA) déclare que chaque été Hamlet Petrosyan, chef du Département de Culturologie à l’Université d’Erevan, Gagik Sarkissian, archéologue arménien, Levon Episkopossian, anthropologue et généticien et d’autres mènent des “fouilles archéologiques ” dans les territoires occupés afin de s’approprier les monuments culturels nationaux azerbaïdjanais. La conséquence de toutes ces “fouilles”, c’est que les monuments qui se trouvent au Karabakh, sont en état ou menacés de destruction.  Selon lui, ces « responsables arméniens » organisent des “expéditions archéologiques” financées par les Fonds internationaux.  Malheureusement, des chercheurs étrangers ont également rejoint ces “expéditions”, organisées par les falsificateurs arméniens, considérés comme des «savants» comprenant 5 ou 6 personnes.

Selon la législation de la République d’Azerbaïdjan, les expéditions spécialisées et dans le but de fouilles archéologiques ne peuvent être organisées qu’avec l’accord de l’Institut d’Archéologie d’Ethnographie de la NASA et qu’avec l’autorisation et les soutiens nécessaires du gouvernement central et des autorités régionales. En dehors de ces cas, la réalisation de fouilles dans les territoires de l’Azerbaïdjan sans autorisation officielle est considérée comme illégale et entre sous le coût de la responsabilité criminelle et de la sanction pénale.

Chaque année l’agenda des conférences, tenues dans différents pays, aborde les questions concernant l’étude illégale des monuments archéologiques, la destruction des objets recueillis à la suite de fouilles illégales ainsi que l’appropriation de ces objets pour la vente sur le « marché noir ». Ce genre de fouilles illégalement effectuées porte un nom : « l’archéologie noire ». Un de mes amis qui vit en Azerbaïdjan du Sud, m’a raconté qu’en Iran les Arméniens proposaient différents objets précieux obtenus à la suite des fouilles menées au Karabakh, à de riches collectionneurs d’antiquités comme « d’anciennes œuvres de l’art arménien ».  Il ne semble pas difficile de vendre ces objets archéologiques obtenus par les moyens illégaux dans les pays européens, aux Etats-Unis ainsi qu’en Russie ». Selon les termes de l’archéologue, ces « archéologues noirs » arméniens non seulement s’approprient les richesses de l’Azerbaïdjan afin de les vendre au « marché noir » mais ils falsifient aussi un patrimoine qui nous appartient, au nom de l’Arménie. Les médias arméniens eux-mêmes informent sur le déplacement à Erevan d’objets et de certains monuments acquis illégalement dans les territoires occupés de l’Azerbaïdjan, et les « archéologues noirs » font état de leurs actions illégales dans les interviews qu’ils donnent aux médias étrangers.

Ainsi, les ressources naturelles souterraines et la richesse historique des territoires occupés sont volées par l’Arménie. C’est un problème très grave pour notre peuple». A la question «Comment faut-il l’empêcher ? », notre interlocuteur répond de la façon suivante : « Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il n’est pas possible de l’empêcher. Des mesures dans ce sens sont en cours d’application.  L’institut d’Archéologie et d’Ethnographie au sein de l’Académie Nationale des Sciences s’occupe de la propagation de la vérité, auprès de la communauté internationale, sur l’origine des monuments historiques situés dans les territoires azerbaidjanais sous occupation arménienne et sur l’« archéologie noire ».  A part cela, les autres structures gouvernementales agissent à cet égard».

Il est également important de prendre en considération les propositions suivantes :

1. Les structures gouvernementales et scientifiques de l’Azerbaïdjan doivent régulièrement informer les institutions internationales et nationales des autres pays sur la situation au Karabakh concernant l’« archéologie noire ». Les médias estrangers peuvent y être associés en tant que supports spéciaux, mais il importe aussi de créer un média spécialisé ;

2. Il serait convenable d’envoyer la liste nominative des archéologues arméniens  menant des fouilles illégales dans les territoires occupés de l’Azerbaïdjan aux Comités d’organisations des institutions internationales et locales qui planifient les colloques et autres conférences  historiques et archéologiques afin de les informer  que l’invitation de ces « archéologues noirs » arméniens contredit  l’image et les objectifs de ces événements;

3. Conformément à la législation de la République d’Azerbaïdjan, tous les archéologues qu’ils soient arméniens ou étrangers, menant des fouilles illégales dans les territoires occupés doivent être poursuivis devant les juridictions criminelles et, conformément au droit international, recherchés par Interpol ».

«Il est possible d’empêcher les fouilles archéologiques illégales menées au Karabakh » Le directeur adjoint de l’Académie Nationale des Sciences et des Arts (NASA), Nadjaf Museyibli a souligné la nécessité de prendre de nouvelles dispositions pour prévenir les actes illégaux concernant les fouilles archéologiques au Karabakh, car cela n’entre pas dans les compétences de son Institut. Il a également ajouté que l’Institut d’Archéologie et d’Ethnographie n’est chargé que de mener des recherches : « Nous sommes sous la responsabilité des Ministères de la Culture et du Tourisme et des Affaires étrangères. Mais cela ne signifie pas que nous avons gardé le silence concernant cette question, bien au contraire. Nous avons protesté à plusieurs reprises contre la réalisation des fouilles archéologiques illégales menées par des Arméniens. Nous nous sommes adressés aux instances concernées, nous avons abordé cette question dans différentes conférences. Mais il n’est pas dans notre compétence de faire face à ce problème ».

Le chef de la Section de Protection des Monuments du Département du Patrimoine Culturel du Ministère de la Culture et du Tourisme, Arif Aliyev a souligné que l’Arménie avait signé les conventions appropriées de l’UNESCO mais qu’elles n’étaient pas respectées par ce pays : «La Convention de l’UNESCO de 1974 stipule l’interdiction des fouilles archéologiques dans les territoires occupés. Cette convention est signée par l’Arménie et par d’autres pays. Mais l’Arménie ne respecte pas les préconisations de ce document qu’elle a elle-même signé, ce qui n’est ni le seul ni le premier cas. A plusieurs reprises, nous avons déposé des demandes au sein des organisations internationales à cet égard. Malheureusement, de facto, nos terres sont entre leurs mains, ils font ce qu’ils veulent et nous n’avons pas le pouvoir de les en empêcher ».

«Il est possible d’empêcher les fouilles archéologiques illégales menées au Karabakh » Le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères (MAE), Elman Abdoullayev, a noté à cet égard que les faits ont été soumis à des organisations internationales : « Ces faits sont exposés aux Co- présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE. Ils effectuent alors des visites dans le Haut-Karabakh qui leur permettent de tout voir de leurs propres yeux. Les missions de l’OSCE sont de deux types : les missions de recherche générale et les missions de recherche des faits.  En d’autres termes, le gouvernement azerbaidjanais soulève cette question dans ses demandes présentées soit au Secrétaire Général de l’ONU soit à d’autres organisations internationales », a-t-il précisé.

Ali Zulfugaroglu

 

“KarabakhINFOcom”

05.10.2013 11:19

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