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Interview exclusive avec Thomas de Waal

27.09.2013 | 08:56

1380257768_1379421729_sss1Expert et chercheur sur les questions du Caucase du Sud,  journaliste de la Grande-Bretagne Thomas de Waal a donné une interview exclusive au journal électronique “KarabakhINFO.com à propos de l’invasion du Haut-Karabakh par l’Arménie “. De Waal n’a pas caché son inquiétude au sujet de la résolution de ce problème: “Je crains que le conflit du Karabakh est entré dans une nouvelle phase dans laquelle sa résolution semble encore plus loin qu’auparavant. Un cessez-le-feu est annoncé près de vingt ans. Les arméniens et les azerbaïdjanais ont oublié comment ils ont vécu côte à côte, les médias et les politiciens “accusent” l’autre côté et il n’y a presque aucune confiance entre les deux parties”.

Lors de son entretien Thomas de Waal a déclaré que le Haut-Karabakh a été envahie par les arméniens et la plupart des grands pays a reconnu cet état de fait.

Expert britannique a noté que les activités du Groupe de Minsk de l’OSCE sur le conflit du Haut-Karabakh est irrationnel: “Les activités du Groupe de Minsk pour résoudre le conflit ne sont pas très fructueux. Ils ont mis au point un plan de paix très sophistiqué sur les principes de base, mais malheureusement, les deux parties n’ont pas réussi à s’entendre sur ce projet de paix.  Dans la situation actuelle, l’objectif principal du Groupe de Minsk devrait être d’empêcher la nouvelle guerre possible dans la région “.

Selon ses termes, la participation des puissances internationales dans la solution de ce conflit serait très utile mais leur non-participation est compréhensible quand il ya des questions plus urgentes à régler comme la Syrie, l’Afghanistan ou la Corée du Nord.

Thomas de Wall estime que le rôle des parties dans la résolution du conflit est important: ” les azerbaïdjanais et les arméniens eux-mêmes doivent résoudre le conflit,  même si la situation est compliquée.  Les présidents doivent rester prudent car leurs discours nationalistes n’encouragent pas la société pour faire de compromis. Bakou et Erevan ne se font pas confiance. Et ce n’est pas le fondement de la paix.”

Le journaliste britannique invite également les parties à des négociations constructives: «Si les deux parties commencent un dialogue constructif, surtout entre les agriculteurs, les hommes d’affaires, les étudiants et les journalistes,  je crois que il y aura une compréhension réciproque”.

Sevda Sevinj

 

“KarabakhİNFO.com”

27.09.2013 08:56

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