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J’aimerai visiter et voir toutes les régions du Haut-Karabakh

17.10.2013 | 16:54

1382014300_img_6997Zaur Gariboghlou: Monsieur Gurkan, bienvenue à l’Azerbaïdjan. La Turquie a toujours été notre grand frère et un pays qui nous soutient. Pour moi, peu importe où ils vivent, les turcs font partie d’un ensemble …

Recep Gurkan: J’ai récemment été en Bosnie-Herzégovine. Là, au cours de mon entretien avec le président, j’ai souligné que notre politique envers Bosnie-Herzégovine ne changera pas peu importe qui est au pouvoir en Turquie. La même situation se réfère également à l’Azerbaïdjan. La Turquie peuvet être dirigée aujourd’hui par Le Parti pour la justice et le développement (AKP), demain par le Parti républicain du peuple (CHP) ou par un gouvernement de coalition, mais notre politique envers l’Azerbaïdjan ne changera jamais. Notre position dans la question du Karabakh est inchangeable. Hier nous avons critiquions le génocide de Khodjaly, aujourd’hui et demain, nous le ferons encore. Peu importe où ces événements se produisent, ils sont des tragédies humaines.

J'aimerai visiter et voir toutes les régions du Haut-KarabakhZaur GariboghlouC’est un crime contre les turcs. Je constate que la majorité des personnes tuées dans Khodjaly étaient des turcs meskhètes. Lors de ma visite en Turquie j’ai dit que les arméniens ont massacrés notre peuple non pas comme les azerbaïdjanais mais comme des turcs.Aujourd’hui, la Constitution arménienne a non seulement des revendications territoriales contre l’Azerbaïdjan, mais aussi contre la Turquie. Lors de sa dernière réunion avec les jeunes S. Sarkisyan a déclaré: «Si notre génération a libéré le Karabakh, votre génération libérera le mont Ararat  (en turc Ağrı Dağ)”. Ils soulèvent ouvertement les revendications territoriales contre la Turquie. Afin de promouvoir le soi-disant génocide arménien ils sont en train de réaliser des événements d’envergure. À plusieurs reprises notre journal électronique a subi leurs attaques car “KarabakhİNFO.com” analyse les attitudes des arméniens envers les peuples turcs et informe sur leurs crimes contre les turcs.

Zaur Aliyev: Monsieur Gurkan, j’ai une question à vous poser. Aujourd’hui, en Turquie, les arméniens ont assez de puissance. Pensez-vous qu’ils ont la capacité d’influencer à la politique étrangère de la Turquie?

Recep Gurkan: Je ne crois pas que les arméniens aient la possibilité d’influencer à la politique étrangère de la Turquie. Cependant, le lobby arménien dans le monde a une influence dans la prise de mauvaises politiques contre la Turquie. Les arméniens sont en train d’essayer d’amener les événements du passé, faits dans les années 1915 et 2013. Mais c’est faux. À l’époque, les arméniens en conformité avec les intérêts des forces étrangères ont porté un coup de poignard dans le dos des Ottomans. Les événements de 1915 étaient des mesures visant à atténuer l’Etat ottoman. La perte de vie de certaines personnes de faim et de froid au cours de la déportation est évident. En outre, la perte n’était pas seulement de côté arménienne mais aussi de côté turcs.  Pendant ces périodes, les arméniens attaquaient les villages turcs.  Aujourd’hui, les tombes trouvées en Turquie montrent la destruction massive contre les turcs.

Zaur Aliyev: Comme nous l’avons constaté à Guba et dans d’autres régions de l’Azerbaïdjan …J'aimerai visiter et voir toutes les régions du Haut-Karabakh

Recep Gurkan: Bien sûr. Et le nombre de ces décès est également ridicule. A cette époque, il est impossible qu’autant arméniens vivent là-bas.

Zaur Aliyev: Selon les registres de statistique britannique, à ce moment quelques 200.000 arméniens vivaient dans les territoires de la Turquie.

Recep Gurkan: A cette époque le nombre des arméniens vivant en Turquie n’était pas plus de 100 000 personnes.  Les historiens doivent étudier cette question et la mettre devant le monde entier. Ces allégations des arméniens sont très injustes.

Zaur Aliyev: Les arméniens soulèvent également l’affirmation selon laquelle les grands pays ont promis de créer un Etat arménien à Gümrü sur le territoire de la Turquie actuelle. Qu’ils ne voulaient pas les territoires d’Iravan et ses alentours où ils ont créé leur état ​​actuel. A cette époque, est-ce qu’il y avait un tel accord en Turquie?

Recep Gurkan: Je n’y crois pas. Les turcs ont vécu depuis milliers d’années en Asie et en Europe.  Si maintenant les arméniens vivent dans certaines régions de notre pays, devons-nous laisser nos terres à eux? Une telle idée n’est pas réalisable, cela n’arrivera jamais. Les arméniens ont été déplacés à ces terres plus tard. La Turquie n’acceptera jamais ces termes, sinon pourquoi il fallait de mener la guerre d’indépendance turque.  Les arméniens ont créé leur état ​​désignant Iravan son centre. Mais s’ils conquissent les territoires de l’Azerbaïdjan, tuent là-bas les turcs, violent les droits de l’homme, je vais leur ordonner de s’arrêter.  Et d’ailleurs, comme vous le dites, nous n’avons pas fait de telles promesses, mais les pays étrangers qui aujourd’hui sous la pression de la diaspora arménienne oublient les événements de Khodjaly et le conflit du Haut-Karabakh, et essayent de mettre en évidence la question de ce qui s’est passé en 1915.

Mehman Hassan: Comme vous le savez, au cours des années 1895-1896, les arméniens ont commis des massacres dans les territoires de l’Empire ottoman. Mayevski, le consul russe envoyé à l’époque à l’Empire ottoman, et Kambon, l’ambassadeur français, ont écrit ouvertement dans leurs rapports que «la question arménienne» était un plan des forces extérieures. Monsieur Gurkan, dans la région il y a un pays qui se renforce et se développe comme la Turquie. Cela nous rend très heureux. Notre objectif principal en tant qu’Etat de l’Azerbaïdjan est de libérer le Haut-Karabakh de l’occupation arménienne. Comment une Turquie renforcée peut nous aider dans cette question?

Recep Gurkan: Une très bonne question. En Turquie, tous les partis politiques veulent la libération du Karabakh des arméniens. Pour cette raison, nous, en tant qu’Etat turques avons cessé toutes les relations commerciales et diplomatiques avec l’Arménie. Une fois notre président s’est rendu en Arménie pour assister à un match de football que nous avons noté comme un faux pas. Nous avions eu raison, car les arméniens ont pris cette visite comme un compromis. La Turquie n’est pas une république seule, nous sommes avec l’Azerbaïdjan deux états, une nation.

 

Zaur Aliyev: Après la mort de Hrant Dink des slogans comme “Nous sommes tous des Arméniens” ont été lancés. A votre avis c’était-elle la pensée du peuple turc, ou d’une partie politique?   J'aimerai visiter et voir toutes les régions du Haut-Karabakh

  

Recep Gurkan: Aujourd’hui la population de la Turquie est estimé 76.000.000 personnes. Dans un pays avec un tel nombre de population il est normal de trouver des gens avec des pensées différentes. Mais la majorité du peuple turc ne partage pas cette pensé. Je suis turc. Ils ne peuvent pas faire de moi un arménienne ou juif ou russe.

Zaur Aliyev: Monsieur Gurkan, j’ai mené des recherches sur la question de diaspora et je suis l’auteur de plusieurs livres. Le travail que fait aujourd’hui le lobby arménien, la diaspora turque ne peut pas le faire.  En ce sens, nous ne voyons pas les efforts stratégiques de la Turquie pour rassembler autour d’elle les autres peuples turcs.

Mehman Hassan: Par exemple, en Syrie et en Irak beaucoup de turkmènes ont été tués, mais il n’y avait eu aucune réaction nécessaire de la part de la Turquie.

Recep Gurkan: Je suis entièrement d’accord avec vous. La Turquie est un Etat leadeur dans la région plus de 90 ans. Comme vous l’avez souligné, tous les Etats turcophones comptent sur la Turquie. Malheureusement, au cours des dix dernières années, le gouvernement actuel a donné la préférence à la question religieuse en mettant les relations avec les pays turcs en arrière plan. La politique étrangère de la Turquie est dirigée vers la mauvaise direction.

Zaur Aliyev: Est-ce que le CHP soutient une stratégie sur les relations avec d’autres pays turcophones?

Recep Gurkan: Le CHP a établi une coordination en dehors de la Turquie. Aujourd’hui le CHP possède des bureaux de représentation aux Etats-Unis, en Belgique et dans d’autre pays européens.

Mehman Hassan: Et pourquoi pas en Azerbaïdjan?

Recep Gurkan: Dès mon retour en Turquie, je vais certainement informer  Kamal Kilichdaroglu sur ce sujet.

Mehman Hassan: Monsieur Gurkan, aujourd’hui beaucoup de plats, de musiques sont appropriés par les arméniens. Même en Turquie, les chansons azerbaidjanaises sont présentées comme anonymes. Pensez-vous qu’une telle représentation à la télévision est une indulgence pour les arméniens ou une ignorance des turcs? 

Recep Gurkan: Je pense que dans de nombreux cas, cela est dû à l’ignorance de la vérité. Mais n’oubliez pas que les azerbaïdjanais sont nos frères. Je tiens à vous transmettre les salutations du Président de notre Parti, monsieur Kamal Kilichdaroglu.

J'aimerai visiter et voir toutes les régions du Haut-KarabakhMehman Hassan: Monsieur Gurkan, nous nous comprenons assez facilement, car nous sommes membres d’une seule nation. Dans le même temps, nous avons des frères dans toute la géographie turque, en Asie centrale. Que pensez-vous de la formation d’une langue commune?

Recep Gurkan: Un des principaux facteurs qui rendent une nation c’est sa langue parlée. Je me rends souvent à Kosovo où les albanais vivent aussi. La plupart d’entre eux sont musulmans. Je peux prier avec eux dans la mosquée, mais je ne peux pas leur parler ou les comprendre. Je veux dire que c’est surtout la langue qui unie les gens, pas la religion.  En Azerbaïdjan, j’ai de la difficulté à comprendre certains mots, mais en général, je comprends les gens assez facilement. Je pense qu’avoir une langue commune turque est nécessaire dans le monde turc. Nous devons renforcer notre langue. Aujourd’hui, grâce à l’Internet l’anglais est devenue une langue mondiale. La langue turque est aussi une langue ancienne et riche. La langue et la culture turques vont nous conduire à l’avenir.

Zaur Aliyev: Je suis originaire du Karabakh. J’ai vécu la douleur et la souffrance de cette occupation. Que voudriez-vous voir au premier après la libération du Karabakh?

Recep Gurkan: J’aimerai visiter le Haut-Karabakh et tout voir.

Mehman Hassan: Monsieur Gurkan, au nom du journal “KarabakhİNFO.com” je vous remercie de nous avoir  accueillis et d’avoir répondu à nos questions.

Recep Gurkan: Merci à vous. C’était un plaisir pour moi.

Mehman Hassan

 

“KarabakhİNFO.com”

17.10.2013 16:54

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