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Je souhaite voir Zanghilan même un jour avant de mourir.

30.10.2013 | 17:00

1383137802_manet-130Le 29 octobre nous célébrons les 20 ans d’occupation de la région Zanghilan région par les forces armées arméniennes. C’est la 7ème et dernière des régions avoisinantes du Haut-Karabakh conquise par l’Arménie. L’attaque lancée à grande échelle par les forces armées arméniennes qui a commencé le 24 octobre 1993, a pris fin avec l’occupation des régions Jabrayil, Fuzouli et Zanghilan.

 

L’espace de 707 kilomètres carrés de la région de Zanghilan (Centre Régional et 93 unités résidentielles) est passé aux mains des forces arméniennes.

 A Zanghilan 9 établissements préscolaires, 19 écoles primaires, 15 écoles secondaires, 1 école technique et 1 école de musique, 35 bibliothèques, 8 maisons de culture, 23 clubs et 22 projecteurs de film, ainsi qu’un dépôt de chemin de fer ont été détruit pendant l’occupation. À l’heure actuelle, les arméniens mènent une politique terroriste de l’environnement à Zanghilan, détruisent la forêt de platanes de la région et approprient les ressources naturelles.

Notre interlocuteur est Baloghlan Mirzayev, combattant actif de la guerre du Haut-Karabakh qui est né dans le village d’Aghaly à Zanghilan en 1971.

– Avez-vous rejoint l’armée des bénévoles lors de la défense de Zanghilan ou vous vous combattiez avant ?Je souhaite voir Zanghilan même un jour avant de mourir.

 

– En 1991, j’étais étudiant à l’Université d’Agriculture de Choucha. Cependant nous montions la garde à Choucha cette époque. Après l’attaque de Zanghilan j’ai quitté Choucha et j’ai rejoint le bataillon de Zanghilan commandé par le colonel Firoudin Chabanov. Nous étions les premiers soldats des guerres commençant par la défense de Zanghilan. Notre poste de garde était dans un endroit appelé “Roche Miel” où nous empêchions les attaques des arméniens. Nous avons eu des combats très durs qu’en résultat nous avons réussi à faire libérer les 6 villages de la région conquis par les arméniens en décembre 1992. Puis nous sommes allés à partir de là pour aider la région de Goubadly. Dans ces batailles nous avons pris plus de 14 voitures et quelques arméniens que nous avons transférés à notre supérieur.

– Quelle défense était-elle possible pour que Zanghilan ne tombe pas aux mains des ennemis ?

 

– A l’époque Zanghilan était dans un état de siège car beaucoup de régions, tels que Goubadly, Lachin, Choucha, Jabrayil et Fizouli étaient occupés avant Zanghilan. C’est pour cela que la défense de la région est devenue très difficile. Nous somme resté dans le siège 51 jours sans laisser les arméniens d’y entrer. Mais malheureusement après deux mois de résistance nous n’avons pas pu garder Zanghilan.

– Les arméniens ont attaqué de quelles directions ?

– Les arméniens ont attaqué par le chemin entre des régions Goubadly et Jabrayil avec 6-7 chars. Après avoir s’installer dans le village de Mammadbayli, ils ont organisé les attaques de côté de Gafan. Attaquée par quatre côtés il a été impossible de défendre la région. Lors de la défense de Zanghilan nous étions privés de tout, d’aide et de nourritures. Le train nous transportant des nourritures a été retenu par les arméniens à Fizouli.

– Où êtes-vous partis après ? 

Je souhaite voir Zanghilan même un jour avant de mourir.– Après l’occupation de Zanghilan, nous étions envoyé à Ghoran d’où nous étions transféré après à la ville de Beylagan en 1993. A Beylagan après être formés nous avons reçu un ordre de bataille. Entrant au village Bahmanli de Fizouli nous avons avancés 35 km de routes afin de nous installer derrière de l’ennemi.  Dans la nuit de 4 au 5 janvier 1994 nous avons libéré le district Horadise. Lors du combat j’ai détruit un char arménien. Au total nous avons tué onze soldats arméniens et un soldat russe. Mais malheureusement avec les aides des forces extérieurs, les arméniens ont réussi à occuper nos terres.

– Chaque année nous célébrons l’anniversaire de l’occupation de Zanghilan. Que sentez-vous ce jour-là ?

– Nous sommes très nostalgique de Zanghilan. Nous vivons chaque minute, chaque heure avec l’espoire de libérer nos terres occupées et y retourner un jour. C’était une région pittoresque et riche en patrimoine historique et culturel. Je souhaite voir Zanghilan même un jour avant de mourir. Zanghilan c’est notre point faible. Je ne désire que mes deux filles deviennent des guerriers pour pouvoir libérer Zanghilan. Je vous assure que si demain la guerre déclarerait, j’y irais pour combattre sans attendre.  Mes années de batailles remontent à une période de cinq ans. Je fais des rêves que je suis dans mon village et je monte au cheval. Je me réveille et je me mets à pleurer. J’espère que l’année prochaine nous serons à Zanghilan, Inch’Allah.

Vassif Alihusseyn

 

“KarabakhİNFO.com”

30.10.2013 17:00

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