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La chanson populaire turque Sari Gelin

21.11.2013 | 17:25

1385039697_1382942369_1339056708_film_sar__gelinCes derniers temps une vieille chanson (air) populaire a été jouée et écoutée souvent. Nous avons appris d’un article publié dans un quotidien (Hurriyet-2000), que les diverses revendications circulent autour de cette chanson. Tout d’abord, nous analysons ces revendications : «Les azerbaidjanais ont déclarés cette chanson propre à leur culture. L’ambassadeur de la République d’Azerbaïdjan en Turquie constate : « Il n’existe pas dans la langue d’arménien, le mot sari-blond, jaune et gelin-bru. Quand à nous, nous écoutons cette chanson il ya deux ou trois cent années.

 

 

C’est bien dommage que le député turc Yilmas Karakoyunlu a emparé cet air populaire aux arméniens !». L’air populaire Sari gelin a apparus au Nord-Est de la région Anatolienne. Les Kiptchak, l’une de grande tribus turc, autrement a été nomme “Kuman”. Ils ont été désignés par les autres tribus en tant que les «blonds». Sari Gelin– Bru blonde, était la fille d’un bey de Kiptchak chrétien. Ces tribus vivaient au long des rivières Kura et Çoruh depuis l’antiquité. Les légendes racontent l’histoire d’un arabe religieux qui est arrivé à cette région et il était tombé amoureux à cette belle blonde jeune-fille. Ces légendes ont été répandues en particulier dans les régions Kars er Erzurum. Un turc de la ville d’Erzurum rejoint aux débats confirme : «Sari Gelin était une fille arménienne et cet air folklorique était l’expression des sentiments amoureux d’un dadache (un jeune homme à Erzurum) à cette jeune fille” et il appartenait cette narration à l’époque de la Guerre Indépendance. Un autre habitant d’Erzurum dit à son tour que cette chanson appartient aux tribus dadaches. L’autre habitant d’Erzurum confirme avec colère que, cette chanson folklorique a été le track d’un film et ses mots complètement ont été complètement déformés. Un député turc en parlant d’un scenario imaginé par lui-même estime que « nous avons fait un grand injustice contre les arméniens ». Ainsi il transforme cet air folklorique à une chanson populaire arménienne. Il utilise dans son discours aussi des expressions suivantes : « Sari Gyalin anbele pare pare qui signifie en arménien –sari-le montagnard, une bru montagnarde en effet. Evidemment que ça soit très naturel que les arméniens en quittant Erzurum ont emprunté la musique de Sari Gelin ».  Encore un autre auteur intervient: « Je trouve très stupide  le débat internationale sur l’appartenance d’un morceau musicale.  Est-ce qu’on peut vraiment parler de la patrie de musique ? C’est peu important qui est le « propriétaire » de cette chanson folklorique. C’est juste une très belle chanson ». Est -ce qu’il ya la patrie de la musique ou non, cela reste ouvert aux débats. Mais si vous allez dire partout sur une chanson populaire jouée et écoutée partout dans les plusieurs langues différents qu’elle appartient a vous, on va se moquer de vous ! Est-ce logique pour nation avec une ancienne culture musicale de voler n’importe quelle chanson aux arméniens ? Mais nous pouvons dire sans crainte que les arméniens ont emprunté beaucoup de choses de notre culture, car ils vivaient pendant des siècles sous le pouvoir de peuple turc. L’influence de la culture turque sur celle d’arménienne est tout à fait possible. Le peuple dirigeant peut également emprunter les certains éléments culturels de ces subordonnes. Si vous allez regarder à l’origine des mots turcs, vous pouvez facilement révéler les traces de cette influence.  C’est habituel, on rencontre ça partout. Mais si on prétend à une chanson chantée depuis plusieurs siècles, dans ce cas nous avons quelque chose à dires. Allons analyser un autre article publié dans un journal : « Le chanteur folklorique Yavuz Bingol et l’actrice Yesim Salkim dans le film cinématographique titré Sari Gelin, vont jouer le rôle d’un jeune homme turc qui est tombe amoureux d’une fille arménienne (Yesim Salkim) ».  (Milliyet -2001)

 

Les Kiptchak ont été également appelés « Kuman ». Les russes ils nommaient polovets, les arméniens –Khartes, les allemands Falben, mais tous ces mots différents avaient une seule signification- Blond. (Rasonyi-1971 :136). Les trois peuples étant en contact avec des Kumans -les Russes, les Arméniens et les Allemands les nommaient les Kumans-tout simplement-Blond. (Kourat -1992 :70). Les plusieurs sources historiques indique que les Kiptchak sont très sympathiques, aux cheveux blonds et aux yeux bleus. (Kurat-1992 :70-72). Le grand poète Nizami Ganjavi a exprimé dans son œuvre « Isgendername » la beauté des tribus Kiptchak. La femme du poète Afak était  aussi une jeune fille Kiptchak de la ville Derbent. Nizami a été profondément impressionné par la beauté de sa femme.  Le grand poète a été inspiré dans ses œuvres par sa femme et sa beauté exceptionnelle. (Rasulzadeh-1951 :48-49)

 

Au XII siècle, les Kumans étaient actifs dans le territoire de la Géorgie. Le chef de l’époque brillante du Géorgie, Koubasar était un Kiptchak.  Les kiptchak avaient le droit de la parole dans les questions militaires, financières et gouvernementales. Dans les veines de la reine Tamara (par la ligne maternelle) s’est coulait le sang Kiptchak. (Rasonyi-1971 :145)

 

Géorgie, opprime par des Turcs seldjoukides, était vulnérable et sans défense contre eux. Le roi de la Géorgie a invité les Kiptchak nomades et guerriers du Nord Caucase et du Pays Kiptchak chez lui et il a commencé la contre-attaque les Turcs seldjoukides avec l’armée très forte et puissante formées de 45 000 Kiptchak. Les géorgiens ont réussi de reconquérir   la capitale du pays, la ville Tbilissi avec l’aide de l’armée Kiptchak.  (Berdzenishvili-Canasia-2000 :142-143)

 

Les Kiptchak, qu’ils étaient les blonds, sympa et l’un de plus beau représentant de la race Turcs, ont aide à réanimer la Géorgie opprime par des Turcs seldjoukides sous la régence de la dynastie de Bagrat. En 1124 les Kiptchak ont occupé les régions Ahiska, Ardahan et Golé déjà qui ils étaient les territoires du pays Seldjoukide depuis 1080. Les Kiptchak partageant la même religion, le christianisme orthodoxe avec les géorgiens, sont installé tout aux longs des rivières Kura et Coruh (Ahiska, Ardahan, Artvin et Ardanuch). (Kirzioglu-1953 :377)

 

Aujourd’hui, le peuple qui vis aux les longs des rivières Kura et Çoruh et autour de la lac Childir sont les descendants des Kiptchak. (Kurat-1992 :84)

 

Le pays Atabeks qui faisait la partie de la Géorgie, en 1267 avait eu son indépendance en cessant leur subordination de Tbilissi avec l’aide de dynastie Ilkhans. Mais en 1578 sous le gouvernance de III Mourad, les territoires d’Atabeks ont adjoint a L’Empire Ottoman. (Zeyrek-2001)

 

Aujourd’hui les ruines des églises à Ahiska, Ardahan, Artvin et aux régions Nord d’Erzurum sont des mémoires de Kiptchak Orthodoxe qu’ils étaient convertis à islam sous l’Empire Ottoman.

 

Une légende, vivante le long de la rivière Kura en Azerbaïdjan a été le sujet pour des œuvres littéraires. Le poète azerbaidjanais Hussein Javid, a fait l’objet de sa pièce en poèmes « Sheikh Sanan » les légendes répandues parmi la population locale. Cette légende raconte l’histoire de l’amour d’un homme religieux venu de l’Arabie afin prêcher sa religion dans cette région avec Khumar Khanim-la fille du roi de la Géorgie. Sheikh menant la mode de vie chrétienne pour l’amour de cette fille, a réussi après sept ans de convertir la religion de cette fille à islam. Ils ont décidé de s’enfuir ensemble. Quand les soldats du roi après le long suivi étaient à deux doigts de les attraper, les amoureux demandent le dieu de les cacher sous la terre. Ainsi de l’endroit où les amoureux sont disparus sous la terre, on voit de couler de l’eau bouillante. Le roi, regrettant des fautes commises, a fait construire une église sur cet endroit pour laisser un souvenir de sa chère fille. (Kirzioglu-1953 :379-380)

 

L’un des mémoires de Kiptchak Orthodoxe   est la légende « Sheikh Sanan et La fille Blonde du roi » assez connu à Kars et à Erzurum. Cette légende accompagné par une chanson folklorique vit jusqu’à nos jours.  Avant de passer à la chanson, résumons les 2 versions de ces récits racontant des aventures des Missionnaires musulman venu ici pour prêcher leur religion parmi des Kiptchak Orthodoxe et de mémoires de belles jeunes filles blondes Kiptchak :

 

L’ami d’Abdelkader Geylani, Sheikh Sanan subit une malédiction vient à Penek. Il devient le berger de porcs du roi de Penek. Ce travail était contrariant à son esprit ainsi que c’était un travail tres lourd. Sheikh, tout en remplissant son épreuve de cette façon, est tombé amoureux de la  fille unique du roi de Penek, de la Belle jeune fille Blonde. Cette fille chrétienne n’était pas au courant de cet amour. Triste de cet amour malheureux, Sheikh, prie le Dieu de l’amour réciproque. Son souhait a été réalisé. Elle commence à s’intéresser au Sheikh et même elle est devenue une musulmane. Après sept ans, un beau jour, le Sheikh a entendu le son de tambourin des montagnes Allahuakbar. Cela signait que son épreuve a été termine. C’étaient les quarante Moudjahidines envoyé par son ami d’Abdelkader Geylani. Le Sheikh, suivant sonore de tambourin a couru vers la montagne, vu le Sheikh couru, la Belle Blonde s’est mit courir derrière lui, aussi. Les gens du palais tout ont raconté au roi et l’armée a commencé suivre des amants. Sheikh et sa bien-aimée se sont approches aux quarante Moudjahidines dans la montagne Allahuakbar.  En Egypte, Geylani étant au courant de cette situation a lancé une hache à Sheikh, et ce dernier, a son tour, commence à s’est battre contre l’armée giaour. La belle du Penek avec quarante mourides à commencé se battre aussi. Les 40 mourides ont devenus les martyrs pendant la bataille. Aujourd’hui, l’endroit où on les avait enterré, est appelé « Les Quarante » ou bien La Cimetière de Quarante Martyrs. Sheikh avec sa bien-aimée sont devenus martyrs, aussi, sur le sommet d’une colline de la montagne. Ce sommet est devenu un lieu de pèlerinage. Il existe une croyance dans ces régions que les souhaits sont réalisés ici. (Kirzioglu-1949). La région où se passent les événements de cette légende, sur les sources historiques Georgien est estime comme Bana, autrement Penek.  Jadis, Penek était une ville forteresse. Le lieu indiqué comme « Ban Hisari » sur les « Oguzname » du Dede Korkut est la même. (Kirzioglu-2000 :76) A l’époque de l’Empire Ottoman, ce territoire était une sancak (division administratif) au sein du Province Childir.  Aujourd’hui, c’est un village auprès de Chenkaya de la région d’Erzurum.

Une autre version du légende qui est le source de la chanson folklorique Sari Gelin-Bru Blonde, a été publié tout d’abord dans un journal local, peu après dans une livre. Le légende, compilé par Hussein Koycu, a été publié en feuilleton dans le journal Chenkaya  et quelques années plus tard dans le livre d’Ali Rza Onder. (Onder-1955 :73-76)

 

«L’un de disciple de Sheikh Abdelkader Geylani, Sanani, s’est enfui en se vexent de son maitre. En passage par Erzurum et Oltu, il rencontre un derviche avec qu’il commence à voyager. Quand les deux voyageurs sont arrivés à la rive d’Oltu, derviche prie de Sanani  de le faire traverser sous ses épaules la rivière. Mais Sanani refuse et derviche le maudit : « Si je ne digne pas d’être sur tes épaules, que les porcelets soient a mon lieu». Pendant son séjour à Penek, Sanani est tombé amoureux de la belle fille chrétienne du bey Penek et il a rejoint au rang des serviteurs du palais. Ainsi est devenu un berger des porcelets. Mais quand Sheikh Geylani a entendu des nouvelles de son disciple, il est devenu très triste et demande de ses 500 disciples de l’aider, même s’il le fallait d’apporter les deux bien-aimés ensemble chez lui. Les disciples ont trouvé Sanani, lors qu’il berçait les porcs et ils lui ont transmit le message de Sheikh. Sanani a répondu qu’il ne pourrait venir qu’avec sa bien-aimée. Un beau jour, au matin très tôt, il vient avec sa bien-aimée aux disciples qui les attendaient. Ils se sont dirigés vers les montagnes neigeuses. Quand les serviteurs du palais ont compris leurs absences, ils ont commencé à chercher les villages, mais ils n’arrivent pas à les trouver. Puis, ils se sont dirigés vers les montagnes. Quand les amoureux et les disciples ont compris le danger, ils ont changé leur route et se sont enfuit au sud. Repérés par des serviteurs, ils ont commencé à une bataille très rude. Aujourd’hui le nom des montagnes Allahuakbar, n’est que les ovations de disciples pendant la bataille « Allahuakbar». Les tombes des amoureux et des disciples est le lieu de visite».

 

Malgré la présence des petites différences entre ces deux version, des motifs et des extraits sont les mêmes. La vraie source de la chanson folklorique vécu jusqu’à nos jours est ce légende mentionné-ci dessus. Sari Gelin-Bru Blonde était la fille du bey de Penek, Sinan était Sanan ou bien Sanani. On voit très nette qu’il n ya aucun arménien ici !

 

Les légendes ne sont pas l’histoire, on ne peut pas retirer des résultats scientifiques d’eux. Toutefois, les légendes montrent clairement les valeurs de jugement adopté par la nation. Ils sont évalués en tant qu’une mesure d’impulsion de l’expression spirituelle et sociale de la nation. Dans les légendes se cachent les clés des trésors subconscients de masse. (Uyguner-1956)

 

Les légendes sont des récits qui l’imagination du peuple propose sur l’explication des événements sans sources et sans causes. Comme l’a dit, un folkloriste, les légendes sont nés dans l’imagination, ils sont nourris par les cœurs et vivent sur les papiers.  (Onder-1955 :6) Au cours du temps, ils trouvent des nouveaux éléments et grandissent. Ce légende devant le sujet de la chanson folklorique Sari Gelin, qui sait, quand et comment est transformé à un air populaire…Les héros qui sont au centre du légende et de la chanson folklorique sont les mêmes : Sari Gelin et Sheikh Sanan ou bien Sinan.

 

En 1918, un historien Ahmet Refik, qui voyageait avec sa délégation les régions Nord-est de la Turquie, a révélé cette chanson dans un village nommé Okcu de la région Golé. Il a écrits dans ses mémoires de voyages : « Parmi des aires populaires qui chante paysan Ali le plus beau est une chanson qui nous connaissons très bien, mais qui est chantée en chanson kurdes à Diyarbakir, Erzincan, Erzurum. Mais ici, on le chante de la manière le plus touchant et triste. Le sujet de cette chanson folklorique est très poétique : Un jeune homme turc tombe amoureux d’une jeune fille chrétienne qui habite dans son village. Le matin tôt, il suit sa bien-aimée sur les chemins du champ et les soirs quand les troupeaux des bêtes reviennent, il l’observe de loin pour apaiser le feu de son esprit en regardant sa bien-aimée. Son cœur et sa tête occupés par l’amour de cette jeune fille, finalement, il a voulu de voir la croix adorée de sa bien-aimée. Un matin dimanche, il se réveille excité et il va à l’église. Le soleil brillait sur les falaises et les oiseaux chantaient leurs chansons si doux, il se retire dans un coin et admire la croix adorée par sa bien-aimée et a la messe dans église. Les premiers vers de la chanson folklorique sont les suivants :

 

Je suis venu à l’église et j’ai regardé la croix

Je suis devenu fou de tes chevaux

Que je t’emmène au monde de l’Islam

Oh, que Sinan soit mort, Sari Gelin-(Bru Blonde)

Oh, je ne te changerai jamais contre tous les biens du monde.

 

Le refrain de la chanson est si triste, il est très efficace…Ali avec les mains aux tempes, les yeux remplis des larmes, pousse un gémissement de la douleur :

 

Oh, que Sinan soit mort, Sari Gelin-Bru Blonde

Oh, que Sinan soit mort, Sari Gelin-Bru Blonde

Je ne te changerai jamais aux propriétés du monde…

 

Le 2ème verset de la chanson Sari Gelin connu parmi la population est comme la suivant :

 

Je suis venu à l’église où brillent les lumières des lampes

Les cures tournent comme des papillons autour du feu

Le peuple va me juger car je suis tombé amoureux

Oh, que Sinan soit mort, Sari Gelin-Bru Blonde

 

Celui qui t’embrasse, il n’a pas besoin d’autre chose.

 

(Celui qui se marie avec toi, il n’a pas besoin d’autre)

 

L’historien Kirzioglu dans son ouvrage célèbre « L’histoire de Kars », parlant des Kiptchak, a fait le référence sur la chanson Sari Gelin aussi. Il présente dans son livre une autre version de cet air populaire chanté à Kars et à Erevan, le territoire jadis peuplés par les turcs:

 

A Iravan il ya des marchés et des bazars

Où se promène une jeune fille

Avec le papier dans ses mains

Elle écrit les remèdes aux malades

 

En commençant par ce verset on continue à chanter :

 

Sari Gelin-Bru Blonde, La Blonde

T’a pris la moitié de ma vie  (Kirzioglu-1953 :380-381).

 

Voici on découvre l’existence de deux versions de la chanson Sari Gelin.  Il s’agit dans toutes les deux versions de Sari Gelin et de Sinan. Il clair que ces noms sont les même que dans le légendes-Sheikh Sanan et sa bien-aimée. Le turcologue Prof. Kirzioglu déclare nettement la source de la chanson : « La chanson folklorique Sari Gelin et le légende de Sheikh Sanan sont les mémoires des Kiptchak /Kumans Orthodoxe qui venaient du Caucase au XII siècle ». (Kirzioglu-1958 :133)

 

Le célèbre écrivain et poète, Ahmet Hamdi Tanpinar, en parlant des aires populaires d’Erzurum a déclaré : « J’admire la puissance d’interprétation de la chanson folklorique chanté à Erzurum qui commence par le verset- A Erzurum il ya des marches et des bazars ». (Tanpinar-1976 :201)

 

Sari Gelin– Bru Blonde est mentionné parmi des airs de la danse de la région Kars. (Bugun1959)

 

On voit Sari Gelin dans « Le catalogue des danses nationales » du Gazimihal ainsi que dans « Les noms des danses nationale du province Kars» de Kirzioglu.

(Tan-1977; Kirzioglu-1960)

Le premier couplet de la chanson chantée en Azerbaïdjan est le suivant :

 

On ne tresse pas si long tes cheveux

On ne cueilli pas en bouton la rose

Qu’est ce qu’un amour

Qu’on ne nous laisse pas à se réunir

 

Qu’est-ce que je peux faire Sari Gelin (Namazaliyev-1993 :62)

 

Apres avoir résolu que la chanson Sari Gelin est un œuvre Turc, allons analyser la question de point vue d’arménien. Tout d’abord, on doit préciser que l’influence turque est dominante dans la géographie de la répartition de cette chanson alors que les Arméniens sont en minorité. C’est loin d’être réel qu’une nation créés des grands empires pendant des siècles puisse emprunter une chanson, même un air de la dance d’une minorité qui vivait sous son abri.

 

Le deuxième point s’est appuis à la base folklorique existant dans la chanson même; sans cette base, la source de la chanson serait toujours inconnue et c’est dans ce cas-là, on pourrait discuter si cette chanson est le « produit » arménien ou bien non. Mais, en effet, ce n’est pas le cas car nous avons une forte référence de la littérature populaire qui nous a révélé cette chanson folklorique.

 

Sous l’Empire Ottoman, les Turcs étaient forts non seulement par leur puissance, ils possédaient de la culture riche aussi. Cette supériorité, a profondément affecté les autres tribus. Les ouvres des compositeurs arméniens dans la musique classique turque sont des preuves de cette influence. C’est la profondeur et la richesse de notre culture que les oblige à jouer et chanter des mélodies qui définie nos âmes.

 

Il ne faut pas non plus négliger le rôle des arméniens dans notre littérature d’achough  (ménestrels). Surtout, au XIX siècle, au pique de la littérature ménestrel, les ashiqs arméniens sont resté sous influence de notre l’art. L’exemple le plus frappant est Akhilkelekli Kenziya.

 

Le célèbre poète populaire de Posof, Youssouf Zulali, a parlé de Kenziya dans l’un de ses cahiers de voyages. Zulali et Kenziya se sont rencontré à Batoum en 1892. Au cours de cette rencontre accompagné par des instruments de musiques et des vers, Kenziya a dit :

 

Nous avons des mêmes parents (Il s’agit de l’Adam et Eve)

 

Nous avons cru à cela, Zulali

Si c’est comme ça, pourquoi

Nous sommes devenus des ennemis, Zulali ?

 

Dans un autre vers, Kenziya a dit :

Unissons l’église et la mosquée

Rassemblons ces peuples la -bas

Disons toujours Allah, Allah

Il ya un seule Subhan (Dieu), pas deux, Zulali

 

Le duel de deux achiqs a passé dans une ambiance amicale. Aujourd’hui, nous avons, une grande partie de ce duel.

 

Zulali dans ses mémoires (1873-1956) a noté que Kenziya parle remarquablement le turc, joue du saz (instrument spécial des achiq), traduit en arménien le récit de «Achiq Karam » et ce qu’il aime beaucoup les verres de Zihni de Baybourout.

 

Nous savons très bien que les arméniens ont traduit les histoires populaires turcs en arménien, changeant les motifs Islamique. A la fin du XIX siècle et au début de XX siècle, ils ont publié plusieurs fois, les histoires populaires connues parmi les arméniens.

 

L’un de deux noms populaires qui a traduit les histoires populaires turc en arménien est le poète Jivani (1846-1909) et l’autre est Agek Mouhktaryan. Ils ont traduit et publié les histoires populaires très célèbres comme « Achiq Garip », « Karam et Asli », « Shah Ismail », « Ferhat et Chirin », « Assuman et Zayjan », « Leyla et Majnun » etc.

 

La traduction de « Karam et Asli » a été publie en 1888 à Gumri. Ce travail, a été édité plusieurs fois, au cours des années suivantes. Mouhtaryan, contrairement à Jivani, dans ses traductions a conservé les poèmes en version original.  Le chercheur azerbaidjanais Israfil Abbasov a analysé tout ces questions dans un article détaillé consacré au ce sujet. (Abbasov-1977 :54-137)

 

Ainsi on peut résumer que les arméniens sont profondément influencé par la culture des Turcs, vivant pendant des siècles dans la même géographie. Les cures avaient bien tache de sauver les traditions et habitudes arméniens locaux de l’influence turc. Ils n’ont eu que partiellement de succès dans ses efforts car les Arméniens n’ont pas refusé d’emprunter et interpréter les mélodies populaires turcs. Kosemihal, l’historien et chercheur dans le domaine de la musique,  dans son livre publié en 1929, a noté : « A la suite de nos recherches mené à Erzurum on a révélé que 30 ans avant  les Arméniens ne chantaient et ne danseraient que nos chansons folkloriques». (Kosemihal-1929 :34-36)

 

Sari Gelin vit autour d’Erzurum et de Kars, comme un légende ainsi qu’une chanson folklorique et un air de dance. Elle fait partie plus d’un domaine de notre culture populaire. L’appartenance l’un des amoureux à une autre tribu ou bien à une autre religion, a été accueilli positivement par notre peuple.

 

Par exemple, dans l’histoire « Asli et Kerem », Asli est la fille d’un prêtre arménien. (Banarli-1971 :729). On avait nommé les filles turques par ce nom pendant les centenaires. C’est bien possible que le héro d’une autre légende ou l’histoire soit un Arménien. Et si Sari Gelin était en effet une arménienne, ce pouvait être juste acceptable.

 

Apres toutes ces explications, quoique soit les pays où la chanson folklorique Sari Gelin est chantée, on a concrétisé que ce morceaux folklorique appartient au peuple turc. On ne rencontre nulle part en analysant cette chanson les éléments de la culture arménienne. Un beau jour les Arméniens approprient les motifs de notre artisanat, un autre jour notre architecteur très célèbre. Maintenant, la chanson Sari Gelin appartient à nous, disent-ils. Cette revendication sur cette chanson n’est que les revendications sur les terres Anatoliennes.

 

 

 

La référence : Yunus Zeyrek, L’Université de Gazi, Les Turcs Kiptchak

 

 

21.11.2013 17:25

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