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La Concession d’Erevan dans notre histoire

02.05.2014 | 11:05

1399014242_1391084640_defaultAvant tout, l’histoire prouve que la capitale de l’Arménie , Erevan, est un territoire azerbaïdjanais. Les documents historiques démontrent ce fait d’une manière très claire. Pourtant, les arméniens n’ont pas été satisfaits.Par la suite, ils ont convoité le Zengezour, puis le Haut-Karabakh et malheureusement, ils ont atteint leurs désirs répugnants. En effet, la communauté internationale doit prendre en considération l’avidité territoriale arménienne et demander à ce peuple qui n’a pas d’identité historique ce qu’ils veulent encore ? … Comme nous avons remarqué, il y a des centaines de documents qui prouvent qu’Erevan est une ville azerbaïdjanaise. Lorsque nous avons concédé ce territoire aux arméniens, l’Azerbaïdjan était peut-être dans une situation géopolitique la plus intense et sensible de son histoire.

À cette époque, non seulement Erevan, mais aussi Bakou qui a été occupée par les forces russo-arméniennes et Ganja où ces forces se préparaient à attaquer vivaient avec la crainte permanente de la mort. De temps en temps, les gens qui ne sont pas capable d’analyser cette situation accusent à tort la République démocratique d’Azerbaïdjan (RDA) ou Mehemmed Emin Rasulzadé de concéder Erevan aux arméniens. Les forces russo-arméniennes ont effectué les massacres dans les différents région de l’Azerbaïdjan, ainsi elles ont crée des tensions politiques. Dans le fond de ces événements, on voit qu’Erevan n’a pas été concédée aux arméniens, mais ceux-ci l’ont pris par la force. Donc, les fondateurs de la RDA devaient faire un choix. On peut ainsi dire qu’ils ont sauvé tout l’Azerbaïdjan en concédant Erevan. Dans tous les cas, il serait mieux d’aller dans la profondeur de ce problème et élucider les arguments des historiens. Dans leur polémique, nous apercevrons d’une manière plus claire la partie qui a raison et tort.

Lors de son interview au sein de notre revue électronique, Anar Isgenderov, le chef du département de l’Université d’Etat de Bakou et le docteur en sciences historiques, a blâmé les gens qui accusent M.E.Rasulzadé dans ce sujet : ” M.E.Rasulzadé a été élu le président du Conseil national. À cette époque, il menait des négociations à Batoumi. Ces négociations ont duré jusqu’au 7 juin. L’avenir de l’Azerbaïdjan y était résolu. Maintenant, comment peut-on l’accuser ? Si cet homme n’étais pas à Tbilissi, comment il pourrait concéder Erevan le 29 mai lors de la deuxième réunion du Conseil national.

Selon lui, la concession d’Erevan est différente de ce que les intellectuels pensent : « le 29 mai, cette décision n’a pas été adoptée d’une manière primitive. Elle a causé les débats. Il n’y avait pas d’autre choix, même si la concession d’Erevan était pénible. En même temps, la partie arménienne a pris un engagement qu’elle abandonne ses revendications territoriales relatives au Haut-Karabakh et Zengezour. Il y avait une idée que l’Azerbaïdjan et l’Arménie soient combinés sous la forme d’une confédération.En d’autres termes, ils seraient amis. Si ce n’était pas vraiment nécessaire de concéder Erevan, pourquoi nous ne pouvons pas retourner le Haut-Karabakh ? À cette époque, la situation socio-politique était plus pénible. L’armée arménienne d’environ 25 milles personnes avait entouré Erevan. L’armée azerbaïdjanais était beaucoup moins ».

 La Concession d'Erevan dans notre histoireSelon A.Isgenderov, à cette époque, l’Empire ottoman décidait le destin du Caucase :  « Un état peut avoir l’intérêt envers un autre état, pas l’amour. Même si l’Empire ottoman nous aimait beaucoup, mais il avait également ses propres intérêts. Heureusement, nos intérêts coïncidaient avec les intérêts de l’Empire ottoman. Depuis de nombreux années, l’Empire ottoman se préoccupait de la création d’un état arménien en dehors de ses frontières. Une conjoncture parfaire s’est produite. Certes, c’est l’Empire ottoman prenait les décision sur l’avenir du Caucase. Donc, il a attribué Tbilissi à la Géorgie, Ganja est devenue le capitale temporaire de l’Azerbaïdjan, ainsi, Erevan a été concédée à l’Arménie. Il ya des centaines de documents relatifs à ce sujet. C’est la vérité. Ce fait est reconnu par tous les historiens turcs. Cependant, pour quelles raisons on condamne le Conseil national en Azerbaïdjan ».

Le professeur a évoqué que le facteur russe ne jouait aucun rôle dans la concession d’Erevan aux arméniens : « à cette époque, la Russie était ménagée. La Russie rendait l’âme. La Russie faisait face à une guerre civile ».

« Nous étions impuissants dans le cas d’Erevan ». 

 La Concession d'Erevan dans notre histoireLors de son discours avec nous , Nassiman Yagoublu, le directeur du Centre de Mehemmed Emin Rasulzadé et le professeur-historien, a élucidé les faits historiques relatifs à la concession d’Erevan : «le 28 mai, 1918, les arméniens  ont proclamé Erevan comme la capitale du pays. Cette ville était leur douzième capitale. À cette époque, la surface d’Erevan faisait 300 kilomètres carrés, notamment celle de Bakou était de 2130 kilomètres carrés. Erevan et Bakou sont devenues un sujet de controverse. Certes, Bakou était plus importante pour nous. Même en 1894, la question arménienne a été posée comme un problème global. La question arménienne consistait en création d’un état arménien qui s’étend de la mer à la mer dans notre territoire. En 1894, cette question a été mise dans l’agenda de la réunion du Sénat des Etats-Unis. Je veux dire que parfois, nous n’apprécions pas la capacité de la partie opposée. Lorsque les arméniens ont crée leur premier parti, Armenekan, en 1885, il n’existait même pas une seule organisation politique des azerbaïdjanais. En 1906, nous avons formé le parti ‘Difai’. Pourtant, jusqu’à ce moment les arméniens avait formé trois partis. En outre, ces partis avaient des branches dans la plupart des pays du monde. En d’autres termes, les cas de l’année 1918 ne sont pas les raisons de la concession d’Erevan. Il y a des raisons plus profondes ».

Il a souligné qu’en 1918 les forces armées arméniennes de 12 milles personnes avaient proclamé Erevan leur capitale : « Bakou était sous contrôle des arméniens et bolcheviks. Les batailles sanglantes se déroulaient au nom de Bakou et d’autres régions. Les soldats turcs sous le commandement de Nouri Pacha nous ont aidés. La force azerbaïdjanaise était insuffisante. Cette force était seulement capable de protéger Bakou, Ganga et les autres régions. Par conséquent, une réunion du Conseil national dont l’objet était la concession d’Erevan s’est tenue le 29 mai. Lors de cette discussion, 20 personnes ont voté en faveur et 16 personnes était contre de cette résolution. M.E.Rasulzadé n’a pas participé à cette réunion. Fatali Khan Khoyski a dit que c’est une difficulté inévitable :  « La Turquie est le seul pays qui nous soutient ». A cette époque, la Turquie était dans une mauvaise situation : à savoir qu’elle faisait face à un danger d’être divisée en 8 parties. Donc, la Turquie n’était pas capable de protéger et libérer Bakou et Erevan. C’est la réalité que nous étions impuissants dans le cas d’Erevan  et nous n’avons pas pu sauver cette ville. Depuis 23 ans, nous n’arrivions même pas à libérer un mètre carré du Karabakh qui fait 17 400 kilomètres carrés. Donc, nous n’avons pas de droit d’accuser la République qui a vécu 23 mois pour 300 kilomètres carrés ».

« La RDA a involontairement concédé ces territoires ». 

 La Concession d'Erevan dans notre histoireTariyel Faziloglou, le directeur de l’union sociale qui s’appelle ‘l’Institut de la pensée nationale’ et le le jeune historien, estime que la véritable cause de ce problème est très différente : «  En 1918, après la déclaration de l’indépendance, la Turquie, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont imposé au gouvernement d’un jour de concéder Erevan à l’Arménie. Dans ce processus, chacun de ces pays avait ses propres intérêts. Comme vous le savez, à cette époque l’Arménie avait les revendications territoriales à 6 régions de l’Empire ottoman. Les turcs ont pensé que la création d’un nouvel Etat arménien dans le Caucase favoriserait l’abandon de ces revendications. Selon l’Allemagne, si elle s’implique directement dans la création de l’Arménie, elle pourrait garder le Caucase sous contrôle. Le Royaume-Uni avait l’intérêt de créer une colonie entre ses alliés, la Russie et l’Empire ottoman. En d’autres termes, comme les intérêts de trois pays se coïncidaient, Fhatali Khan Khoyski a signé ce document suite à ces pressions ».

Le jeune historien a souligné que la RDA a involontairement concédé ces territoires : ‘le Conseil national était obligé de concéder les territoires. En outre, l’objectif de cette concession était d’assurer la reconnaissance de l’indépendance de la RDA. Ils ont pris l’initiative la plus progressive de leur époque ».

T.Faziloglou a rappelé que le contrat de la concession d’Erevan a été signé pour 99 ans. Pourtant, cette disposition du contrat à toujours été dissimulée :  « lors de la création de la RSS d’Arménie, la version originale de ce contrat a été détruite. Toutefois, quelques copies du document sont préservées dans les archives historiques de l’Etat ».

Fouad Husseinzadé 
“KarabakhİNFO.com”

02.05.2014 11:05

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