Français

La confiance politique, Kelbejer sans défense, l’agression arménienne sans arrêt

24.04.2014 | 12:18

1398327283_1396449589_1Les arméniens ont attaqué à Kelbejer par les parties qui n’étaient pas défendues…

La principale raison de l’occupation du Haut-Karabakh et des 7 districts entourés par les arméniens est l’absence de mesures préventives. À cette époque, la puissance politique était dans un état chaotique. Ils n’ont pris presque aucune mesure tactique-militaire en raison de l’indifférence politique et de la trahison du gouvernement. Les mesures prises ont davantage accéléré l’occupation. L’autre raison de l’occupation est le combat pour le pouvoir politique. En effet, les dirigeants novices de l’Etat ont retiré l’armée des frontières et l’ont impliquée dans ce combat. Par conséquent, toutes les sollicitations des habitants de la zone de guerre sont restées sans réponse. Ces facteurs sont les principales raisons de l’occupation de tous les districts, y compris Kelbejer. Les militants qui ont combattu à Kelbejer, notamment les personnalités de cette ville confirment cette assertion. 

La confiance politique, Kelbejer sans défense, l'agression arménienne sans arrêt  En 1993, la brigade dont le commandeur était le colonel Azizaga Genizadé a combattu afin de défendre Kelbejer. Lors d’une interview avec nous, Azizaga Genizadé a expliqué les raisons de l’occupation de Kelbedjer : « Notre brigade était située à Kelbedjer. Cependant, en septembre 1992 la brigade a été retirée de Kelbedjer puis envoyée à Latchin afin de fermer ‘le couloir de Latchin’. Il restait seulement un bataillon à Kelbedjer. Celui-ci fonctionnait comme le border-garde. Ce bataillon n’était pas capable d’empêcher une quelconque attaque. En février 1993, une grande partie du district Agdere a été occupée. Les forces arméniennes étaient face-à-face à Kelbedjer. Cette situation a duré pendant trois mois.

Pourquoi Kelbejer n’a pas été défendue ? 

Selon lui, à ce moment-là il n’y avait même pas une seule unité militaire à Kelbejer : « À cette époque, les supérieurs du gouvernement pensaient que comme Kelbejer n’était pas inclus dans le Haut-Karabakh, les arméniens n’allaient jamais attaquer. Ils se disaient que cela conduirait à un scandale international. C’est la raison pour laquelle ils se croyaient assurés. Apparemment, soit ils ne connaissaient pas l’histoire, soit ils n’avaient pas d’expérience. J’ai plusieurs fois écrit des lettres au Ministère de la Défense que Kelbejer n’était pas protégé. Mes rapports ont été admis par le Ministère de la Défense. Toutefois, la confiance du Commandeur Suprême les a surpris ».

Le colonel évoque qu’il était déjà trop tard lorsque le Ministère de la Défense prit une décision de déployer les unités militaires à Kelbejer : «Le 22 mars, un régiment a du être crée à Kelbejer par le commandement du Ministère de la Défense. La formation de régiment a duré environ un mois. Cependant, quelques jours après la décision, les arméniens se sont mis à attaquer. Pourtant, j’ai déployé un bataillon de 130 personnes à l’entrée de Kelbejer, dans le village de Charectar, afin de protéger le front derrière Latchin. Toutefois, il demeurait une distance de 70 kms qui n’était pas protégée, puisqu’il fallait déployer un bataillon à Agdere. Lorsque les combats ont été  déclenchés, la brigade se situait à Latchine. Nous n’avons pas laissé les arméniens attaquer par l’autoroute. Ils ont attaqué Kelbejer par les zones non-protégées ».

Plus tard, A.Genizadé affirma que les soldats venus de Bakou n’avaient pas passé la formation militaire : « la brigade est sortie de Latchin, puis elle a commencé à avancer vers Kelbejer en combattant contre les arméniens. Lorsque la brigade est arrivée à Kelbejer, l’occupation de cette ville par les arméniens se terminait. Toutes les élévations étaient sous le contrôle des unités arméniennes. Toutefois, l’engagement de la brigade et des civils dans le combat a permis de protéger soixante mile habitants, ainsi que de les évacuer. Nous avons dû attaquer les élévations prises par les arméniens à partir du bas vers le haut. Nous nous sommes battus jusqu’à la fin et 400 personnes ont été martyrisées. Après l’évacuation des civils, nous y sommes restés jusqu’au 5 avril.

Selon A.Genizadé, il était possible de protéger un quart de Kelbejer dans la direction de la montagne Mourov : « si la population de Kelbejer avait été en sécurité, derrière nous, nous aurions pu le protéger. Par la suite, nous aurions pu attaquer grâce aux soldats venus de Bakou et libérer la ville Kelbejer ».

Les raisons de l’occupation des districts doivent être étudiées dans les instituts scientifiques de recherche.

La confiance politique, Kelbejer sans défense, l'agression arménienne sans arrêt  Chahlar Askerov, le professeur de l’Université d’Etat de Bakou qui est l’un des intellectuels de Kelbejer, a évoqué au sein de notre revue électronique : «Il est très difficile de se rappeler les jours de l’occupation de Kelbejer. Aucun habitant de Kelbedjer ne peut oublier ces jours tragiques. Lorsque la structure gouvernementale change, la partie inférieure remplace la partie supérieure. Kelbejer est probablement occupée en raison du manque d’expérience. Par conséquent, nous avons eu beaucoup de pertes. Si le grand penseur Haydar Aliyev avait été en tête du gouvernement depuis le début, probablement ces processus ne se produiraient pas. L’absence de la gouvernance systématique a favorisé la perte des territoires ».

Selon lui, les raisons de l’occupation des districts doivent être étudiées dans les instituts scientifiques de recherche : « Beaucoup de raisons ont entraîné la perte de cette ville. Les personnes qui n’avaient pas d’expérience gouvernementale ont été portées au pouvoir. C’est la raison pour laquelle les civils n’ont rien obtenu. Le dirigeant de chaque région avait une intuition primitive. Leurs esprits n’étaient pas préoccupés par l’intérêt national».

« L’occupation de Kelbejer est considérée comme la suite de la politique agressive des arméniens ». 

La confiance politique, Kelbejer sans défense, l'agression arménienne sans arrêt  Lors d’un entretien avec nous, le président de la Société des recherches humanitaires et conflictologistes, Avaz Hasanov a souligné qu’à cette époque le nombre de soldats diminuait de plus en plus à Kelbejer : « Suite au déplacement des forces militaires de Kelbejer à Latchine les médias ont prévenu la possible occupation de Kelbejer. En outre, il n’y avait pas d’électricité depuis plus d’un an et demi. Kelbejer n’était pas contrôlée. L’espoir des habitants s’atténuait. L’armée n’était pas capable de défendre la population de Kelbejer. À cette époque, le Premier ministre, Penah Huseynov, est venu à Kelbejer. Les habitants actifs de Kelbejer voulaient le rencontrer. Pourtant, personne ne l’a écouté, témoignant d’une totale indifférence. La mairie de Kelbejer était également dans une situation embarrassante : « D’un coté, elle devait faire face aux accusations des habitants, de l’autre coté, elle transmettait la conjoncture critique de Kelbejer aux supérieurs du gouvernement. En d’autres termes, leur inquiétude était également ignorée. En particulier, après la tragédie d’Agdaban les gens ont totalement été découragés ».

Selon lui, l’occupation de Kelbejer peut être considérée comme étant la suite de la politique agressive des arméniens : « il aurait été impossible de protéger Kelbejer, indépendamment des mesures prises. Les arméniens étaient obligés d’ouvrir le chemin de Kelbejer afin d’isoler le Haut-Karabakh. Simplement, à cette époque, les supérieurs militaires de l’Azerbaijan n’ont pas pris en compte cette tactique. Ils n’ont pas déployé les forces militaires à Kelbejer quand il le fallait. Les combats pour le pouvoir, l’indifférence, l’absence d’une capacité de défense, ainsi que le chaos dans les groupes de Suret Husseinov et d’Alikram Humbetov sont les principales raisons de l’occupation de Kelbejer ».

Fouad Husseyinzadé

“KarabakhİNFO.com”

24.04.2014 12:18

laisser un commentaire:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*