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L’auteur de la politique du transfère des arméniens en Azerbaïdjan

08.11.2013 | 11:29

1383916996_1365495864_tytytytyPendant les I et II guerres Russo-Persanes au début du XIX siècle, à côté de l’armée les diplomates aussi ont participé dans la réalisation de la politique d’occupation de la Russie, dont l’un d’eux était A.S. Griboïedov. Il a joué un rôle important dans la préparation, à la ratification et à la réalisation du traité de Turkmentchay. Cette personne qui était célèbre écrivain et diplomate russe en jouant un rôle de premier plan dans la division en deux du peuple azerbaïdjanais, dans le transfère des arméniens dans les régions azerbaïdjanaises, a attiré la haine des musulmans indigènes et par conséquent est devenu la victime de ses propres crimes.

Griboïedov écrit dans ses souvenirs de voyage en août 1828, qu’il était prêt à se sacrifier pour sa malheureuse nation, des arméniens. Griboïedov qui avait l’appartement à Tbilissi situé dans le marché arménien et qui s’est lié d’amitié avec le général arménien Madatov, était en relation étroite avec plus de 30 arméniens au cours de deux dernières années de sa vie, et avait préparé différents plans contre la population musulmane.

Bien que certains diplomates russes aient tenu à l’exigence de paiement des coûts de la guerre de l’Iran comme une priorité, Griboïedov contrairement à eux, trouvait le placement des arméniens dans les régions du nord de l’Azerbaïdjan plus important. Par l’installation des arméniens dans les provinces limitrophes de l’Iran, la Russie voulait se faire appuis fiables dans ces territoires et changer la situation ethnique à Nakhitchevan, à Iravan et au Karabakh où vivait la population azerbaïdjanaise.

Jusqu’en 1827 le plan de relocalisation visait le déplacement de 80 000 cosaques russes à l’Azerbaïdjan du Nord. Mais Griboïedov a rejeté ce plan dans la période où il dirigeait le département diplomatique à Tbilissi et a présenté l’idée de la réinstallation des arméniens qu’il a réussi à faire confirmer cette idée dans les milieux officiels. Ce processus se réalisait sous la direction du colonel Lazarev, de nationalité arménienne, en Iravan. Dans un court laps de temps 8 mille familles arméniennes (40 000 arméniens) ont été déplacés dans le nord de l’Azerbaïdjan. Les arméniens ont été soutenus financièrement par le Trésor public de la Russie et par les dépenses de guerre obtenus de l’Iran. En tout un million d’arméniens ont été déplacés progressivement dans le nord de l’Azerbaïdjan entre 1828 – 1913.

En 1828, après l’occupaient de Tabriz par les troupes russes, avec l’initiative de Griboïedov, le “règlement sur le contrôle des territoires occupés (l’Azerbaïdjan du Sud)” a été établie.

A.S.Griboïedov faisait de son mieux pour renforcer la position de la Russie non seulement dans le Caucase du Sud et en Iran, mais aussi au Proche et Moyen-Orient. Son «projet de contrôle» servait à cette fin. En 1827 à Tbilissi, A.S.Griboïedov avait proposé de créer une société russe en Transcaucasie et avait incité les hommes d’affaires bien connus et les propriétaires de la Russie afin d’approprier des ressources naturelles du Caucase du Sud, ainsi que de l’Azerbaïdjan du nord par la Russie. Pour l’avenir, l’implication des hommes d’affaires arméniens et géorgiens à cette société a été prévue. La non prise en compte des hommes d’affaires musulmans locaux dans ce projet provenait de son attitude hostile envers les habitants musulmans.

 La Russie, incitant les contradictions entre la Turquie et l’Iran, tentait de l’utiliser pour ses intérêts, d’affaiblir les deux pays musulmans en les mettant l’un contre l’autre et de réaliser sa politique de conquête. L’un des principaux idéologues, qui ont réalisé cette politique agressive, était Griboïedov. Afin d’assurer la victoire de l’armée du tsar dans la guerre russo-turque commencée au printemps de 1828, l’application des termes du traité de Turkmentchay était très importante. A cette époque, Griboïedov avait étendu son activité encore plus en plaçant plus de 25 mille troupes russes dans le sud de l’Azerbaïdjan pour utiliser contre la Turquie.

Mais contrairement à la Russie, l’Angleterre voulait apaiser le conflit entre l’Iran et la Turquie et planifier l’utilisation de la puissance de ces pays contre la Russie. Après la conclusion du traité de Turkmentchay, par l’ordre de Nicolas I, le Sénat a décidé d’ouvrir le consulat général à Tabriz et un “ministère plénipotentiaire” à Téhéran en 25 Avril 1828. La nomination de Griboïedov au poste d’ambassadeur en Iran prouve la confiance du tsar et du cercle diplomatique de la Russie en cette personne. Il était différent de tous les diplomates russes nommés en Iran avant et après lui par son attitude hostile envers la population locale et par sa sympathie féroce pour les arméniens.

Cependant d’après la fausse pensée de l’historien M.Nechkina défendue dans l’histoire russe et soviétique, ainsi dans la science de l’histoire moderne, Griboïedov a été nommé à ce poste alors qu’il était partisan de Décabristes et que pour cette raison le tsar l’a envoyé loin de Pétersburg. Mais tous ces faits démentent cette pensée. La raison principale de sa nomination en Iran, était son service fidèle au tsar et qu’il s’était engagé dans la réalisation de la politique d’occupation en tant qu’un diplomate.

L’attitude positive envers Griboïedov dans son propre pays est lié au fait qu’il a joué un rôle important en tant qu’un diplomate dans l’élargissement des frontières de la Russie et qu’il était un écrivain. Même maintenant, il y a peu d’intellectuels russes qui ont une attitude négative envers la politique historique de l’occupation par la Russie. Donc, il serait plus correct de ne pas regarder Griboïedov par les yeux des citoyens de la Russie, mais par les yeux des nations et des peuples qui ont subi les tragédies.

Une fois désigné l’ambassadeur, il a commencé à abuser de ses pouvoirs, et à se montrer en tant qu’un souverain absolu qui a abouti à sa tragédie et celle de ses partisans.  Il s’était rendu d’abord au palais d’Abbas Mirza, le gouverneur de l’Azerbaïdjan, puis à Téhéran. C’était sous ses ordres que “les personnels de l’ambassade” faisaient des sauvageries en entrant à toutes les maisons qu’ils voulaient, se mêlaient aux affaires intérieures des citoyens iraniens afin de sauver les prisonniers chrétiens et de transférer les arméniens dans les territoires de l’Azerbaidjanais du Nord sans perdre du temps. A Gazvine les russes sont entrés à la maison d’un homme musulman religieux et voulaient prendre violemment sa femme d’origine allemande convertie à l’Islam. Après de vives protestations de la femme et craignant la colère du peuple, ils ont été contraints de quitter la maison.

La politique pro-arménienne de Griboïedov a nui à la population azerbaïdjanaise à la fois matériellement et moralement. La plus grande bibliothèque du Moyen-Orient “Darul-Irshad” (“Maison de la Vérité “) située à Ardabil où la collection des précieux manuscrits de l’Antiquité était collectionnée par Tahmasp Ier, fils du chah Ismaïl Ier et surtout par Abbas Ier le Grand, a été volé par Griboïedov qui les a envoyés à la Russie avec le préfixe de faire la copie. Le premier catalogue comprenant 166 écritures précieux recueilli à Tbilissi par Abbasgulu Bakikhanov, a été envoyé aussi à Saint-Pétersbourg. Outre cela, parmi les trésors envoyés à Saint-Pétersbourg il y avait le trône d’Abbas Mirza, 7 canons fabriqués par les maîtres iraniens et les deux chefs-d’œuvre de la peinture où les scènes de bataille d’Abbas Mirza dans a été présentées.

Griboïedov et ses partisans qui sont arrivés à Téhéran le 12 janvier 1829, avaient agi indignement et violé des normes diplomatiques.  En outre, le comportement arrogant et irrespectueux de Griboïedov envers le Shah, ses gestes d’abriter l’arménien Mirza Jagub (Markarian), chef du harem et d’emmener deux femmes arméniennes de la maison du vizir Allahyar Khan à l’ambassade afin de les interroger sans les relâcher même sur la demande du Shah, et d’autres actions ont causé la colère des habitants de la ville.

Par l’appel du chef religieux de Téhéran plus de cent mille habitants se sont rassemblés devant le bâtiment de l’ambassade où Griboïedov et sa bande étaient cachés. Par l’ordonnance de Griboïedov les gardes ont tiré les habitants pacifiques et par conséquent beaucoup de gens ont été blessés La mort d’un enfant de 14 ans pendant la fusillade des russes était la dernière goutte de patience du peuple. En entrant dans le bâtiment ils ont tué Griboïedov et les 53 personnels de l’ambassade, dont 15 d’entre eux étaient arméniens. Les corps de Griboïedov et deux autres russes ont été tirés dans les rues de la capitale liées aux chevaux pendant trois jours. Seulement en quatrième jours leurs corps jetés à la banlieue ont été enterrés secrètement par quelques arméniens.

Alors Griboïedov, idéologue de la politique agressive de la Russie dans le Caucase du Sud, ainsi qu’en Azerbaïdjan a été victime de ses crimes. Les personnes qui ont commis des crimes contre le peuple azerbaïdjanais, à la fin ont obtenu leur punition. Les sorts tragiques de Griboïedov au début du 19e siècle et de Starovoitov à la fin du 20e siècle et des autres devraient être une leçon pour la plupart.

Djavid  Gadirov

 

“KarabakhİNFO.com”

08.11.2013 11:29

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