Français

L’Azerbaïdjan s’interroge sur son avenir auprès de l’Assemblée parlementaire Euronest que le pays considère comme « manquée et regrettable »

03.10.2014 | 12:27

загруженноеL’Azerbaïdjan a qualifié l’Assemblée parlementaire Euronest d’« initiative manquée et regrettable ». En outre, le pays a mis au défi les autres États membres d’expliquer pourquoi il devrait demeurer parmi eux.

 
Elkhan Suleymanov, Président de la délégation azerbaïdjanaise auprès de l’Assemblée parlementaire Euronest, a écrit à ses collègues comme « dernier recours », leur expliquant que l’entité créée en 2011 était désormais « paralysée par l’indécision, les platitudes et la politique dite “deux poids, deux mesures” ».
L’Azerbaïdjan a déjà annoncé que le pays comptait boycotter la quatrième session ordinaire qui aura lieu l’année prochaine à Erevan, capitale de l’Arménie. Le motif invoqué porte sur l’occupation continue du Haut-Karabagh et des régions environnantes par les troupes arméniennes, mais également le fait que les résolutions internationales appelant les troupes à se retirer ont été ignorées.

 
Elkhan Suleymanov a maintenant émis l’idée de quitter définitivement ce groupe qui a été constitué comme un forum conjoint pour le Parlement européen et les partenaires d’Europe de l’Est (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Moldavie et Ukraine).
« Pourquoi est-ce que l’Azerbaïdjan devrait rester membre d’Euronest ? Pouvons-nous espérer bénéficier un jour d’un traitement véritablement équitable ? Il me tarde de connaître votre réponse », a-t-il demandé à ses collègues dans une lettre ouverte.
La semaine dernière, l’Azerbaïdjan a exprimé sa colère à l’encontre de la proposition du Parlement européen demandant la libération de la militante Leyla Yunus qui est actuellement impliquée dans une affaire criminelle portant sur le détournement présumé de dizaines de milliers d’euros auprès d’un ensemble d’ONG pour lesquelles elle œuvrait en Azerbaïdjan.

 
Il y a encore un long chemin à parcourir avant que les tribunaux azerbaïdjanais ne rendent leur verdict dans le cadre de cette affaire. Pourtant, cette proposition appelait à l’abandon des poursuites et ce, sans avoir entendu les preuves et malgré le fait que l’affaire a été révélée dans le cadre des efforts de Bakou dans la lutte contre les malversations.

 
Faisant référence à l’affaire Leyla Yunus dans sa lettre, Elkhan Suleymanov a déclaré : « Le Parlement européen souhaiterait-il collaborer avec un partenaire qui, d’un côté, publie des documents favorables à l’État de droit et, de l’autre, tente activement de s’immiscer dans les procédures judiciaires de ses pays partenaires ? »

 
Concernant les accusations qu’il porte à l’encontre de la politique dite “deux poids, deux mesures”, il a déclaré qu’Euronest avait fermé les yeux sur la situation avec l’Arménie qui, ayant adhéré à l’Union douanière de Vladimir Poutine, avait dans le même temps révoqué sa collaboration avec l’Union européenne.

 

SOURCE Azerbaijan Monitor

 

 

 

03.10.2014 12:27

laisser un commentaire:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*