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Le blocus du Nakhitchevan et les assertions des arméniens

15.04.2014 | 10:25

1397543097_1397460116_10169068_553877798059041_288265455_nLors de son discours à l’occasion de la réunion de la Commission de suivi de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), Elkhan Suleymanov, le membre de Milli Mejlis (le parlement de l’Azerbaïdjan) a encore une fois soulevé le problème du Nakhitchevan qui est dans un état de blocus après l’effondrement de l’URSS. Il s’est exprimé avec ces mots-ci :« Il faut enlever le blocus meurtrier de Nakhitchevan. Pourtant, personne ne veut en entendre parler ».

Nakhitchevan est l’une des plus célèbres et anciennes villes du Moyen-Orient. Elle a plus de 3500 ans.

Tout au longue de l’histoire Nakhitchevan a lutté contre les arméniens. La population de Nakhitchevan a subi la génocide réalisée par les ennemies à l’aval de la rivière Nakhitchevan et à la source de la rivière Jehri le 12 mai 1905, à l’amont de la rivière de Nakhitchevan, à l’embouchure de la rivière Alinja, au village Churut, ainsi qu’au bassin de la rivière Gilan du 12 au 18 mai 1905. A Zengibassard, 48 villages ont totalement été détruits, 18 filles et jeunes femmes ont été prises en otage, plus de 400 enfants, 150 hommes et femmes âgés ont été tués, 100 malades ont été brulés, 816 réfugiés se sont noyés dans la rivière Araz, 160 milles personnes se sont déplacées et sont restées sans abri dans le Sud Azerbaïdjan ; à Vedibassar 118 villages ont été brulés, 900 personnes ont été tuées par le tir d’artillerie, 6 femmes ont été prises en ‘otage, plus de 300 enfants et gens âgés ont été assassinés. 74 villages à Derelyez, également 76 villages à Cherur et Chahtakhti ont été brulés. À Cherur, on a assassiné 810 malades dans leur lit, 72 personnes par le tir d’artillerie, ainsi que 150 enfants et gens âgés. Ainsi à Chahtakhti, 3 femmes on été prises en otage, 35 enfants, 14 hommes âgés, 8 femmes et 9 malades ont été assassinés.

À l’époque de l’URSS, les arméniens ont eu recours à tous les moyens possibles afin d’adhérer le Nakhitchevan en Arménie. Selon le plan de Khanjian, l’ex- secrétaire général du Comité central de l’Arménie, tous les arméniens du monde entier devaient y être déplacés et le Nakhitchevan a du être adhéré en Arménie, ainsi qu’il fallait déplacer tous les azerbaïdjanais de l’Arménie en Azerbaïdjan.
J’ai récemment entendu que le gouvernement arménien a réclamé d’adhérer le Nakhitchevan en Arménien, mais le gouvernement azerbaïdjanais a réfusé.

La République autonome de Nakhitchevan, situé à la frontière iranienne, a 410 000 habitants et depuis environ 25 ans elle est victime d’un blocus mis en place par l’Arménie. Les historiens ont des opinions différentes sur le blocus de Nakhitchevan ; certains pensent que cela s’est fait en 1986-1987 et certains parlent des années 1991, 1992, 1993 etc…

En résumé , il y a deux façons de mettre en place un blocus : politique et économique. Le Nakhitchevan fut victime d’un blocus économique pendant les années 90 et fait face à un blocus politique depuis 1986.

Pendant une longue durée, l’Azerbaïdjan et sa partie intégrante, la République autonome de Nakhitchevan, ont lutté afin d’obtenir l’indépendance. En 1990, le Soviet suprême de la République socialiste soviétique autonome de Nakhitchevan (RSSAN) a décidé de se séparer de l’URSS en appuyant sur ‘les accords de Moscou et Kars’. En effet, c’était le début de l’effondrement de l’URSS. Les processus politiques qui se sont déroulés depuis 1990, notamment les incidents démarrant autour du Haut-Karabakh ont eu une influence sur le Nakhitchevan. Lors de cette période, la conjoncture du Nakhitcevan était plus tragique. Il était en danger, ainsi il a pu être occupé par les arméniens. Le village Kerki qui est inclus dans le territoire administratif du district Sederek de la République autonome de Nakhitchevan et se trouve dans une situations d’enclave suite à la prise d’une partie du territoire de Nakhitchevan par les arméniens, a été occupé lorsque les séparatistes du Karabakh sont devenus actifs.
De plus, les arméniens ont réalisé des actes de terrorisme non seulement dans les villages azerbaïdjanais du Haut-Karabakh, mais aussi dans les régions azerbaïdjanaises qui ont les frontières avec l’Arménie.

Les forces armées des arméniens ont attaqué et occupé le village Kerki de Sederek de la nuit du 19 janvier au 20 janvier 1990. Les unités de la 7eme armée soviétique qui sont déployées en Arménie ont également contribué à l’occupation du Kerki. Tous les villages qui ont les frontières avec l’Arménie, y compris Sederek, ont subi ces attaques. Malgré les batailles effrayantes déroulant dans le village qui a été attaqué par les véhicules blindés lourds durant des années 1990 et 1994, le blocus de toute la République autonome, ainsi que des centaines de martyres, la population locale n’a pas quitté leur patrie. Ils se sont abrités dans les contreforts des montagnes. Contrairement aux attentes, ils n’ont pas quitté leur patrie, ils ont combattu jusqu’à la fin.

Le village Kerki du Sederek est le seul village du Nakhitchevan occupé par les arméniens. Dans le village, il y a un mausolée d’un soldat turc qui est devenu martyre lors de la guerre du dernier siècle.

Même aujourd’hui, les revendications territoriales des arméniens envers le Nakhitchevan ne sont pas cessées. Le procureur général de l’Arménie officiellement affirme que l’Arménie convoite à cette ancienne région turque qui est dans le blocus. Lors de son discours à l’occasion du forum célébrant le 100ème anniversaire du soit-disant génocide arménien, le procureur général n’a pas caché ses nouvelles revendications territoriales concernant l’Azerbaïdjan :  « l’Arménie a le problème territorial à la fois avec la Turquie et l’Azerbaïdjan (Nakhitchevan). La partie arménienne doit soumettre une lettre de réclamation auprès de l’Organisation des Nations Unies et la Cour internationale de Justice, afin de trouver une solution dans le cadre juridique ».

Le Procureur, Avgan Ovsepyan, affirme que l’église arménienne située en Turquie et les soi-disants territoires perdus doivent être retourner. L’Arménie, qui effectue toujours des complots provocateurs, a cette fois-ci lancé une déclaration intitulée ‘ les initiatives nationales-politiques du Nakhitchevan’ : Le Nakhitchevan est l’un des principaux centres de la formation de l’ethnie arménien. En 1921, il a été adhéré en Azerbaïdjan par la force. Pourtant, nous sommes sûrs que tôt ou tard cette région occupée sera sous le contrôle de ses possesseurs historiques ».

Le 10 novembre 1987, le journal « Russkaya jizn » qui sort en russe à San-Francisco aux Etats-Unis, a publié un article des americo-arméniens, d’E. Kokosyan və L. Dunamalyan, intitulé ‘le concept du soulèvement pour le Nakhitchevan’.

E.Suleymanov fait part à juste titre que depuis 25 ans aucune organisation internationale notamment l’OSCE n’a pas mis en discussion ou audition le blocus du Nakhitchevan, également n’a pas adopté un document quelconque : « Il faut enlever le blocus meurtrier de Nakhitchevan. Pourtant, personne ne veut en entendre parler. Si le Conseil de l’Europe veut accélérer le développement de la démocratie en Azerbaïdjan, en premier lieu, il devrait prendre des mesures concrètes afin de mettre la fin à l’occupation ».

Les supérieurs arméniens savent très bien que le lancement du conflit au Nakhitchevan est évalué comme l’agression militaire directe contre l’Azerbaïdjan par la communauté internationale. D’autre part, ils sont au courant qu’à Nakhitchevan il n’y a pas de base sociale qui défendra les plans d’annexion de l’Arménie. Ainsi, on se souvient probablement en Arménie du courage extraordinaire de la population du Nakhitchevan. Ils se souviennent parfaitement que par exemple, en mai 1905, lorsque les arménines ont lancé les actes de terrorisme au Nakhitchevan, les azerbaïdjanais ont été contraints de prendre les mesure et finalement, les terroristes ont été punis d’une manière adéquate. Lors du conseil arméno-musulman de paix qui a déroulé à Tbilissi en février 1906, Khatisov ( le futur premier ministre de l’Arménie) déclare qu’à cette époque-là, 45 arméniens et 1 musulman avaient été tués au Nakhitchevan.
Nous n’avons pas vérifie si ces chiffres reflètent bien la vérité. Cependant, le fait reste comme le fait : en 1911 M.S.Ordubadi a écrit: «En mai 1905, les arméniens ont totalement été battus au Nakhitchevan, ainsi ils ont tracé une ligne noire dans la page de leur historie nationale».

 

Zaour Aliyev

Collaborateur de l’Académie nationale de sciences de l’Azerbaïdjan
Directeur du centre de recherche scientifique du lobby et diaspora
Doctorat en science politique

“KarabakhİNFO.com”

 

 

15.04.2014 10:25

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