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Le Groupe de Minsk : les espoirs portés au vent !

03.10.2013 | 10:29

1380781561_1Certains d’entre nous se souvient de la joie du 30 janvier 1992, la date importante quand l’Azerbaïdjan est devenu un membre de l’OSCE. Tout le monde se réjouissait que l’Azerbaïdjan devenu récemment indépendant a fait parti d’une organisation européenne pour la première fois. Mais la chose la plus importante qui comptait pour nous, c’était l’espérance que l’OSCE est en mesure de résoudre dans les plus bref délais le conflit du Haut-Karabakh entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Ce conflit est devenu l’objet de l’attention à partir de février en 1992, par les états membres de l’OSCE. Au mois de février, le premier groupe en mission spéciale de l’OSCE a visité l’Azerbaïdjan.

Dans la même année, le 24 mars afin d’arriver à la résolution pacifique du conflit du Haut -Karabakh entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie sous les coprésidents des États-Unis, la France et la Russie, le Groupe de Minsk de l’OSCE  a été créé. D’après le règlement, le président de l’OSCE est représenté au Haut-Karabakh par son représentant personnel et son bureau d’administration  surveille les respects de l’accord du cessez-le-feu. Le fait qu’au cours de ces 21 ans les activités du Groupe de Minsk de l’OSCE sur la résolution du conflit du Haut-Karabakh sont toujours en manque de progrès, les espoirs à l’efficacité des efforts du Groupe de Minsk ont été détruits. L’activité visible du Groupe consiste de l’organisation des visites inutiles à la région du conflit. Dans ce cas, y’ a-t-il vraiment un besoin au travail du Groupe de Minsk de l’OSCE ?

Le député Fazil Mustafa, à son tour, a déclaré dans une interview avec nous que dans cette question ce sont les intentions qui comptent: «On n’a pas pu avancer dans l’étude de cette question car les pays étrangers manquent de bonnes intentions envers l’Azerbaïdjan. Le Groupe de Minsk de l’OSCE pourrait également exister sous d’autres formes. Mais le résultat serait le même. À cet égard, c’est à nous de trouver les moyens de libérer nos territoires de l’occupation arméniens sans attendre les fruits d’activité du Groupe de Minsk.  Et dans ce cas nous pouvons obtenir des résultats positifs  car aucun pays ne sacrifiera ses propres intérêts afin de représenter ceux d’Azerbaïdjan. Si aujourd’hui les azerbaïdjanais ne sont pas prêts à aucun sacrifice, il ne faut pas culpabiliser les pays étrangers. “Le Groupe de Minsk : les espoirs portés au vent !

 Le député a ajouté aussi qu’actuellement  les Etats-Unis  ainsi que la Russie et la France  représentent sans équivoque les intérêts de l’Arménie : «Cela signifie pour l’Azerbaïdjan de faire des concessions dans cette questions et par conséquent, il ne faut jamais attendre des progrès à notre bénéfice de la part des coprésidents. Nous devons pouvoir changer la situation nous-mêmes dans la région du conflit parce que dans tout les cas c’est nous le perdant. Nous devons être capables de lancer des démarches pour sortir de cette position perdante. “

 Le directeur de l’Institut d’études politiques au sein de l’Académie d’administration publique  d’Azerbaïdjan, politologue Elman Nassirov dans son interview a souligné que l’un des mécanismes de résolution des conflits internationaux est l’institution de la coprésidence: « Plus de 21 années se sont écoulées depuis la création du Groupe de Minsk de l’OSCE. Depuis 1997, les trois institutions de la coprésidence se sont formées et malgré cela le règlement du conflit est toujours bloqué.  Le Groupe de Minsk se vante souvent  de son rôle clef dans la résolution du conflit alors qu’il ne servait que à la garde du cessez-le-feu. En 2007, les coprésidents ont mis en avant les principes de l’accord de Madrid selon auxquels les négociations sont en cours mais cette fois ci c’est le pays occupant l’Arménie qui a pas accepté les conditions modifiées. Par conséquent, il n’y a aucun avancement dans la résolution du conflit du Haut-Karabagh. L’Arménie, à son tour, sous  les différentes prétextes cherche à préserver son  statu quo».

E. Nassirov a dit qu’à plusieurs reprises il y a eu des opinions au sujet de modification du format du Groupe de Minsk. Politologue  a déclaré: «L’idée du rejet de l’aide du Groupe a été envisagé, parfois même,  il y avait l’idée de la coprésidence de l’ensemble de l’Union Européenne.  Mais les avis concernant du structure du Groupe de Minsk ne sont pas vraiment subit des changements radicaux».

Le Groupe de Minsk : les espoirs portés au vent !Selon lui, il y a deux  choix : soit la guerre, soit la paix : «La priorité actuelle du gouvernement azerbaidjanais consiste de mener les pourparlers afin d’arriver à la solution pacifique. Et si, la décision politique se mettra en place concernant l’inutilité des négociations, dans ce cas, l’activité du Groupe de Minsk de l’OSCE peut être rejetée.  C’est après que nous pouvons commencer une guerre, et le droit international nous en permettra».

Le politologue  considère que la participation de la Russie au sein du Groupe de Minsk dans le processus de règlement soulève des certains questions : « La complexité du problème consiste dans la collaboration russo-arménien car la Russie est une grande puissance dans la région ainsi et l’Arménie se considère comme une province de la Russie. Ils ont signé un accord sur le placement d’une base militaire jusqu’à 2044. Ces deux pays sont les alliés militaires dans le Traité de sécurité collective. Depuis des années c’est la Russie qui fournit des armes à l’Arménie. Ces sont des faits réels. La coprésidence de la Russie au sein du Groupe de Minsk n’est pas forcément objective  mais le problème est que les autres coprésidents ne veulent pas faire face à la Russie dans le règlement du conflit. Aujourd’hui, il ya un certain nombre de désaccords entre  la Russie et les Etats-Unis aux sujets de la Syrie et l’Iran ainsi que sur le système de défense de l’OTAN en Europe.  On pense que le statu quo doit changer mais on n’effectue pas vraiment des démarches nécessaires pour la résolution du conflit du Haut-Karabakh. En d’autres termes, il ya des réalités qui nous échappent. Malheureusement, aujourd’hui, la résolution du conflit du Haut-Karabakh ne prend pas une partie prioritaire dans la politique étrangère des Etats-Unis ».

Le président du Centre des études de l’Orient-Occident, Arasstoun Oroujlou pense de même manière en disant que le Groupe de Minsk de l’OSCE  n’a pas réussi à atteindre un progrès dans le règlement du conflit du Haut-Karabakh : « Etant donné que le format même du Groupe de Minsk ne permet pas vraiment réussir quoique soit dans des progrès, c’est évident qu’il fallait pas  attendre des solutions réels sur le sujet du conflit de la part du Groupe de Minsk. Au sein du Group de Minsk il ya deux pays occidentaux, les Etats-Unis et la France et il ne faut pas ignorer la puissance de la Russie. Sans doute, toutes ces représentants ont ses propres intérêts géopolitiques dans la région caucasienne qui sont souvent en contradiction les uns avec les autres. Pour cette raison, il est absurde d’y attendre une position unique. Cependant, le Groupe de Minsk a joué un rôle déterminé dans le cessez-le-feu mais, bien sûr, les attentes étaient plus que cela.»Le Groupe de Minsk : les espoirs portés au vent !

D’après A. Oroujlou, la Russie est plus forte dans sa position concernant au conflit du Haut-Karabakh, et le gouvernement d’Azerbaïdjan ainsi que l’Occident en sont conscients: «C’est dans le cas du compromis des intérêts qu’on arrivera nous avancer dans le règlement du conflit. En pratique les autres solutions sont exclues. Autrement dit, il est théoriquement possible de faire des considérations. Mais en pratique, nous prenons en compte le fait que la Russie est à coté de notre ennemi. Mais comme au cours de dernières années, on observe une certaine façon de la coopération de la part de la Russie, on comprend mieux en mieux que seule l’émergence de l’intérêt commun peut servir aux changements radicaux ».

Fuad Husseynzada

 

“KarabakhİNFO.com”

03.10.2013 10:29

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