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Le panorama réel international de l’occupation des territoires de l’Azerbaijan

15.04.2014 | 09:28

1397539350_12Elkhan Suleymanov
le Président de l’Association de la contribution au développement de la société civile en Azerbaïdjan (ACDSCA)
le député de Chamaki

 1.L’agression et l’occupation militaire de l’Arménie ont conduit à des conséquences tragiques.

Depuis 25 ans, 20% du territoire de l’Azerbaijan, y compris le Haut-Karabakh et 7 districts qui l’environnent, a été occupé par les arméniens. Plus d’un million d’azerbaïdjanais sont devenus réfugiés à cause de la politique de migration armée et du nettoyage ethnique menée par l’Arménie et ils ont subi une grave violation de leurs droits de l’homme. Les infrastructures sociales et économiques ont été détruites dans les régions occupées de l’Azerbaijan. Cela favorise de graves pertes sociales, économiques et écologiques. Il est impossible de mesurer par une valeur monétaire le dégât des patrimoines sociaux et culturels qui sont dans les régions occupées.

La perte monétaire de l’Azerbaijan, suite à l’occupation, est plus de 431 bilions de dollars, ainsi ce montant augmente d’année en année. Il est impossible de calculer le dégât moral du conflit. On peut l’observer dans la vie quotidienne de 1 850000 azerbaïdjanais.

2. Le réservoir de Sarsang qui a également été occupé est la source de danger pour les régions de front.
Il convient de noter que le réseau d’irrigation des régions de première ligne de l’Azerbaijan (Agjabedi, Agdam, Berde, Goranboy, Terter, Yevlakh) se nourrissait du réservoir de Sarsang construit sur la rivière Terter en 1976. Malheureusement, depuis 22 ans,ce réservoir est sous l’occupation.
6 districts qui environnent le réservoir Sarsang souffrent de la pénurie d’eau. Selon certains experts, la destruction du réservoir, construit à l’époque soviétique, aurait une menace catastrophique pour plus de 400 milles civils habitant dans la région. Le contrôle du réservoir par les arméniens a déjà conduit à une crise, ainsi les routes sont détruites suite à l’ouverture du barrage en hiver, et lors des temps chauds la zone d’agriculture subit une pénurie d’eau. Toutefois, en raison de l’occupation de la région par l’Arménie, cette catastrophe économique, humanitaire, écologique et biologique s’est récemment mise en évidence.

3. Le blocus du Nakhitchevan empêche le développement réel de la région.

Depuis 25 ans, la République autonome de Nakhitchevan survit dans un état de blocus et lors de cette période, plus de 410 milles civils qui y habitent subissent des difficultés tragiques : l’insuffisance du gaz naturel et de l’électricité a aggravé la situation de la population, mais aussi a eu une influence négative sur le développement social et économique de la région. Malheureusement, la situation de Nakhitchevan souffrant d’un blocus n’a pas été mise en discussion dans la sphère internationale l’APCE et d’autres organisations internationales n’ont pas adopté une résolution quelconque concernant ce sujet.

4. il y a une énorme différence entre le cas de la Crimée et du Haut-Karabakh.

Selon certains experts, il y a une similitude entre le Crimée et le Haut-Karabakh. Cependant, ces deux conflits se différencient l’un de l’autre énormément d’un sens historique, politique et juridique. Par exemple :
a. Tous les ethnies, y compris les russes, les ukrainiens, tatars de Crimée ont participé au référendum de la Crimée. S’il y a un référendum sous le nom de vote populaire au Haut-Karabakh dans l’avenir, seulement les arméniens qui habitent dans les régions occupées y participeront. Il faut noter que cette région a été transformée à une région mono-ethnique par la force. Comme les azerbaïdjanais ont subi à un nettoyage ethnique et une migration inévitable, actuellement les arméniens sont la seule ethnie qui habite au Haut-Karabakh.

b. Selon le droit international, le droit à l’autodétermination n’est pas appliqué à ceux qui font la guerre, les actes de violence contre les représentants d’autres nations qui habitent dans la même région, les massacres, les crimes de génocide, et il est illégitime de diviser le territoire par la violence.

5. L’Azerbaijan soutient l’intégrité territoriale de l’Ukraine et exige le même niveau de soutien comme celui qui a été attribué à l’égard de l’Ukraine.
L’Azerbaïdjan soutient l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’inviolabilité des frontières de l’Ukraine. Le 27 mars, la délégation azerbaïdjanaise a supporté la résolution concernant l’intégrité territoriale de l’Ukraine auprès de l’Assemblée générale des Nations Unies et a démontré d’une manière très claire sa position sur ce conflit.

En même temps, je pense que, le Haut-Karabakh n’est pas seulement un conflit gelé, mais il est aussi la source d’instabilité dangereuse dans le Caucase du Sud et mérite la même attention que la crise ukrainienne. Par conséquent, les organisations internationales et les institutions européennes doivent respecter leurs décisions et les exécuter.

18500000 azerbaïdjanais, y compris 410 milles personnes qui habitent au Nakhitchevan dans un état de blocus, 400 milles habitant de 6 districts à cause de l’occupation du réservoir Sarsang, 1 million d’azerbaïdjanais suite à l’occupation qui dure depuis plus de 20 ans, sont privés des droits de l’homme. Ainsi, ils habitent comme les réfugiés dans des conditions socio-économiques difficiles.

Toutefois, les organisations internationales protègent l’Arménie dans tous les cas, jouent un rôle de mécène, n’ont pas envie d’introduire les moyens réels afin de mettre fin à l’occupation, se limitent par l’adoption des résolutions, n’appliquent pas de sanctions contre ce pays, elles ne mettent aucune distinction entre l’Azerbaijan qui souffre de l’occupation et l’Arménie, même dans certains cas ces organisations tentent de présenter l’Arménie comme un pays plus démocratique.

6 . Six pays du Partenariat oriental

5 pays post-soviétiques, sauf la Biélorussie, sont impliqués dans le programme du Partenariat oriental. L’objectif principal du partenariat oriental est de développer l’intégration entre l’UE et les pays partenaires. Cependant, on a négligé le facteur de la Russie dans les objectif du Partenariat.
Les pays post-soviétiques et la Russie ont des relations réciproques dans les différents domaines et la résolution des problèmes territoriaux des pays du Partenariat oriental dépend de la Russie. Par conséquent, la négligence du facteur de la Russie met les pays du Partenariat oriental face à un choix difficile : la Russie ou l’UE

D’autre part, les pays du Partenariat sont les régions géopolitiques où les intérêts de la Russie et de l’UE sont identiques. Jusqu’à présent l’UE n’a pas proposé des mécanismes visant la prévention des risques aux lesquels les pays partenaires peuvent être confronté. Alors, les pays du Partenariat oriental ne sont pas assurés des risques géopolitiques.

À cet égard, le cas de l’Ukraine est une crise géopolitique. Si le Partenariat oriental n’est pas capable de résoudre le problème territorial des pays engagés dans son programme, au contraire, cette situation favorise les nouvelles pertes territoriales et d’autres difficultés, donc, il faut penser sérieusement sur l’avenir de ce programme.

En général, le programme de Partenariat oriental et l’Assemblée parlementaire de l’Euronest doivent être reconsidérés, car leur l’avenir n’est pas sur.

7. il y a l’avantage des relations bilatérales avec l’UE pour l’Azerbaijan
L’accord de l’association n’est pas un accord universel. C’est un accord qui sera signé par l’UE et ses voisins. Les termes du contrat ont été formés à la suite de négociations entre les parties concernées. L’Azerbaijan tire des avantages du partenariat stratégique avec l’UE et entre l’UE . Depuis plus d’un an, il y a des négociations qui sont en cours entre l’Azerbaijan et l’UE.

8. L’Azerbaijan et l’UE collaborent dans le secteur d’énergie.

À partir de 2018, le gaz naturel du gisement de Shah Deniz devrait être transporté en Europe par les pipelines Trans-Adriatic (TAP) et le Trans-Anatolie (Tanar). L’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, le gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum et le projet de chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars sont destinés à assurer la sécurité énergétique de l’UE.

9. Bien que la position des organisations internationales soit sans équivoque, elles n’appliquent pas de sanctions contre l’Arménie.
En 1993, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté 4 résolutions concernant l’occupation des territoires azerbaïdjanais (Résolution 822, 853, 874 et 884). Ces documents exigent de retourner les territoires occupés d’une manière inconditionnelle. Ainsi, l’occupation des territoires azerbaïdjanais par l’Arménie a été condamnée par l’APCE, le Parlement européen et d’autres organisations internationales.

Les organisations internationales reconnaissent l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan par les diverses résolutions et déclarations, cependant, elles n’appliquent aucune sanction contre l’Arménie.

La communauté internationale se limite à condamner l’agression de l’Arménie et cela montre que les organisations internationales appliquent les doubles normes.

10. L’Azerbaijan subit une discrimination dans les organisations internationales.

Cela fait des années que l’Azerbaijan s’est engagé dans le programme du partenariat oriental. Cela fait 14 ans que l’Azerbaijan est le membre du Conseil de l’Europe. Par contre, les résolutions de nos problèmes ne sont pas soutenus d’une manière adéquate pas les organisations internationales où ce pays subit une discrimination depuis 20 ans.

Les négociations diplomatiques et les sanctions appliquées contre la Russie suite à l’adhésion de Crimée mettent en évidence les doubles normes et l’hypocrisie de l’Ouest à l’égard des régions occupées, du Haut-Karabakh. Approximativement depuis 25 ans, ces régions sont sous l’occupation arménienne et les normes juridiques internationales sont violées. Toutefois, l’UE traite d’une manière indifférente la violation de l’intégrité territoriale et la souffrance d’un million de personnes déplacées. La loi est identique pour tout le monde et elle ne peut pas être appliquée de différentes manières dans les différents pays. Le monde serre la vis à Moscou, mais les sanctions contre l’Arménie sont où ? La communauté internationale doit soutenir l’Azerbaijan de la même manière, comme elle soutien l’intégrité territoriale de l’Ukraine par les déclarations et actes. D’autre coté, les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Parlement européen, le Conseil européen doivent être respectées.

D’après moi, l’Azerbaijan doit apprendre des soutiens attribués en Ukraine par les Etats-Unis et pays occidentaux, ainsi que les toutes les organisations internationales et exiger l’applications des sanctions contre l’Arménie auprès de la communauté mondiale, notamment de l’UE, du Conseil de l’Europe et de l’OSCE.

Au lieu de sanctionner l’Arménie, on sert des prétextes pour retarder la situation actuelle.
Les organisations internationales préparent les attaques d’envergure sous le prétexte des droits de l’homme contre l’Azerbaijan afin de protéger l’Arménie lors de la présidence de l’Azerbaijan au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. Les embryons de ce complet est prévisible.

Le conseil de l’Europe qui se présente comme la maison de liberté et d’unité veut réaffirmer que il s’occupe principalement des droits de l’homme. Après les recherches, on perçois que c’est essentiellement appliqué aux 4 des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe :

La Russie, L’Ukraine, La Turquie et l’Azerbaïdjan  dans le cas actuel, l’Ukraine a été supprimée de cette liste par les organisations internationales, notamment le Conseil de l’Europe. En outre, ces organisations craignent d’offenser la Turquie, car celle-ci est particulièrement important pour elles.

D’autre part, le 10 avril, l’APCE a temporairement privé la Russie du droit de vote. Cependant, 2 jours après, ils étaient déçus de leur décision, car il n’y avait pas de pays à attaquer sous le prétexte des droits de l’homme. Ainsi, le nombre des pays à critiquer a été réduit au minimum. Par conséquent, le Conseil de l’Europe s’est mis à offenser l’Azerbaïdjan afin de garder son rythme de travail.

Il est évident que les organisations internationales ont un mécanisme de fonction connu depuis longtemps pour offenser un pays quelconque, particulièrement l’Azerbaijan. Les organisations internationales non-gouvernementales comme l’Amnistie internationale, Human Rights Watch, Freedom House etc… qui sont financées par les puissances mondiales et remplissent leurs commandes, commencent à critiquer les droits de l’homme et la liberté de l’expression en Azerbaïdjan. Ensuite, l’ancien scénario est répété : ils financent les organisations non-gouvernementales du pays afin d’avoir plus de référence. D’ailleurs je tiens à dire que certains organisations non-gouvernementales de l’Azerbaijan sont champions d’offenser leur propre pays par les accusations déraisonnables grâce aux fonds étrangers.

“KarabakhİNFO.com”

15.04.2014 09:28

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