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Le trait arménien dans la réalisation de films

02.05.2014 | 10:25

1399011799_qqqGafar Tchakhmagli 
Doctorat en science politique

 La réalisation d’un film est la meilleure façon d’attirer l’attention de tout le monde sur le soi-disant « génocide arménien ». Cette opinion a été exprimée lors d’une réunion de la Commission d’Etat dont le directeur est le Président arménien relative à la préparation du 100ème anniversaire du soi-disant ‘génocide arménien’. Lors d’une réunion de cette commission, on a discuté la réalisation d’un film par un réalisateur allemand d’origine turque, Fatih Akin, concernant cette question. Ainsi, Malgré la confidentialité des réunions de cette commission, la presse a divulgué cette information. Actuellement, Fatih Akin avoue qu’il s’est engagé dans le tournage d’un film concernant le ‘génocide arménien’. Ce film s ‘appelle The Cut (Les Assassinés) 

Depuis environ 15-20 ans, les arméniens utilisent des films comme moyen de pression afin d’obtenir un avantage dans leur lutte idéologique contre l’Azerbaïdjan et la Turquie. Le film de fiction ‘Ararat’ qui est réalisé en 2002 est l’un des plus réussis projets des arméniens concernant ce sujet. Le réalisateur de ce film, Atom Yegaian, est un arménien né au Canada.

Cependant, Fatih Akin est un turc né en Allemagne. Tous les deux sont les réalisateurs connus dans le monde. En ce moment, on croise souvent leurs noms dans la presse. Est-ce que c’est logique qu’ils ont eu recours au ‘génocide arménien’ ? Certes, il ne faut pas les mettre en parallèle.

Le choix d’Atom Yegaian est compréhensible. Il a démontré son identité nationale et réalisé ‘Ararat’ qui sert bien à l’arménisme. La diaspora arménienne a fait beaucoup d’effort pour que ce film ait ‘Oskar’. Le film a été récompensé par de nombreux prix dans les festivals grâce à la diaspora. Il y a eu des ventes impressionnantes. Le film avait été acheté par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne avant la réalisation. Avant la réalisation, les pays savaient quoi sur le contenu de ce film ? Ils savaient seulement que ce film serait une moyenne de garder la Turquie sous la pression. Ainsi, les institutions diplomatiques de ces pays tentaient vivement de présenter le film en Turquie. Pourquoi attachait-on tellement d’importance à ce film ? En effet, ce film n’est pas la première ‘œuvre’ concernant ce sujet.

Avant ce film, plusieurs livres des idéologues arméniens avaient été apparus. Cependant, ce film est caractérisé par le soutien du monde occidental pour que les arméniens atteignent leur but. Les fonctionnaires européens, les docteurs américains qui ont travaillé en Anatolie d’Est en 1915 sont le moteur du char idéologique des arméniens.

On a dépensé 15 millions de dollar pour le film d’Atom Yegoian. Cette somme a été fournie par les fonds chrétiens de l’Amérique et de l’Europe, non par la diaspora arménienne.

En ce moment, Atom Yegoian travaille sur un autre film. Lorsque Atom Yegaian a participé au festival ‘L’abricot en or’ qui a eu lieu à Erevan en 2013, il a évoqué que jusqu’en 2015 il réaliserait un autre film. À part ‘Ararat’, Achot Malakian, un réalisateur français d’origine arménienne, a abordé l’histoire du ‘génocide’ dans les premières dix minutes de son film qui s’appelle ‘Mayrik’ (‘la Mère’). Ensuite, il parle de la lutte d’une famille arménienne qui s’est déplacée en France, pour survivre.

Les arméniens dépensent des sommes incroyables pour les films. La presse arménienne caractérise la réalisation d’un film sur les motifs du roman ‘Le nid d’alouette des champs’ d’Antonio Arslan, l’écrivain italien d’origine arménienne, comme l’un des exemples Ces films sont la propagande cynique d’un génocide. La presse arménienne parle de la réalisation d’un film à partir du livre intitulé ‘Quarante jours dans la montagne Moise’.

‘Quarante jours dans la montagne Moise’ est un roman de Frans Verfelin, un juif de l’Autriche. Ce roman parle d’une histoire réelle qui s’est déroulée dans un village arménien situé dans le contreforts de la montagne Moise à Hatay avant la déportation de 1915. Plus précisément, il décrit la lutte des arméniens contre les gendarmes qui sont venus les déporter. Donc, il n’y avait rien de spécial.Après avoir lu ce roman, on voit que celui-ci ne rend pas l’impact du génocide comme une tragédie humaine.

Pourtant la presse le présente comme un héroïsme arménien.

Auparavant, on a donné le feu vert à la démonstration du film de Yegoian dans les plusieurs pays du monde. Car, dans ce film l’objectif principal des arméniens et la politique anti-turque menée par ces pays se coïncident. Ainsi ces deux phénomènes se complètent. Jetons un œil sur l’impact de ce film : depuis 2002, le ‘génocide arménien’ est considérablement inclus dans le cadre de a politique nationale des pays européens. On a failli d’adopter une loi violant gravement les droits de l’homme qui prévient la punition aux gens qui nient le ‘génocide arménien’ en France. En outre, la Suisse a presque effectué cette punition : ainsi, lors d’une conference Dogu Perintchek a dit que le ‘génocide arménien’ est basé sur l’hypocrisie et le gouvernement suisse voulait le mettre en prison pour 90 jours. Enfin, la justice a été rétablie, puisque la Cour européenne a annulé la décision.

Donc, les films susmentionnés servent pour ces buts. En d’autres termes, ce n’est pas seulement la diaspora arménienne qui est derrière cette idée.
La présentation des malheurs de 1915 comme le ‘génocide’ commis contre les arméniens et la propagation de ce film dans les plusieurs pays du monde ont le but de croitre la pression sur la Turquie.

Alors, qui est-ce que prend les ‘rôles’ dans ce film ? Atom Yegoian est un arménien du Canada. Charles Aznavour, un arménien de la France, joue le rôle de premier plan. Les autres acteurs sont les arméniens. Les scènes se déroulent en bas du Mont Ararat, à Van. ‘L’acteur’ principal est le monde occidental. Celui-ci veut condamner la Turquie à cause d’un ‘crime’ qui n’a pas eu lieu. Lors de ce film la terreur arménienne est acquittée puisqu’ils sont des ennemis de la Turquie. Ce n’est pas au hasard que l’on a intitulé le film ‘Ararat’. Les arméniens ont transformé le Mont Ararat ou Agridagh en leur symbole national. Lors de la puissance soviétique, les supérieurs arméniens suggéraient le rêve d’Ararat dans la société arménienne. Ainsi, cette montagne est devenue sainte pour chaque arménien. Actuellement, le mont Ararat est décrit sur le blason de l’Arménie.

En effet, cette tentative fut la revendication territoriale et aucune objection n’a été annoncée par la Turquie. Comme il n’y avait aucune réaction à ces revendications, l’Arménie est allée encore plus loin. Ainsi, au niveau présidentiel, ils ont affirmé leur revendication d’acquérir l’Ararat.

Si vous vous souvenez, lors d’une compétition de la langue et littérature arménienne organisée en Arménie, l’un des élèves a demandé au président arménien, Serge Sarkissian, ‘Pouvons-nous retourner nos territoires occidentaux (sous-entendu les régions de l’Anatolie de l’Est en Turquie) , y compris l’Ararat’ ? Le président a répondu : ‘Nous avons retourné le Karabakh. Ainsi, vous êtes chargés de retourner l’Ararat’. Il fallait ‘l’Ararat’, le film d’Atom Yegoian pour que Serge Sarkissian puisse mettre le devoir de retourner la région de l’Ararat située dans l’Est de la Turquie et appelée ‘les territoires de l’Arménie de l’Ouest’ devant la nouvelle génération. Certes, la réalisation de ce film n’était pas un hasard.

En outre, aucune protestation (sauf les médias azerbaïdjanais et turcs) n’a été exprimée à cette déclaration agressive du leader arménien. Au contraire, il y avait des personnes en Turquie qui ont soutenu cette idée qui s’oppose au droit international. On ne peut pas négliger l’existence de ces personnes en Turquie.
Lors de la préparation du centenaire du ‘génocide arménien’ en 2015, les arméniens veulent également se servir des chercheurs d’origine turque. La meilleure preuve de cette tendance est Taner Aktcham qui collabore avec les arméniens depuis de nombreux années. Les arméniens invitent certains ‘intellectuels turcs’ qui sont ami de l’Arménie dans leur pays et ils les encouragent à les aider dans cette mission. Il y a des journalistes, des écrivains, des chercheurs comme Hassan Jamal, Ali Bayramoglou, Fatiye Chetin, Orhan Pamouk parmi ces ‘intellectuels’. Certains d’entre eux participent vivement aux conférences organisées par la diaspora arménienne et l’Etat de l’Arménie, ainsi ils défendent les allégations déraisonnables des arméniens. Cela occupe une grande place dans la presse arménienne. Dr. Taner Aktcham, le professeur de l’Université de Clark aux Etats-Unis et l’historien, est devenu très actif ces derniers temps. Ses livres sont étendus dans la plupart des pays du monde. Ainsi, la présentation de ces livre est une moyenne de propagande pour les arméniens. Ses livres intitulés ‘ le Crime de l’humanité des jeunes turcs: le génocide arménien’ et ‘ le nettoyage ethnique dans l’Empire ottoman’ sont également présentés à Erevan.

La société sait très bien pourquoi et au nom de quoi ces personnes ont choisi de trahir. Je ne voudrais plus citer leurs noms. Pourtant, il faut absolument parler de l’un d’eux – Fatih Akin.

Malgré son origine turque, il veut réaliser un film qui excellerait non seulement celui de Yegoian, mais aussi tous les films concernant ce sujet. Les arméniens sont impatients de voir son film ‘The Cut’. En effet, ils n’attachent pas tellement d’importance au sujet du film. Le plus important aspect de ce projet est le nom du auteur turc.

Fatih Akin est également conscient qu’il contribue à la réalisation du but des arméniens. Il sait très bien que les arméniens préfèrent les médias visuels dans la propagande afin de réaliser leur objectif. Le gouvernement arménien est prêt à allouer des fonds. Au niveau étatique, ils ont encore prévu de réaliser quelques films du ‘génocide’. Probablement, l’un de ces films sera celui d’Akin. En 2015, pour le centenaire du ‘génocide arménien’, ill est prévu d’attirer l’attention par un autre film. C’est pour quoi, ils ont sollicité à Steven Spielberg, un réalisateur célèbre qui a eu le prix ‘Oscar’.

La réalisation des films n’est pas le seul projet lancé par la diaspora et le gouvernement arménien dans le domaine visuel. L’autre projet remarquable est l’organisation des séries de concert sous le slogan ‘Encore une fois, jamais !’ Plusieurs musiciens connus, y compris Stevie Wonder, participe à ce projet qui est destiné à promouvoir les activités de la propagande du ‘génocide’. Si on tente de trouver les liens qui relient Atom Yegosian et Fatih Akin, on remarque un étrange parallèle. Bien sûr, ce deux réalisateurs, l’un arménien et l’autre turc, travaillent pour l’argent. Il faut beaucoup d’argent afin de tourner un film. Nous avons souligné que l’on a dépensé 15 million pour le film ‘Ararat’. Cependant, il faut allouer un plus grand budget pour le film de Fatih. Alors, qui allouera cette somme ?
Regardons les gens qui a accepté de sponsoriser ce film : les meneurs de la diaspora arménienne, plus précisément, les communautés arméniennes du Liban et d’Istanbul, ainsi les responsables qui sont dans la commission de l’Etat pour la préparation du centenaire du ‘génocide arménien’ pour le tournage du film. Les arméniens ont déjà commencé à mettre la pression sur Fatih Akin pour que le film soit prêt jusqu’en 2014. Ainsi, ils veulent obtenir un nouveau ‘Ararat’. Cependant, le film ‘The Cut’ concernant le ‘génocide arménien’ tourné par un turc n’aura pas le même impact que celui du film ‘Ararat’.

“KarabakhİNFO.com” 

02.05.2014 10:25

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