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Les écoles arméniennes dans l’Empire ottoman

06.05.2014 | 14:20

1399371605_1397220391_ (1)Lors de la première Guerre mondiale, les missionnaires américains qui sont venus en Turquie afin de convertir les juifs et les musulmans au christianisme se sont insérés parmi les chrétiens locaux et ils ont relancé des activités semi-implicites et semi-explicites contre les turcs. La reconnaissance de “La Charte de la nation arménienne” et de l’Eglise protestante arménienne par l’Empire ottoman ont favorisé les activités des missionnaires américains pour qu’ils puissent atteindre leurs objectifs.

Le collège de Robert à Istanbul a été fondé par le moine chrétien Dr. Sirous Hamline. Le but était de détruire le turquisme et de répandre le christianisme. Le collège préparait les rebelles dans une section de ‘L’école arménienne de prêtre’. L’école était financée par les juifs de France. Il est intéressant que nombreux membre du comité arméniens qui ont incité les bulgares à se révolter étaient diplômés de ce collège.

Il suffit d’étudier les activités des missionnaires américains à Gaziantep afin de comprendre qu’ils ont soulevé les arméniens contre les turcs. Jusqu’en 1817, il n’y avait pas de missionnaires à Gaziantep. Bord a été le premier espion américain qui s’est préoccupé des arméniens de la Turquie. Il s’y est installé en 1818. Ensuite, il a lancé ses activités affreuses.

Dans son livre intitulé ‘la défense de Gaziantep’, Ali Nadi Unler évoque qu’avant l’arrivée des missionnaires américains à Gaziantep, les arméniens locaux parlaient turc avec un accent de cette région et ils apprenaient la langue arménienne dans le collège américain.

Avant que les américains aient provoqué les arméniens de Gaziantep, ils faisaient leurs prières en turc. Il convient de noter la deuxième union des églises a été créée en 1848 à Gaziantep, après celle d’Istanbul. Les missionnaires ont fondé une faculté de médecine et un collège américain à Gaziantep. Les diplômés de cette faculté ont continué leurs études à Bebek grâce aux bourses américaines et puis, ils y sont retournés. 52 étudiants sur 58 de l’école protestante Kayajik ont continué leurs études grâce à la bourse de l’organisation anti-turque qui s’appelait ‘Kili itdihade’.

Les sources arméniennes démontrent qu’en 1860, il y avait 42 écoles arméniennes à Istanbul. En 1871, le nombre des écoles arméniennes a atteint à 51. A cette époque, la gestion des écoles arménienne était réglée par la charte :

Article 3 : Avant les cours, les étudiants doivent aller à l’église tous les matins afin d’assister aux rites religieux. Après les cours, ils ne doivent pas rentrer à la maison sans prier à l’église.

Article 7 : L’enseignement religieux doit être une priorité extrêmement élevée.

Article 8 : Il faut attacher l’importance au fait que les étudiants parlent arménien et qu’ils n’utilisent pas les mots étrangers.
Le ” contrôle de la formation générale» (le Ministère de l’éducation) a été créé en 1847 dans l’Empire ottoman. 6 ans après cet événement, le 22 octobre 1853, on a également crée la ‘commission éducative des arméniens’. Dans le décret des reformes, il est démontré que ‘l’Etat n’est pas l’état des musulmans’. Les leader arméniens comme Dr. Servitchen, Kaspar Sinapyan, Dr. Panarok Feruhan se sont engagés dans les activités afin de créer cette commission. La “Commission éducative des arméniens” s’est rapidement transformée en une organisation nationaliste arménienne et elle s’est mise à lancer des projets nationalistes. Par conséquent, les arméniens eurent des écoles privés, des enseignants, la commission éducative dans le cadre des frontières de l’Empire ottoman. Ainsi, les étudiant arméniens qui ont du talent ont réussi à être aidés par le gouvernement.

Il est évident que cette commission s’est préoccupée de l’idéologie nationale arménienne et elle a réussi à ouvrir des centaines d’écoles dans un court délais. Ces écoles collaboraient intensivement avec les provocateurs arméniens. Ainsi, on donnait les cours aux espions étrangers dans ces écoles.

Donc, à la veille de la première Guerre mondiale, un large éventail de possibilités était accessible pour l’organisation de la minorité arménienne. Par conséquent, le nombre d’écoles qui sont utilisées comme l’entrepôt des munitions des forces arménienne lors de la guerre est dépassé mille. D’après les informations obtenues, à la veille de la première Guerre mondiale, il ‘y avait 1145 écoles arméniennes grégoriennes en Anatolie. Il faut également ajouter le nombre des écoles catholiques et protestantes, ainsi celui des écoles privés arméniennes sur ce chiffre.

Dans ces écoles, les artistes arméniens faisaient des tableaux spéciaux afin d’exaspérer les jeunes arméniens, les poètes arméniens écrivaient des berceuses, des poèmes qui vantent les guerriers arméniens et qui diffamaient de l’hostilité de la part des turcs a l’encontre des enfants arméniens. Les noms de deux généraux arméniens qui ont rejoint l’armée russe lors de la guerre turco-russe des années 1877-1878 ont été promus comme la source de fierté. Ces écoles étaient utilisées comme un dépôt d’armes. Cette vérité qui a échappé à l’attention des turco-musulmans pendant de nombreuses années s’est émergée lors des incidents d’Erzouroum.

Les membres du comité qui cherchaient une excuse afin de relever un problème quelconque dans le cadre des frontières turques ont stocké les armes, les bombes qu’ils ont importé de la Russie dans l’école Sanarian à Erzouroum et dans les églises. Le gouverneur d’Erzouroum, Semih Pacha, a appris la situation et commandé de rechercher ces endroits. Cependant, les membre du comité avaient pris les mesures préventives. On a ouvert le feu sur les policiers qui étaient venus enquêter. Trois soldats et un policier turc ont été martyrisés. Toutefois, l’école et les églises transformées en stock ont été contrôlées. On a trouvé un grand nombre de pistolets, de projectiles et les mécanisme utilisées pour fabriquer des épées.

Les activités malveillantes des membres arméniens du comité ont été identifiées par l’autorité de l’Empire ottoman et ces activités ont été publiées dans la presse militaire.Dans ce livre, il y a des importantes sources concernant la question arménienne. Ainsi, on peut trouver ces notes sur les activités des membres du comité :

«  les membres du comité sont entrés dans les écoles. En particulier, les enseignants ont été sélectionnés parmi les fanatiques dachnak, hnjak et ramgavar. Ils se sont mis à écrire des livres perturbant les cerveaux des enfants sur la révolte, la nation et la liberté. Ainsi, ils ont créé des œuvres qui suggéraient la haine et la rancune contre les turcs ».

Les livres utilisés à partir de l’école maternelle contribuaient à cette idéologie. Jetons un œil sur quelques exemples : L’écrit intitulé ‘Hamiyeti Yervant’ : « Yervant est notre ami. Je l’aime beaucoup puisque c’est un jeune patriote. Il parle très bien arménien. Il suit très attentivement les cours concernant notre langue et notre histoire nationale. Il n’est pas comme d’autres enfants qui Qui ne parlent pas bien leurs langue maternelle ,qui utilisent des mots étranger dans leurs discours, et qui lisent toujours des livres d’auteurs européens Il peut vous interpréter les proverbes arméniens, l’héroïsme des rois arméniens et les catastrophes qu’ils ont subi. Si il voit l’image d’un écrivain honorable,il est capable de le reconnaître et même de vous donner son nom.

Dans le même livre, on trouve un autre poème intitulé ‘L’enfant arménien’.

« je suis un enfant de la génération arménienne
je parle la langue d’Hayk, d’Aram
je n’ai pas de couronne, d’or, de diamant
pourtant, mon cœur est plein

Je suis honnête
l’amour pour ma nation me brule.
Les âmes des héros vivent dans mon cœur,
je ne vendrais pas l’esprit de mon ascendance.
Même si nous subissons la persécution
les arméniens ne mendient jamais

Les mêmes auteurs ont également écrit un livre pour les écoles secondaires. Dans ce livre, il y a un autre poème intitulé ‘l’enfant arménien’ :

« Enfant arménien,
L’enfant héroïque,
tu es de la génération de l’héros Vartan
sois honnête
ta nation se vante de toi
Deviens un grand érudit
sois la tête de ta patrie
deviens un grand leader,
Exalte l’âme de la nation.

Tous les enfants arméniens
Sont obligés de perpétuer les affaires de son héros ancêtre
et d’être respectueux envers la patrie »

Dans le même livre, on trouve un autre poème qui s’appelle ‘l’union’ :

«  Arméniens,
Indépendamment de votre confession
Collaborez toujours.
Vous possédez la même langue, la même histoire,
soyez attaché l’un à l’autre.

Arméniens !
Indépendamment de votre comité,
mettez vos pieds ensemble
Nous possédons une seule langue et une seule patrie,
Donc, possédez un seul but, un seul âme

Arméniens !
Indépendamment de votre position, de votre rang
Soyez attachés coeur à cœur
La même tempête a détruit votre vie
Soyez les amis fidèle dans l’Akhira

Arméniens !
Indépendamment de l’étoile sous laquelle vous vivez
Faites les efforts
il vous faut l’amour de fraternité
Vos ancêtres
de leurs tombes
vous recommande l’union..’

Dans un autre manuel, on écrit :
« La première leçon est l’Arménie. Celle-ci est la patrie de nos ancêtres. Actuellement, l’Arménie a été divisée entre trois pays. Auparavant, notre patrie était un pays très peuplé et heureux.
L’Arménie est entourée par Pontus ( la mer noire) et Rasdan (la Georgie) au Nord, la Mer Caspienne et l’Iran à l’Est, l’Assyrie et l’Algérie au Sud, la rivière Alous (Kiziltchay) à l’Ouest.
Dans le même livre, il est évoqué :
« Les arméniens en Turquie. Suite à l’acquisition d’une grande partie de l’Arménie par les turcs, la persécution des tatars a recommencé. Les arméniens et d’autres nations ont subi la souffrance jusqu’à la promulgation de la constitution. Le gouvernement russe a lancé une guerre contre l’Empire ottoman afin de protéger les chrétiens… »

Ainsi, la question arménienne est expliquée de cette manière :
«Les arméniens ont dénoncés les massacres, pillages etc..du gouvernement de Sultan Hemid a l’Europe. Et c’est a partir de ce moment là que le problème arménien.est apparu».
En 1878, la guerre turco-russe a été terminée. Lors de la signature de l’accord à San Stefano, le prêtre révérend arménien, Nerses Varjapetian, a raconté la souffrance que les arméniens subissaient et il a demandé de trouver un remède à ce problème. La question arménienne a été adoptée sous l’article 16. Cependant, lors de la conference à Berlin dans la même année, on l’a modifié. Nos désirs ont été assurés par l’article 61 ».

Dans le même livre on trouve également les écrits intitulés les comités arméniens et les massacres arméniens qui les acquittent et empoisonnent les cerveaux des enfants.

Dans les livres de géographie d’école secondaire, le nom de Van, d’Erzouroum de Diyarbekir sont marqués respectivement comme Vasporagan, Garin et Dikranagerd. Dans ces livres, les provinces de l’Est sont présentées d’une manière très détaillée. Lorsque les enseignants du Comité parlaient de l’Empire ottoman, ils suggérèrent que les turcs aient occupé les territoires arméniens, les provinces de l’Anatolie et qu’il était un devoir national de vaquer à sauver la patrie de leurs ancêtres. Il était obligatoire d’enseigner les livres élaborés par le comité et choisis par le Patriarcat dans les écoles. Il était également obligatoire d’apprendre par cœur les modernes et anciens poèmes qui sont inclus dans les livres de littérature. Dans les cahiers et les manuels de littérature, d’histoire, de mathématique, de géographie, ainsi dans d’autres livres distribués aux étudiants, il y a la carte falsifiée et le blason fictif de l’Arménie. Les administrateurs scolaires et les enseignants ont été choisis parmi les gouverneur du comité et les membres du comité venant de la Russie par le Patriarcat. La grande école arménienne (Getronagan) à Galata est devenue un centre d’activités dans les mains de ces personnes. Les plus importantes discussions concernant le comité se déroulaient dans cette école et l’école Sanazarian.

À part les écoles et les livres, les chroniques qui sont publiées toutes les années par les auteurs arméniens sont remarquables. Chaque année, l’une de ces chroniques intitulée ‘Armenon Daresevisi’ était publiée à Istanbul par un homme qui s’appelait Teotik. Cette chronique contenait les peintures des membre du comité arménien, leurs poèmes et articles, les peinture des artistes étrangers concernant la question arménienne.

 

Bakhtiyar Adiloglou

“KarabakhİNFO.com”

 

 

06.05.2014 14:20

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