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“Les jeunes sont assez sensibles à la question du Haut-Karabakh”

03.10.2013 | 14:01

1380794337_nizami-1Le Directeur du Centre Ataturk, membre du Parlement, le professeur Nizami Djafarov a donné une interview à notre journal électronique international “KarabakhİNFO.com”.

  

-Monsieur Djafarov, ces derniers jours, les attaques des hackers arméniens contre notre site web “KarabakhİNFO.com” sont augmentées et par conséquent, nous avons constatons que les arméniens parlent très couramment le turc et qu’ils font des propagandes dans cette langue. Qu’aimeriez-vous dire à ce sujet?

 

– Les arméniens vivant en Turquie maitrisent parfaitement le turc comme une langue maternelle. Certains parmi eux même ne connaissent pas l’arménien ou l’avaient oubliée. Les arméniens ont vécu tout au long de l’histoire sous domination turque. Depuis des siècles ils écrivaient des poèmes en turc.  Aux XVI- XX siècles plus de 300 poètes arméniens ont composé en azerbaidjanais et en turc.

– A quel point est-il important pour nous d’apprendre l’arménien?

 

– Il est important pour nous de connaitre l’arménien surtout aux niveaux de scientifique et politique. Sur le plan économique nous ne l’avons pas besoin. Mais bien sûr, pour les recherches et études historiques, avoirs des intellectuels c’est indispensable.  Aujourd’hui nous avons des experts qui parlent arménien mais leur nombre n’est pas assez. Surtout la connaissance de l’arménien ancien compte plus pour nous. Mirali Seyidov était l’un de ces experts qui connaissait parfaitement l’arménien ancien. Aujourd’hui, Farida Mammadova, une historienne brillante qui continue ses travaux. A cet égard, nous devons ouvrir des facultés de langue et de littérature arméniennes, histoire et civilisation arméniennes dans nos établissements d’enseignement supérieur.

– Quelles sont des langues plus efficaces pour mener la gerre de l’information contre l’Arménie?“Les jeunes sont assez sensibles à la question du Haut-Karabakh”

Nous devons mener la guerre de l’information contre l’Arménie non seulement en arménien mais aussi dans des langues internationales, comme le français, l’anglais, l’allemand, le russe, le turc etc. La diffusion des informations en arménien n’est pas plus importante que les autres langues. La lutte contre les arméniens en arménien n’est pas en première nécessité.  Il est plus important de mener la guerre de l’information dans des langues internationales. Mais je souligne une fois de plus qu’aux niveaux de scientifique et socio-politique  la connaissance de l’arménien est indispensable.

 Comment évaluez-vous les connaissances des jeunes azerbaidjanais sur le conflit du Haut-Karabakh et leurs activités dans ce procès?

La jeunesse azerbaidjanaise d’aujourd’hui est assez sensible à la question du Haut-Karbakh et ils sont suffisamment actifs dans des procès sociaux-politiques. Ils maitrisent une connaissance approfondie sur le Haut-Karabakh. Nos jeunes ont de grands succès dans ce domaine. Il n’y a aucune raison de s’inquiéter à ce propos.  Ils sont assez informés sur le sujet à travers des informations, des recherches et des études menées sur le conflit du Haut-Karabakh.

– Quelles d’autres mesures faut-il prendre?

Les jeunes étudiants azerbaidjanais à l’étranger doivent participer activement dans la vie socio-politique du pays où ils étudient. Il faut qu’ils puissent résister devant les propagandes des arméniens à l’étranger. Il faut mener ce genre de bataille à la manière cohérente. Ça fait partie de la politique de notre Etat. Les organisations de jeunesse mènent ces activités dans cette direction. Je ne vois aucun problème dans la transmission des informations aux jeunes sur le conflit du Haut-Karabakh.

Sevda Sevinj

 

“KarabakhİNFO.com”

03.10.2013 14:01

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