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Les origines du conflit du Haut-Karabagh et le génocide de Khojaly

28.02.2014 | 16:15

1393589837_quintessensesLes origines du conflit du Haut-Karabagh remontent à la période de l’U.R.S.S. en effet, entre 1915 et 1918, un violent conflit a opposé les Azéris et les Arméniens, et a fait, selon les autorités de l’Azerbaïdjan, 30.000 mortsTurcs et Azéris.Par la suite en 1923 cette région est attribuée à l’Azerbaïdjan par une décision du Kavburo (Bureau caucasien du parti communiste). C’est en 1988, que les relations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie prennent un tournant.  En effet, à cette date, Gorbatchev demanda la révision des frontières établies par Staline et le rattachement du Haut-Karabagh à l’Arménie. Des heurts de plus en plus violents ont alors éclaté entre les Azéris et les Arméniens vivant dans la région. Cela a notamment été le cas dans la ville de Sumgayit(Soumgaït) le 28 et 29 Février 1988 où de nombreux Arméniens sont tués (32 selon les chiffres officiels, davantage selon les Arméniens), bien que Bakou en ait rejeté la responsabilité en l’attribuant au KGB. Suite aux violences qui se sont accrues, l’Azerbaïdjan a instauré un blocus ferroviaire et aérien sur l’Arménie durant l’été de1989. En réaction, l’Arménie a déclaré en Décembre1989 que le Haut-Karabagh fait partie d’une « République arménienne unifiée ». Mais cette déclaration a été rejetée par Moscou. Le 30 Août 1991, l’Azerbaïdjan a proclamé son indépendance à la suite de l’effondrement de l’URSS. Le 2 Septembre 1991, les Arméniens du Haut-Karabagh ont à leur tour proclamé leur indépendance et la création de la Républiquesoviétique du Haut-Karabagh. Mais la communauté internationale ne l’a pas reconnue. Parallèlement les violences interethniques se sont poursuivies.

Le génocide de Khojaly

 

Le 26 Février 1992, le conflit a pris un nouveau tournant avec les évènements de Khojaly, qualifiés du massacre par Human Right Watchs et l’ensemble de la presse internationale*. En effet, 613 civils Azéris dont 160femmes et 83 enfants en pleine évacuation de la ville deShousha et de Latchin, peuplées en grande majorité d’Azéris et situées en dehors du territoire de Haut-Karabagh, sont tombées aux mains des forces arméniennes. Hormis, l’exécution d’une cinquantaine de personnes, 86 497 azéris ont été chassé de ces deux villes (23 156 personnes de la ville de Shousha et 63 341de la ville de Latchin).

« Les arméniens ont décimé des centaines de familles »

Sunday times, 1er mars 1992

 

« Les journalistes étrangers ont vu à Aghdam des femmes et des enfants scalpés et d’autres cadavres dont on avait arraché les ongles. Il n’est plus question de ‘propagande azérie’ mais tout simplement de faits. »

Le Monde, 14 mars 1992

« Les Arméniens ont fusillé les colonnes de réfugiés en route vers Aghdam. 1200 Azéris ont été tués. Le cameraman libanais a confirmé que la riche communauté dashnak d’Arménie finance l’envoi des armes et des colons au Karabakh. »

Financial Times, 9 mars 1992

« Beaucoup de personnes étaient mutilées et il ne restait que la tête d’une petite fille. »

The Times, 4 mars 1992 

Les dégâts occasionnés à l’Azerbaïdjan par l’occupation arménienne

 

L’Arménie qui, en occupant la région du Haut-Karabaghet sept autres districts de l’Azerbaïdjan après une agression militaire, garde actuellement sous son contrôle20% du territoire d’un pays voisin, persiste depuis des années dans sa politique à l’encontre de l’Etat et du peuple azerbaïdjanais, en violation de toutes les normes de droit international.

Cette agression, à cause de laquelle un million d’azerbaïdjanais environ sont devenus des réfugiés ou des personnes déplacées, a occasionné à l’Azerbaïdjan des dommages s’élevant à 60 millions de dollars. Elle a coûté la vie à 20 000 Azerbaïdjanais, 100 000 de plus ont été blessés, 50 000 ont subi divers préjudices, 4 853 personnes sont portées disparues (dont 439 sont mortesou ont été tuées en captivité) et 783 sont encoredétenues à ce jour.

Dans le cadre de la politique de génocide appliquée par l’Arménie pendant cette agression militaire à l’encontre du peuple de l’Azerbaïdjan, la ville de Khojaly, qui comptait 6 000 habitants, a été rasée en une nuit (613personnes, notamment des femmes, des enfants et des vieillards, ont été assassinés avec la plus grande brutalité).

Du fait de l’occupation, 900 communautés azerbaïdjanaises ont été détruites totalement ou en partie par l’Arménie ; à cela, il convient d’ajouter la destruction de 7000 sites industriels et agricoles, de 700établissements d’enseignement, de 665 établissements de soins de santé, de 22 musées, de 4 galeries d’art, de44 temples, de 9 mosquées et d’environ 100 000 œuvresd’art, monuments culturels et architecturaux.

Du fait de l’agression militaire par l’Arménie, 17 000 hectares de terres arables azerbaïdjanaises ont été contaminées, exposées à l’érosion, minées et rendues inexploitables.

Un millier de kilomètres d’autoroutes, 160 ponts, 23 000 kilomètres de conduites d’eau et 15 000 kilomètres de lignes électriques ont été détruits.

L’Arménie, en pillant et en dévastant les forêts des territoires qu’elle a occupés, a causé des dégâts écologiques irréversibles. 210 000 hectares de forêts duHaut-Karabagh, complètement contaminés par des déchets nucléaires radioactifs, sont désormais inexploitables.

Une réserve d’une superficie de 20 000 hectares dans le district occupé de Gubadly a été brûlée par les troupes arméniennes.

Une autre réserve  de 107 hectares dans le district occupé de Zangilan a été mise à sac et détruite.

Plus d’une centaine de cimetières ont été saccagés ou pillés dans les territoires azerbaïdjanais occupés et certains d’entre eux ont été transformés en décharges pour l’enfouissement des déchets nucléaires.

 Sources :      

  • L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne de  Kiymet Ant  
  • Doc. 10418 de l’Assemblée Parlementaire du conseil de l’Europe du 24/01/2005 par Rafael Huseynov

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