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L’esprit de combat est un facteur le plus important pour la victoire

04.10.2013 | 11:30

1380877886_sdc11058– M. Abbasov,   parlez nous un peu de vous …

 Je suis né en 1963 dans le village de Sayidli de la ville d’Agdam.  Je suis marié et j’ai deux enfants. Depuis 1988, j’ai rejoint le Mouvement national et j’ai participé activement  dans l’indépendance de l’Azerbaïdjan. Je suis invalide du 2ème groupe de guerre.

 – Dans quelles batailles avez-vous assisté ?

 

 – Suite à la création du Front Populaire de l’Azerbaïdjan,  j’ai participé avec Ghatir Mammad dans les batailles éclatées en Askaran ainsi que à Khoramourd, Khanabat, Djanyatagh  et Gulyatagh.  C’est notre bataillon qu’a libéré le village de Khoramourd.  En 1990, ces territoires étaient sous  surveillance des russes. Sous le commandement de Fred Assif nous avons attaqué le village de Khoramourd en traversant par le cimetière Qaradji. 3 heures plus tard le village a été libéré des occupants arméniens.  On a continué dans le sens du village de Khanabat. C’était l’une des plus difficile batailles. Nous avions reçu l’ordre de prendre le Khanabat donc c’est pour cela que nous avons attaqué le village en avançant jusqu’à l’endroit appelé Armoudlouk (Poiriers). Nous avions pris presque la moitié de Khanabat que les arméniens nous ont piégés. Cette bataille est finie avec de lourdes pertes de notre côté.  Nos soldats étaient très fatigués après la bataille précédente.  Les soldats arméniens  positionnés sur la montagne nous tiraient facilement du feu. Nous avions commencé l’attaque l’après-midi qui était très dangereuse. Au commencement de la bataille l’un de nos trois machines blindées qui avançaient vers le village de Khanabat a été explosé. Ils nous tiraient de  trois côtés stratégiques : l’endroit apellé Ghilindjbagh à l’entrée de ville d’Askaran et deux églises en hauteur des villages de Khoramourd et Khanabat. C’était une bataille où nous avions eu beaucoup de pertes, c’était la pluie des balles. Pendant la bataille j’ai été blessé  à la jambe et j’ai été envoyé à l’hôpital pour le traitement. Ma deuxième grande bataille était à l’Askaran, le lendemain du génocide de Khodjaly. En attaquant des directions des villages de Garagaya et Nakhtchivanik nous avons réussi de libérer 130-140 habitants de Khodjaly de la captivité avec l’aide de Djanpolad Rzayev. J’ai dirigé l’attaque de la direction de Garagaya alors que Dj. Rzayev venait du coté de Nakhtchivanik et quand nous sommes arrivés à Garagaya nous avons appris que Djanpolad a été tué.L’esprit de combat est un facteur le plus important pour la victoire

  Quand est- ce que vous étiez blessé la deuxième fois?

 

– La deuxième fois, j’ai pris part aux batailles de l’Askaran où j’ai été blessé de nouveau. Nous étions fournis des machines blindées. On a réussi d’avancer jusqu’à la moitié d’Askaran que j’ai été blessé à la poitrine et des épaules.

– Quels compagnons de bataille vous vous souvenez?

 

 – J’ai eu vraiment beaucoup des amis pendant la guerre – Djabrayil, Khoudou, Ilgar qui venait de la ville du Sabirabad, Bakhsheyish qu’est   maintenant l’héro national d’Azerbaïdjan, Nadir, Gourd Djabrayil, Gamlo Fuzuli et  il y en a encore les autres que je pourrais citer. Il y en a eu des survivants entre d’eux ainsi que les blessés, les tués. Djabrayil a perdu sa jambe gauche à la bataille du Djanyatagh-Gulyatagh, Khudu a été tué à Nakhtchivanik, Ilgar à l’Askaran, Gourd Djabrayil à Khoramourd.  Tous ces amis à moi étaient tres courageux, qu’ils dorment en paix.

  L’esprit de combat est un facteur le plus important pour la victoire-Votre frère Abbassov Fuzuli est invalide du 2ème groupe de guerre. Pourriez-vous nous parler un peu de lui?

 

 – Depuis 1989,  Fuzuli a pris une part active à de nombreuses batailles. Etant tout d’abord le chef de l’artillerie plus tard il devient le chef du 1er bataillon situé à Gharvand.  Il s’est battu dans les batailles à Khoramourd, Khanabat, Nakhtchivanik, Aranzemin, Askaran, Garagaya, Djanyatagh-Gulyatagh. Malgré sa blessure au bras droit dans la bataille de Khoramourd il a rejoint de nouveau aux batailles de Djanyatagh-Gulyatagh au cours desquelles il a été blessé d’épaule. Après le traitement il a continué à combattre  jusqu’à 1994. Marié, père de trois enfants, il est invalide du 2ème groupe de guerre.

– A votre avis, qu’est-ce qui est plus important  dans un combat : une arme ou l’esprit combatif ?

 

 – Afin de préparer quelqu’un pour la guerre avant tout il faut élever son esprit de patriotisme. L’esprit de combat est un facteur le plus important pour la victoire car afin de vaincre l’ennemi il faut avoir un esprit combatif  vraiment tres passionnant.  Le cœur  de combattant doit se battre avec la haine contre l’ennemi. Sans esprit combatif aucun soldat même bien armé ne peut pas gagner la bataille.  Je pense que le plus important dans la guerre c’est le patriotisme, la question de l’arme est secondaire.

Que devons-nous faire pour renforcer l’esprit patriotique chez les jeunes?L’esprit de combat est un facteur le plus important pour la victoire

 

 – Aujourd’hui les émissions de divertissement sont plus courantes que des programmes militaires.  A mon avis, il serait mieux de donner plus importance aux émissions à l’esprit patriotique : retransmettre  souvent les reportages de la ligne du front; organiser les concerts aux zones frontières ; interviewer les soldats sur leurs combats contre l’ennemi au Karabakh.  Tout cela servira au renforcement de l’esprit patriotique des jeunes.

 – Croyez-vous en libération du Karabakh ?

 

 – Oui, je peux dire en toute confiance que j’y crois. Bientôt je l’espère qu’on va libérer les 20% de nos territoires occupés par les arméniens sous le commandement de notre président.

 Hafiz Safarov

 

“KarabakhİNFO.com”

04.10.2013 11:30

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