Français

«Leyli et Medjnoun » du XX siècle

29.01.2014 | 10:45

1390977739_1390045384_11111111111111Les événements du 20 Janvier, l’année 1990 …  jour saint où notre peuple désarmé sort face l’armée russe pour sa liberté. Cette année, ça fait déjà 24 ans que l’événement s’est passé. Cette guerre en résulte des victimes non seulement comme Ulvi Bünyadzadeh, Abbas Gasimov, Ogtay Karimov, etc., mais aussi Ilham qui ont travaillé dans un chantier naval et Fariza, les Allahverdiyev, qui avait été enceinte de deux mois. Nous pouvons aussi les nommer ” Leyli et Medjnoun ” du XXe siècle. Pour se souvenir de ces événements nous avons rencontrés avec les familles d’Ilham et Fariza.

 

J’ai pris du temps à chaque journaliste …

Premièrement pour rencontrer avec la famille d’Ilham, nous partons vers la localité appelée Yeni Yasamal. A notre appel   M. Elkhan, frère aîné Ilham, répond. Il nous rencontre dans la rue et nous invite à sa maison. Nous vous remercions de nous rencontrer.

– Après la mort d’Ilham et Fariza j’ai consacré beaucoup de temps à chaque journaliste. Parce que c’est vous qui font vivre  leurs noms en vie. Chaque année, en particulier lorsque le 20 Janvier s’approche, les journalistes rencontrent avec nous. C’est pour cela, vous le sachiez que nos portes sont tout temps ouvertes pour vous”.

«Leyli et Medjnoun » du XX siècle Nous montons avec l’ascenseur. Puis les membres de la famille nous accueillent.

En 1972, nous sommes arrivés à Bakou …

 

 Mme Ofelya, la mère d’Ilham, se souvient de ces jours bien:

«Mon mari Ajdar a travaillé comme un conducteur  à Bakou. J’ai vécu avec mes cinq enfants dans notre maison, qui s’est située à Agdam. A cause de moyens d’existence mon mari a acheté une maison à Bakou et en 1972 nous sommes venus à Bakou. En 1977, mon mari est décédé.

Ilham s’engage à s’occuper tous les travaux à la maison …

 

Après la mort de son père, et  que son frère aîné Elkhan a travaillé, tous les travaux à la maison se sont engagés par Ilham. Ilham est entré ensuite à l’Université  polytechnique d’Azerbaïdjan. Au cours de ses études, il a également travaillé dans un chantier naval. Il a également participé aux manifestations à Bakou pendant les années 1988-1989.

 

N’allais pas, je n’y allais pas et alors qui va?

J’ai eu peur de la participation d’Ilham à ces manifestations. Il rentrait tard chez lui dans la nuit. J’ai toujours dit, Ilham, ne va pas! Il n’aimait pas quand je lui ai dit ces mots. “N’allais pas, je n’y allais pas et alors qui va?- a-t-Il dit”

  Ilham avec son beau-fils, mais ma sœur ont étudiés avec Fariza …

“Fariza était notre voisine. Nous avions vécu à coté d’Alatava dans ces périodes. Durant l’anniversaire d’Ilham, j’ai dit à mes filles de demander à Ilham pour quand il pensait se marier. Nous recommandons des filles parmi les parents et voisines, mais il était en désaccord. Lorsque nous comptons les noms, il a dit « arrêtez » quand le nom Fariza est arrivé! Je veux épouser Fariza. Tous étaient très heureux de sa décision. Fariza était vraiment une bonne fille, ce mariage a été de notre cœur.

  Ilham avec son beau-fils, mais ma sœur ont étudiés avec Fariza. Nous nous connaissions très bien. Fariza s’est fiancée avec Ilham. Après un ans, ils se sont mariés le 29 juin 1989.”

  

J’ai vu une chaussure et un chapeau dans la rue…

 

«Nous étions à la maison la nuit du 19 – au 20 Janvier. Ilham n’est pas encore rentrés chez nous. Soudain, je ne me sentais pas bien. Je pris une chaise et je suis sorti à l’extérieur. J’ai regardé le ciel et j’ai vu que le ciel était en feu. Les balles légères et lourdes tirés éclairaient le ciel. Je suis sorti et j’ai vu que tout le monde courait. Je me suis approché d’un garçon et a demandé, “Qu’est ce que s’est passé, mon fils?”  Le garçon répondit: «Ma tante, l’armée russe entra dans la ville et tue des gens.”J’ai pris mon foulard et  j’ai couru à l’endroit où ils tiraient. Sur le chemin, j’ai rencontré mon fils aîné Elkhan. Elkhan m’a fait rentrer à la maison. Il rentra chez nous à minuit et a dit qu’il ne pouvait pas trouver Ilham. Dans la matinée, nous sommes allés au cercle 20 janvier avec Elkhan. En marchant dans la rue, j’ai vu une chaussure et un chapeau. Le chapeau apparait à notre voisin. Il est tombé quand il a été abattu. Le nombre de personnes tuées sur les routes avait crées une scène de bain de sang ».

J’ai vu l’écharpe d’Ilham sur la tête de table…

 

“Nous sommes allés à l’hôpital de la République. Dans le couloir de l’hôpital j’ai vu l’écharpe d’Ilham sur la table. J’ai crié qu’il était ici. A la suite de mes cris  un médecin est sorti du bureau. Il a dit, “qu’est ce que s’est passé, maman?”  Lui a dit qu’il est la mère d’Ilham et qu’elle le cherche. Le docteur entre avec  Elkhan à son bureau et m’a demandé de l’attendre ici. Après quelques temps,  ​​Elkhan est sorti du bureau de docteur, Je l’ai demandé où est Ilham? Il a répondu: «Il n’est pas ici, allons à la maison pour prendre sa carte d’identité, il est nécessaire. Nous sommes rentrés et pris sa carte d’identité et s’approcha de la porte, j’ai vu Elkhan n’avait pas encore trouvé. Il s’avère que le médecin avait déjà dit à Elkhan qu’Ilham était un martyre. Elkhan est venu me le dire pour que je rentre à la maison”(Pleurer..).

  

«Leyli et Medjnoun » du XX siècle

Sa dernière phrase: “Ne dites rien à ma Mère …”

 

Au cours de notre conversation, Mme Ofelya ne se sente pas bien, donc nous continuons notre entretien avec Elkhan, frère aîné d’Ilham, témoin de cette nuit dramatique.

-J’ai vécu la mort d’Ilham avec une profonde tristesse et chagrin en tant qu’un frère. Parce que le frère est toujours un appui en général dans la vie. De ce jour-là il semble toujours son absence dans notre vie, et ainsi qu’il semblera toujours sa place. Ilham avait été très un patriote. Malheureusement, ce soir-là, comme beaucoup d’autres, Ilham avait aussi été victime après les coups de feu de l’armée russe. Ilham a effectué son service militaire dans aux pays baltes. C’est pourquoi il a connu bien les armes. Cette nuit-là, Ilham savait que, les gens auraient détruit avec ces armes. Donc, marchant devant les chars, leva ses mains et dit: “Ne tirez pas, les gens sont désarmés” !  En disant ces mots, Ilham également avait touché à des coups de feu tirés par les soldats et l’avaient emmené à l’hôpital dans une situation très grave. Selon les paroles de ses amis, cet événement s’est passé ce minuit à 00h15. En opérant Ilham à l’hôpital, l’électricité a été coupée et subi une intervention chirurgicale à la lumière d’un journal. Mais malgré tous, à 04h30 Ilham est mort. Sa dernière phrase était: ” Ne dites rien à ma Mère “

De notre maison à Alatava il a semblé la tombe d’Ilham au cimetière de Xirdalan …

 

  “En prenant le corps d’Ilham nous voulions l’enterrer à Agdam, près de la tombe de mon père. Lors de lavage à la mosquée on nous a dit qu’il n’est pas évident de  le porter plus loin, Il avait du saignement et c’était à prendre le pécher. Donc nous avons  décidé de l’enterrer dans le cimetière  de Xirdalan. Nous l’avons enterré à 20:00. De notre maison à Alatava il a semblé la tombe d’Ilham à propos du cimetière de Xirdalan. Nous avons pensé que, voir sa tombe ça pourrait nous rassurer un peu et  nous apporter de réconfort. Quand nous sommes rentrés chez nous, nous avions su que Fariza a essayé de se brûler soi-même. Je lui ai parlé et je l’ai calmé un peu.

Elle jette les photos de mariage sur la table, elle regarde, regarde et puis elle écrit ces mots sur un petit morceau d’une feuille: « Je peux pas vivre sans lui, Vous me…. »

 

Puis on nous a informé que, tous les martyrs vont enterrer  dans l’Allée des Martyrs. J’ai conseillé les aînés et ils ont confirmé qu’il peut être possible de le faire. La nuit Fariza savait qu’ils vont  faire déplacer la tombe d’Ilhame dans l’Allée des Martyrs. Vers 04-05 heures du matin, elle se réveilla en larmes et alla dans une autre chambre.  Elle jette les photos de mariage sur la table, elle regarde, regarde et puis elle écrit ces mots sur un petit morceau d’une feuille: « Je peux pas vivre sans lui, Vous me…. ».

La lettre reste incomplète. Fariza boit une tasse de vinaigre. Ma grand-mère attendait et voit qu’elle ne vient pas. En entrant à l’autre chambre, elle avait vu que Fariza était sur ​​le point de mourir …

Fariza est mort aussi. Nous avons apporté le corps d’Ilhame à notre maison et nous sommes enterrés le 22 janvier les deux dans l’Allée des Martyrs.

Le “Jour des amoureux” est marqué à partir 2003 …

Ilham et Fariza sont un modèle  pour la jeunesse de l’Azerbaïdjan. Quand ils savent que je suis le frère d’Ilham, on serait m’être prêté beaucoup d’attention et de soin. Depuis 2003, le 30 Juin –  jour du mariage de Fariza et Ilham est célébré comme le “jour des amoureux”. Mais cela n’a pas été confirmé officiellement par le gouvernement. Beaucoup d’entre nous aimerait que le gouvernement soit confirmé ce jour. C’est un jour très important pour notre peuple.

En l’appelant je la dis, Fariza, je me sacrifie pour ton nom, viens!

 

Nous achevions  notre conversation et puis nous partons avec M Elkhan du Yeni Yasamal vers le district d’Alatava, qui se situe la résidence des parents de Fariza. Lorsque nous approchions de la porte, nous avons vu une vieille femme aux cheveux blancs qu’elle balaye  la cour. M. Elkhan me regarde et dit: “Vasif est Mme Bagdad, mère de Fariza.” Après les saluer nous allons à la maison et où nous accueillons par M. Choban, père de Fariza . C’était Mme Bagdad engage premièrement la conversation:

 «Leyli et Medjnoun » du XX siècle ” Fariza était une fille très capricieuse. Elle a été ma dernière. Du jour où Ilham est mort, Fariza nous a dit d’élargir ensemble leurs photos. Elle n’a entendu personne. Leurs places sont semblées tout temps. Il est né d’une fille de mon fils. Je l’ai nommé Fariza . En l’appelant  je la dis, Fariza, je me sacrifie pour ton nom, viens! Maintenant, elle est étudiante de troisième année à l’Université polytechnique. Je suis fier d’eux pour qu’ils aient laissé leurs noms. Mais leurs absences créent une douleur profonde dans mon cœur. C’est une douleur grave, mon fils! Fariza était enceinte de deux mois. Mais elle n’avait pas de chance de donner naissance à son bébé “.

Dance ce moment, M. Choban continue notre conversation:

 ” Qu’est ce que je peux faire, c’est est une douleur très grave, mon fils. Il le semble leur destins ont été écrit comme ça. J’ai vu que, quelqu’un frappe à la porte le matin, 20 janvier. Je l’ai ouvert et elle a été Fariza. Elle a dit, Papa Ilham n’a pas retourné depuis la nuit dernière. Ensuite, nous sommes retournés chez Ilham. Tout le monde était là. Ilham était déjà un martyr. Que tous nos martyrs reposent en paix. C’est la douleur qui nous a causé 20 Janvier, nous nous en souvenons chaque année comme les autres nombreuses familles de martyrs”.

Après la conversation, nous donnons nos condoléances aux familles de nos martyrs et nous laissons la place.

Vasif Alikhuseyn

 

“KarabakhİNFO.com”

                                                                                                  

 

29.01.2014 10:45

laisser un commentaire:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*