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L’histoire de Karabakh

11.11.2013 | 13:42

1384160903_1380105881_ttttLa terre de Karabakh se caractérise par la richesse de sa flore et de la faune, la géologie, les sols, climatiques, thermiques et de la gestion de l’eau. Les 6 types de 9 climats existants en Azerbaïdjan se trouvent dans les territoires du Karabakh. Il y a au Karabakh plus de 30 rivières de différentes tailles ainsi que 20 lacs.  Les conditions météorologiques favorables ont contribué à l’émergence de ces terres d’anciennes civilisations, comme en témoigne la grotte préhistorique Azikh situé près de la ville de Fuzuli de l’Azerbaïdjan. Son âge est de 1,2 millions d’années. La science mondiale estime Karabakh  l’un des centres de  l’ancienne culture « Guruchay», qui a servi de base pour la culture de la Mésopotamie, le Moyen-Orient, etc. La stratification sociale intense et ethno -consolidation a promus dans les temps anciens, ou plus précisément dans le Ier siècle avant J.C. les premières formations étatiques au Karabakh.

Ainsi, le premier état des Scythes- Sacco – représentants de la culture Caspienne, également se situait sur le territoire du Haut-Karabagh d’où le nom « Arsag » (converti par les arméniens en  «Artsakh ») du «AR» – turc. ” homme / mari / guerrier ” et l’ethnonyme « SAGA» ( A.Hazanov . “Histoire sociale des Scythes », Moscou, 1985). Il a été créé en VII  avant J.C. Notez que les Sacco étaient les tribus turques. Ce fait est reconnue par la science mondiale (AN Bernshtam ” L’Origine des Turcs. ” Histoire de problèmes de la société pré-capitaliste 1935 № 5-6 ; . . I.V.Pryanikov,  Le journal de l’histoire antique T. 2 , 1975. . ) .

L’État albanais a été formé aux IV- III siècle avant J.C. et le Karabakh est devenu l’une de ses provinces densément peuplées. Au V siècle la capitale de l’État albanais est devenue la ville de Barda, situé dans le territoire du Karabakh. Ainsi le contrôle catholique a été déplacé de Choladan au Karabakh. A partir du ce moment, le développement plus rapide de l’ethno -Karabakh a commencé. (Moïse Kaghankatvatsi « L’histoire de l’Aghvan », Saint-Pétersbourg, 1961).

Karabakh a poursuivi sa prospérité aux Moyen-âge. Il est devenu la province ethnographique indépendante  à l’époque du pouvoir de dynastie Houlagides et a été appelé ” Arran “. Au XVIe siècle pendant la régence des Safavides à Karabakh beylerbey (distinctions) a été crée et au XVIIIe siècle  avec l’effondrement de beylerbey à sa place  deux khanat – Karabakh et Ganja ont été crées. Due à son emplacement naturel stratégique favorable le khanat de Karabakh rapidement devint un grand centre de la culture et de l’art d’Azerbaïdjan. La langue azerbaïdjanaise a également émergé sur la base du dialecte Karabakh (Tofiq Hajiyev, ” Histoire de la langue littéraire azerbaïdjanaise”, Bakou, 1976). Les commentaires, les avis positifs sur la vie sociale et culturelle du khanat de Karabakh sont resté dans les mémoires ainsi que dans les livres des voyageurs, des scientifiques, des poètes et des écrivains qui ont été en passage dans cette région. Ainsi, le célèbre musicologue russe V. Vinogradov a écrit: ” Sur les pentes de grandes prairies paysagers, est située la pittoresque ville de Choucha (Shusha). Ses beaux paysages attirent chaque année des touristes en visite guidé. Les  contours doux des montagnes caressent le regard des voyageurs.  L’’impression esthétique de Choucha ne s’arrêtent pas là. Il y a la musique partout ici, plus que dans l’une des régions de l’Azerbaïdjan, ici on peut entendre des chansons folkloriques, les danses, chanteurs et instrumentistes. La ville de Choucha a longtemps eu la réputation d’un centre de musique et est célèbre dans le Caucase du Sud comme une source inépuisable de talent musical national. « Les musiciens de Choucha créaient l’histoire de la musique azerbaïdjanaise et l’a présenté non seulement en Azerbaïdjan  mais aussi dans d’autres pays de l’Est » (V. Vinogradov. ” Uzeyir Hajibeyov et  la musique azerbaïdjanaise », Moscou 1938, p.9).

Le grand écrivain français Alexandre Dumas était également au Karabakh et dans son ouvrage « Voyage au Caucase» a décrit ses souvenirs du khanat du Karabakh. Il a été étonné de voir comment dès l’enfance des petits garçons apprenaient l’héroïsme, le courage et l’usage des armes.

L’Empire russe afin de capturer l’Azerbaïdjan voulait en premier lieu soumettre le khanat de  Karabakh car ce permettait à l’empire d’acquérir d’un emplacement stratégique et de faciliter la conquête du peuple azerbaïdjanais. Le Commandant de l’Armée blanche Tsitsianov a écrit à Nicolas Ier  la lettre suivante: «Les avantages de cette acquisition pour la Russie consiste dans le fait que grâce à son emplacement Karabakh se considère la porte de l’Azerbaïdjan et,  par conséquent  de la Perse, donc cela servira de tenir les perses à distance » (Actes recueillis de la Commission archéologique du Caucase. Vol 2, p. 703).

Le gouvernement russe ne pouvait pas oublier qu’en dépit de l’occupation territoriale du Karabakh, ils n’ont pas réussi à briser le peuple du Haut-Karabakh. L’historien russie le général V.Potto tristement écrit sur Jafargulu khan -le représentant de la famille Khan épuisé de dix ans d’emprisonnement: « L’un des voyageurs, qui a vu Jafar en 1857, a dit qu’il était un vieillard vénérable, mais qui a toujours frappé par son beaux visage typique, ombragée par une barbe touffue et son corp colossal grossisse avec les années , mais qu’il y avait dans ce corps beaucoup de vie et d’énergie contrainte ses mouvements calmes, sa posture et la croissance – tout cela fait de lui se démarquer de la foule des seigneurs honorables et les gens important … Et en Orient la posture et le corps fort sont des éléments importants de l’aristocratie de sang. Ce fut l’un des très fortes natures humaines, qui étaient incapables de briser les circonstances et à peine surmonté ans » (V. Potto. “La guerre de Caucase”, T. S.E, vol. 3, Saint-Pétersbourg. 1887, s. 420).

La  culture, les traditions, les coutumes de la région du Karabakh ont joué un grand rôle dans la formation de l’esprit national des Azerbaïdjanais,  y compris ses cercles littéraires  « Mejlisi – uns », « Mejlisi – faramuch » (les réunions littéraires de l’époque).  Les vêtements dessus hommes-femmes du Karabakh, en particulier le chapeau des hommes était connu avec sa beauté dans tout le Moyen -Orient. La tradition de l’urbanisme et de l’architecture était aussi très forte à Karabakh. La popularité des tapis de Karabakh ne cédait pas à l’art musical Karabakh.

Les chevaux d’arabe, connus partout en Orient ont été élevés à Karabakh. Plus tard, ils ont également été utilisés dans l’élevage des chevaux anglais. Karabakh est aussi connu partout dans le monde pour  la productivité de ces bovins de bétails de petite ainsi que de grande taille. Le domaine de l’agriculture est très répandue ici et  la méthode d’extraction de l’eau des profondeurs de 5-6 km peut être considérée comme l’une des merveilles du monde. Toutes ces réalisations sont, bien sûr, dues aux facultés mentales, à la capacité d’observation ainsi que de la réforme de la population locale du Karabakh.

Ainsi, dans la seconde moitié du XIX siècle, le khanat de Karabakh a prospéré, et peu à peu, comme dans beaucoup d’autres khanats, ici aussi on a commencé ressentir le désir de former un état unique centralisé. À cette époque, les pays européens ont fait de grands progrès dans la science et la technologie, en avance sur le développement en Asie. Les grandes empires européens – l’Angleterre, la France, l’Autriche et la Russie planifiait la partition de l’Empire ottoman et l’ensemble de territoire de l’Asie. « Question d’Orient » a été décidé entre eux sous le slogan de « libération des chrétiens du joug de musulmans » (« La nouvelle histoire des pays de l’Est », Moscou 1952, s.296 -297, Histoire de la diplomatie  T.I, M., 1941).

C’est sous cette devise que l’Empire russe a conquit Azerbaïdjan, y compris Karabakh, en utilisant comme le support les chrétiennes- albanais-turcs et les arméniens. La Russie tout d’abord a décidé de «nettoyer»  la zone de la population musulmane turque. A cet effet, le 6 Avril en 1783 Catherine II a béni les albanais chrétiens et les arméniens de préparer un plan du renversement de Ibrahim Khan et la création de l’Etat arménien dans la territoire du Karabakh (P.G. Butov, Les documents pour une nouvelle histoire du Caucase de 1722 aux 1803, 1869 , p. 169 ).

En 1803, la Russie impériale a lancé une offensive militaire contre l’Azerbaïdjan et en 1805, Karabakh a été capturé. Le 10 février de 1828 avec le traité de Turkmanchai a été signé la paix qui a légalisé l’occupation  du Nord Azerbaïdjan par l’impériale russe. Selon cet accord, les arméniens de l’Iran ont été déplacés vers le territoire du Nord de l’Azerbaïdjan et ont été placés dans les provinces Erevan, Karabakh et Chirvan.

Il faut noter que les albanais habitants de Karabakh ont été notés dans les recensements en tant que membres de la population arménienne de la région. Ceci est confirmé par les auteurs  arméniens du XIXe siècle. L’auteur S. N. Zelinsky pendant les études dans le domaine de l’agriculture à Karabakh écrivait : «La population des villages arméniens, sauf Ahlatian, Pirnahot et Shinatag de départements de Mehri et Tsitsian de la région Zangazur sont des migrants en provenance des provinces iraniennes … Les immigrants ne comprenaient pas la langue de la population locale. ». Les noms cités par l’auteur, eux-mêmes soulignent le fait que dans ces territoires il vivait les albanais- turcs. Un autre auteur arménien A.Y.Han – Agov a écrit: «La population du département Javanchir sont en majorité les turcs, les arméniens sont arrivés ici plus tard d’autres endroits. ».  Le scientifique achève sa pensée à la manière : «Les arméniens de l’Iran sont très différents des habitants locaux de Karabakh  (les chrétiens albanais), leurs langue, même des vêtements sont tres différents, mais sous l’influence des immigrants la population locale sont en trains d’oublier leur langue. ».

À la direction du général Paskevitch les musulmans ont été chassés de leurs terres natales et les arméniens ont été installés dans les « villages musulmans ». V.L.Velichko a décrit ainsi ce processus: «C’était une usurpation  partielle par de la Caucase par les arméniens.».  L’auteur souligne que « malgré le fait que les arméniens ont été installés dans ces lieux il ya seulement 40 ans, mais se considèrent comme de véritables maîtres … Les géorgiens et les musulmans de  Karabakh disent que si les autorités russes vont retirer son armée du Caucase, il ne restera plus aucuns traces des arméniens ici. » (VL Velichko, « Caucase : l’affaire russe et les questions internationales », Bakou, 1990).

Après la migration complète des arméniens, l’idée de «Grande Arménie» a commencé à se développer. Plus tard, les arméniens sont commencé de chasser avec les armes dans les mains la population musulmane locale de leurs maisons, mais montrant un esprit de combat fort le  peuple azerbaïdjanais a su de mettre un terme à l’hégémonie de la guerre russe- arménienne et a créé l’Etat souverain – Etat démocratique d’Azerbaïdjan.

Le 27 avril en 1920, la Russie soviétique a envahi l’Azerbaïdjan, à la suite de quelle   l’idéologie nationale  a été progressivement oubliée. Cela était dû à la persécution implacable, la répression contre  les intellectuels de l’Azerbaïdjan.  La surface comptant de 19 km2 de l’Erevan a été annoncée le territoire de l’Arménie, bien que le soi-disant Arménie – la terre des tribus haï se situait à l’époque en ‘Asie Mineure, sur les rives de l’Euphrate. Plus tard les deux régions de Karabakh- Zangazur et Goychay ont également donné à la République d’Arménie, artificiellement créée sur le territoire de l’Azerbaïdjan. En conséquence, le territoire de la RSS d’Arménie comptait  de 29,8 km2.  Par conséquent, au début du XX e siècle le territoire de Karabakh a été divisé. À l’appui de cette politique, les scientifiques soviétiques ont mis en avant un facteur de «  l’Arménie antique », même si un tel état dans l’histoire n’a jamais existé. Ainsi, dans le Caucase, en Asie et dans son centre culturel –à Karabakh les arméniens n’ont jamais résidé en tant que les habitants locaux.

Le célèbre scientifique russe I.B.Petruchevsky en 1928 avec G.M.Ter-Sarkesyan ont rendu le  voyage à Karabakh, dont l’objectif principal était d’étudier la culture, l’art, la vie quotidienne des populations locales et ont obtenus les matériaux riche de cette étude.  En ce qui concerne les églises chrétiennes d’arménien, Petruchevsky a écrit que les arméniens fréquent les églises rarement et même ce dernier temps ils ont cesse de fréquenter les églises. En plus, pendant leurs visites à l’église, ils montrent une grande parcimonie alors que les pasteurs turcs locaux visités ces lieux souvent montrent une grande générosité. Cela prouve encore une fois que les arméniens dans ces endroits sont les gens sont venus et les lieux saints locaux pour eux ne compte pas autant que pour les azerbaidjanais vécu ici pendant des siècles  transmettent la foi dans ces lieux saints de génération en génération.

À la suite des études et recherches longues sur l’ethnie, la vie et la culture de la science de la population locale  on a résumé les conclusions suivantes: «Karabakh n’a jamais été un centre de la culture arménienne. La culture de Karabakh est holistique ainsi qu’elle appartient au peuple de l’Azerbaïdjan. » (I.P.Petruchevsky « Sur les croyances préchrétiennes des paysans du Haut Karabakh », Voronej, 1930).

Khaliyyaddine Khalilov

Source : Magasine « IRS-Héritage »

11.11.2013 13:42

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