Français

L’Ironie de l’histoire : le prétendu « génocide arménien »

17.10.2013 | 15:56

1382010635_1(Étapes jusqu’en 1914)

Aujourd’hui les événements et décisions politiques inopinés font l’objet de différentes manipulations dans plusieurs parties du monde. Certains États, en particulier ceux qui ont un fort potentiel économique et militaire, n’hésitent pas en fonction de leurs intérêts à s’ingérer dans les affaires internes des autres nations sans analyser clairement les événements historiques et oublient leur propre participation aux massacres. Les revendications arméniennes concernant le soi-disant génocide sont de grande importance dans ces pays.

 

Ces revendications concernant le « génocide » qui menacent aujourd’hui le monde turc sont devenues l’arme idéologique principale de l’Arménie dont la politique est basée sur le terrorisme et le séparatisme.

 

L’idéologie de ce génocide inventé consiste à accuser l’Empire Ottoman de génocide et d’extermination massive et systématique des Arméniens au début du XXe siècle, plus précisément en 1915. Selon ces accusations, les Arméniens pendant la Première Guerre mondiale auraient été tués à la suite d’un ordre d’extermination provenant de hauts responsables de l’Empire Ottoman, et à la suite de quoi 1,5 millions d’Arméniens auraient subis un génocide. Mais quelles sont les vérités que nous disent l’histoire à ce sujet ? Quels sont les faits réels de cet événement dénommé le «génocide arménien»? Abordons donc les faits historiques de cette époque.

 

            Les révoltes arméniennes et leurs causes

 

Plusieurs révoltes ont eu lieu vers la fin du XIXe siècle dans l’Empire ottoman. La dégradation croissante des relations internationales et la politique hostile des Etats européens, en particulier de la Russie tsariste contre l’Empire Ottoman, ont conduit à une accumulation de révoltes contre les Turcs dans les Balkans, au Moyen-Orient et en Anatolie orientale. Les Serbes et les Bulgares dans les Balkans,  les Arméniens en Anatolie, les Arabes en Syrie et en Irak encouragés par les Anglais commencent à protester le gouvernement ottoman. Des revendications territoriales de la Russie tsariste contre de l’Empire Ottoman s’accompagnaient d’un soutien politique aux Arméniens, Serbes et aux Grecs. Les Arméniens qui vivaient dans le voisinage des Turcs depuis des siècles se sont profilés l’image d’un peuple à la fois « fidèle » à l’intérieur  et « soumis » à l’extérieur. Les Turcs se distinguaient par leur tolérance dans leurs relations avec un pays voisin comme l’Arménie qui a été par la suite utilisé contre les Turcs. Ainsi, afin d’atteindre leur objectif de créer la « Grande Arménie » les idéologues chauvins arméniens et les militants religieux ont choisi de frapper les Ottomans à l’intérieur du pays et de se soulever en masse pendant la guerre russo-turque ; de détruire la population civile, de créer le chaos et l’instabilité dans le pays et forcer le gouvernement à reconnaître leur autonomie.

 

Les pays occidentaux ainsi que la Russie ont servi d’appui matériel aux Arméniens dans ces objectifs. Une lettre adressé le 6 décembre 1876 par le patriarche arménien d’Istanbul à l’ambassadeur britannique dit: «… si l’intervention de l’Europe nécessite d’élever la rébellion et les massacres, il n’y a aucune difficulté à le réaliser» (1) ». Cette affirmation prouve clairement que les Arméniens ont longtemps été préparé pour ces objectifs qui est confirmé par la lettre de l’ambassadeur britannique à Istanbul, Monsieur Jourrie envoyée le 28 mars 1894  au  Ministère des Affaires étrangères de son pays: «Le but des provocateurs arméniens est de créer le chaos ce qui obligera les Ottomans à répondre aux provocations qui visent la réaction des pays étrangers à cette affaire » (2).  Ainsi, la première étincelle de rébellions s’enflamme avec les événements liés à l’histoire de Moussa bey. Nous allons aborder l’histoire des soulèvements arméniens avant la Première guerre mondiale.

L’Ironie de l’histoire : le prétendu « génocide arménien »

 

           

L’histoire de Moussa bey

 

Avant la provocation armée de Kumkapi organisée par le Comité Hunchak à Istanbul,  c’est l’histoire de Moussa bey qui a servi d’outil de propagande en Europe sous divers moyens. Cet événement commence par les rumeurs sur la sécurité des Arméniens en Turquie afin d’attirer l’attention de la communauté européenne.  Les plaintes contre Moussa bey de Moutkilli  ont amplifié ces rumeurs. Les Arméniens prétendaient que Moussa bey a été l’organisateur des pillages et des tortures mais que les mesures contre lui n’avaient pas été prises. L’enlèvement de la nièce dénommée Gulzar d’un prêtre de la ville de Much par Moussa bey, le viol commis par lui-même ainsi que par son frère, une tentative de la convertir à l’Islam et finalement la torture exercée par lui-même étaient les raisons de la jeune fille d’aller à l’Istanbul avec un groupe d’Arméniens afin de porter plainte contre Moussa bey. 58 Arméniens se sont plaints au Ministère sans avoir une réponse positive.

 

En réalité, Moussa bey a été appelé à Istanbul pour la condamnation mais après avoir été interrogé devant les représentants de la presse étrangère sur une enquête de soixante témoins Moussa bey a été déclaré innocent en raison du manque de preuves tangibles. (3)

 

Malgré cela, cette histoire a continué de servir la propagande arménienne.  Les photos de Gulzar avec son oncle prêtre, ont été envoyées à tous les organes de presse en Europe dans le but de d’attiser les sentiments de solidarité  des chrétiens.

 

L’événement d’Erzerum

 

     La rébellion d’Erzeroum a eu lieu le 20 juin 1890. A cette époque, le gouverneur général Samih Pacha et d’autres personnes responsables ont été prévenus sur le transfert  d’armes de la Russie et de son stockage à l’école Sanassaryan ainsi que dans les églises, il a été signalé que les Arméniens ont été amenés de Russie et qu’ils ont été gardés à l’école et à l’église Sanasaryan. Au mois de juillet, la police a voulu procéder à une perquisition dans les églises, mais les Arméniens prévenus à l’avance ont résisté. Les membres du comité ont ouvert le feu sur les quatre soldats dont trois ont été tués et un blessé.  Seulement après neutralisation des Arméniens les enquêtes dans l’église ont continué. (4)

 

            La provocation de  Kumkapi

 

Un des événements les plus importants utilisés par les comités arméniens pour la propagande, est le conflit de Kumkapi. Le célèbre historien turc Assad Uras a écrit que le 15 juillet 1890 deux arméniens ont été choisi pour l’organisation du conflit armé à Kumkapi par les  hunchaks. Le jour de l’événement les fils télégraphiques ont été coupés et des dépliants de hunchak ont été distribués entre les masses arméniennes.  Les Arméniens forcent le prêtre à aller avec eux au palais mais le prêtre Achikyan s’enfuit et se cache dans un couvent. Les arméniens armés ont assiégés le monastère, mais  les armes recueillies dans l’église ont explosé et le monastère a été détruit. Les arméniens et les terroristes hunchak rassemblés devant le palais scandaient : «Vive les Arméniens, vive l’Arménie indépendante!”. Les soldats turcs et des policiers venus pour empêcher ce rassemblement illégal ont reçus des coups de feu de la part des Arméniens. L’un des organisateurs de cette provocation H. Djhangulyan explique ce fait : « Les nôtres tiraient le feu sans arrêt sur les soldats turcs, sur quoi les soldats tentaient d’arrêter les groupes armés. Les 6 – 7 soldats ont été gravement blessés, et environ 10 soldats ont été légèrement blessés.  Nous avions perdu deux personnes » (5)

 

La rébellion de Zeitoun

 

En juillet 1895, l’organisation terroriste Hunchak a organisé le soulèvement des Arméniens dans la région de Zeitoun.  Les cinq militants de Hunchak dirigés par les frères Nazarbekov sont venus à Zeitoun afin de soulever les Arméniens en assurant le soutien des Britanniques. Assad Uras écrit: « Le 16 septembre 1895 une bande d’une centaine de personnes rassemblées dans la “Valée noire” se révoltaient. Toutes les lignes télégraphiques ont été coupées,  deux mille arméniens sans armes et les quatre mille armées ont fait des massacres dans toutes les parties de la région. Le  gouverneur de la région, les 50 soldats et  600 personnes ont été emprisonnés et  par la suite tués par des femmes arméniennes. Le commandant Hamza Pacha, juste après l’aide envoyée, a réussi à pousser les groupements arméniens vers Zeitoun. Malgré la difficulté de désarmer les rebelles armés les troupes turques ont pu nettoyer la région des révoltes.  Peu de temps avant la liquidation complète de l’insurrection, les ambassades européennes à Istanbul sont intervenus en  proposant la paix, et le soulèvement a été suspendu.» (6)

 

Kamran Gurun note qu’après la rébellion les Arméniens ont mobilisés les consulats à la ville d’Alep pour sauver les rebelles. Les consuls de six Etats sont arrivés en 1896 à Zeitoun et le 28 janvier une trêve a été conclue selon laquelle l’équipe du comité Hunchak a été expulsé du pays le 13 février et le 12 mars ils étaient déplacés à Marseille. (7)

 

L’Ironie de l’histoire : le prétendu « génocide arménien »  Ainsi et cette fois-ci le parti Hunchak d’agitation sanglante contraint les Arméniens à la révolte et a réussi à les convaincre qu’ils allaient créer une “Grande Arménie”, mais à la fin les Arméniens ont été vaincu et de  nombreux Arméniens, Kurdes et Turcs ont été tués.

 

            La première révolte du Sassoun

 

En 1890, un membre de  Hunchak nommé Mehran Damadyan après trois années de campagne de provocation a été emmené à Istanbul pour être condamné, mais a ensuite été libéré. Le soulèvement a été préparé uniquement dans le but d’attirer l’intervention de pays étrangers dans l’Empire ottoman par le comité  Hunchak créé par Mourad Boyachiyan. A. Uras écrit que pour aller à Sassoun Mourad traverse d’abord le Caucase afin de garantir le soutien du Comité Dachnak et quand il atteint Sassoon, il prépare le plan de la révolte avec les Arméniens qui se réunissent autour de lui.  Environ trois mille Arméniens armés réunis à la montagne Antag commencent à attaquer des villes et des villages turcs habités par la population civile. Des centaines de personnes – des femmes, des enfants et personnes âgées ont été massacrés.  Les bandits arméniens ainsi que les Turcs, ont attaqué les tribus kurdes, et ont commis des massacres de Kurdes.

Les sentiments religieux des prisonniers musulmans ont été offensés ; beaucoup de femmes ont été victimes d’agressions commis par des Arméniens ; les meurtres ont été commis avec une extrême brutalité ; tous les biens de la population civile touchée par l’invasion, ont été pillés et incendiés.  Les bandits arméniens ont voulu attaquer la ville de Much mais la garnison turque, située à Much, a réussi à empêcher l’attaque. La population musulmane sous l’invasion, a été contrainte d’embrasser la croix et  changer leur religion, toute personne refusant était cruellement tuée.

 

Les Arméniens, habitués depuis des siècles à couvrir leurs atrocités, ont tenté de jeter la responsabilité des événements de Sassoun  sur les Turcs. Le chercheur américain Samuel Winsome écrit cela dans son livre sur les Arméniens : « Le capitaine britannique Norman   dit dans son rapport citant un manifeste adressé aux Arméniens vivant à Adana, adopté le 19 septembre 1895: ” Les Arméniens, revêtez pour la bataille! Laissez-nous tirer nos épées et nous précipiter sur l’ennemi! ” Norman a dit que les Arméniens se moquaient des journalistes britanniques. Il ajoute également que « les paroles de mères arméniennes selon lesquelles elles jetaient leurs enfants depuis une colline à Sassoon et se jetaient ensuite elle-même afin de garder leur honneur sont une  légende complète. « Le capitaine se pose la question sur le nombre de la population des Arméniens et dit qu’ils exagèrent tout comme ils augmentent le nombre de victimes arméniennes ».

 

Ceci peut être vu dans les décisions du  Groupe d’étude de Sassoon de l’Empire Ottoman en 1894, lors de l’évaluation des problèmes soulevés par les Arméniens.  La commission regroupant des  membres musulmans, britanniques, français et russes est parvenue à la conclusion que les assaillants arméniens et les Turcs sont coupables au même dégrée. Malgré cela, le représentant britannique a préparé un rapport distinct où on a souligné que des massacres d’arméniens par les soldats turcs, en particulier les meurtres de femmes dans l’Eglise Geliguzanda et la destruction du couvent de Talara n’ont aucune raison. (12)

 

Le Consul britannique de Van, Holvard voulait aller à Sassoon pour  connaître la situation sur place. Mais le gouvernement ottoman qui a considéré Holvard comme l’un des agitateurs de la révolte ne lui donne pas l’autorisation pour sa visite à la ville de Sassoun.  Les consuls de Russie, de la Grande-Bretagne et de la France, se sont réunis à Erzurum pour discuter de cette question et en conséquent, une commission spéciale a été créé.  À la suite d’un procès de six mois, 108 réunions ont été organisé et plus de 190 témoins ont été interrogé.  Le 23 août  le leader de la rébellion Mourad a été arrêté.

 

Cette rébellion était d’une grande importance pour les Arméniens car pour eux, une vague de révoltes soulevée dans Sassoun, pouvait provoquer une intervention de l’Europe dans l’Empire ottoman qui faciliterait la réalisation du rêve des Arméniens.

 

Après plusieurs affrontements causant de grandes pertes, la rébellion a été écrasée. Le journal américain  « New- York Herald » écrit : “La Commission a déterminé qu’en envoyant une armée contre les rebelles l’Empire ottoman a utilisé son droit suprême.  Ces soldats après les affrontements sanglants ont réussis à calmer les Arméniens. Les bandits arméniens ont commis des massacres de civils. Les Musulmans ont été tués, volés et humiliés. Beaucoup de Musulmans, humiliés et torturés ont été forcés de se convertir au Christianisme et à embrasser la croix. Les Turcs ont traités les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées selon les codes de l’Islam et les principes de l’humanité. Les Arméniens tués sont ceux qui ne voulaient pas se rendre et se sont battus contre le gouvernement légitime du pays “. (8)

 

            La révolte de Van

 

Cette rébellion a commencé en fourgonnette le 15 juin 1895.  Le général Majewski, l’ancien consul qui est resté 6 ans à Van, puis à Erzurum, a écrit dans ses mémoires: «Les rebelles à Van en 1895, en débutant un mouvement de révolte afin d’attirer l’attention de l’Europe sur la question arménienne, envoyaient des lettres aux Arméniens riches en les menaçant de mort pour obtenir un soutien financier.  Les différents crimes dont le plus important est le meurtre d’une figure religieuse influente Bogos, sont commis par le comité de Van le 6 janvier,  le jour de la fête des Arméniens qui vont à l’église pour l’accomplissement des rituels sacrés.  En printemps les préparations pour l’insurrection sont accélérées. On commence à voir des cadavres démembrés trouvés près de la ville, et les provocateurs, constatant que leurs crimes restent impunis, commencent à avoir plus de courage et plus  ils prenaient de l’audace, plus les musulmans perdaient la patience”. (9)

 

L’Ironie de l’histoire : le prétendu « génocide arménien »    Les rapports de la région, en particulier ceux du commandant Saadetdin Pacha, envoyé à Van informent de l’assassinat depuis le début de l’insurrection de 418 musulmans et 1715 Arméniens, et qu’environ 363 musulmans et 71 Arméniens ont été blessés. Le consul général britannique à l’Empire ottoman Williams a également fait des déclarations intéressantes au sujet de la rébellion. Le diplomate a noté que “A Van il y a 400 adeptes dachnaks au total, pas plus de 50 huncaks, qui forçaient leurs coreligionnaires à commettre des actes terroristes qui inciteraient les musulmans contre eux. Il est impossible de mener à bien des réformes dans ces conditions. Si on réussit à les faire taire, je suis certain que le plus grand obstacle de la paix dans la région sera éliminé “. (10)

 

            La deuxième révolte du Sassoun

 

Après la révolte du Sassoun avorté le 8 aôut en 1895,  les  dachnaks ont tenté pour la deuxième fois  d’organiser une révolte en 1897. Les groupements dachnaks sont entrés en Turquie par l’Iran et le Caucase à Van, mais ils ont été empêchés par les tribus Marzik, kurdes.

 

Les membres du Comité dachnak afin de détruire complètement cette tribu ont attaqué avec un détachement de 250 personnes les camps des habitants situés à Honassor mais n’ayant pas eu de succès, ils ont capitulé. Après cela, les dachnaks transfèrent leurs activités sur le territoire de Sassoun et Much. Dans cette période sanguinaire Andronik Ozanyan a réussi à obtenir le commandement de toutes les troupes.

 

Né en 1866 à l’Ouest de Garahissar, dès son jeune âge Ozanyan a rejoint les différentes organisations terroristes et a été emprisonné pour avoir tué un Turc. Ensuite il a réussi à s’enfuir avec l’aide du Comité de l’organisation terroriste et à été envoyé à Batumi.

 

Depuis la fin de 1903, une vague de soulèvements couvrent l’ensemble du territoire de Sassoun. Le 13 avril 1904 pour calmer les conflits, les forces militaires se sont implantées à Sassoun et l’insurrection armée a été prise sous contrôle. Andronik vaincu, a réussi à se sauver en Caucase.

 

Selon le livre de l’auteur K. Kudulyan “les batailles d’Andronik”, publié en 1929 à Beyrouth en arménien,  dans cette rébellion 1132 Turcs et seulement 19 Arméniens ont été tués. Ces chiffres de l’auteur arménien montrent que les Arméniens ne sont pas les victimes, au contraire ils ont tué des gens innocents. Mais malgré cela ils ne sont pas présentés à la communauté mondiale comme des assassins mais plutôt comme des victimes. (11)

 

            L’attentat d’Uldouz (Etoile)

 

Une des autres actions honteuses commis par le parti Dachnak en Turquie, était une tentative d’attentat contre le Sultan Abdulhamid préparé par  Christopher Mikaelian, Vram Chabuh Kendiryan d’Herzégovine, le belge Joris et son épouse, demi-grec  Silvio Ricci, d’origine allemande Lipa- Rips, Ardach Kaptanyan, Chris Fenerchiyan, Achot (Carlo Jovanovich) et d’autres Arméniens arrivés de divers pays du Caucase et de l’Europe réunis à Istanbul. Tout d’abord, en prenant 12 bombes ils les essaient dans le village polonais et du district d’Ibrahim Pacha. Mikaelian avec un passeport d’un marchand juif, avec la lettre de recommandation reçue de l’ambassade de Russie a assisté à plusieurs réunions avec le Sultan et avait prévu de lancer une bombe au passage du Sultan. Mais juste après ils ont appris que la bombe ne pouvait pas exploser en raison du fait que les routes de la vallée Salamlyg sont poncées.

 

L’historien de nationalité arménienne, Levon Panos Dabagyan décrit les détails de la tentative: “En janvier 1904, à Sofia, lors du Congrès du parti Dachnak des décisions importantes ont été prises et selon le plan préparé, les mouvements terroristes à Istanbul et à Izmir devraient commencer à agir et le Sultan Abdulhamid devra être assassiné.

 

Grace aux deux terroristes nommés Khadjak et Hrach l’influence du comité Dachnak dans ces régions devient de plus en plus forte. Ces deux activistes dachnaks ont participé à des  actions terroristes en 1887 à Izmir et ont forcé les riches d’origine arménienne à financer leurs actions et ont assassiné tous ceux qui s’y opposaient. Ensuite, ils perturbaient la paix par divers moyens comme le vol, la destruction de banques, de bureaux de douane, de gares et de ponts. Christopher Mikaelian était l’un des organisateurs du Dachnak et était à la tête des provocateurs. Sa cible principale était Abdoulhamid Khan “.

 

Selon l’historien arménien, même si le plan de l’attentat contre le sultan Abdulhamid II a été adopté par le Congrès à Sofia, il a été établi en Suisse en collaboration avec les sionistes. Puis le chef du Dachnak, terroriste H.Mikaelyan a déménagé à Tbilissi et de là à la Grèce. Ils ont été accueillis par une femme arménienne nommé Zare,  puis deux femmes – Marie Anchkova et Rubina ont aussi participé au comité d’organisation de l’attentat. Suite à l’acquisition des fonds nécessaires pour la préparation d’une bombe en Bulgarie et en Grèce, Mikaelian est allé à Istanbul avec Marie. Par l’intermédiaire de l’ambassade de Russie des faux passeports ont été fabriqués pour eux au nom de Rubina et Samuel Fine. (13)

 

Ensuite, le 15e jour du mois de Ramadan, le plan d’attaque des deux personnes armées de fusils a été préparé. Mais ce jour-là  le passage du Sultan au  Palais Chiragan par le jardin d’Uldouz a fait en sorte que le plan des bandits échoue.

 

Un autre plan proposait de jeter une bombe dans les endroits où se trouvaient les invités étrangers et en même temps de faire une grande explosion dans la voiture du Sultan. 120 kg d’explosifs ont été placé sous le siège du conducteur et une bombe avec un retardement de 42 secondes a été préparée. Le conducteur de la voiture de 45 ans l’ancien arménien meurtrier Zare Hachikian a été accusé.

 

Le 18 juillet 1905, le vendredi, lorsque le sultan revient au palais après une cérémonie d’accueil, la bombe a explosé. Il était en vie, car avant de quitter la mosquée, le sultan avait salué le Sheykhulislam et était en retard de quelques minutes. La tentative d’attentat  a donc échoué. Suite à cette tentative une personne d’origine autrichienne nommé Edward Joris a été condamnée à mort. Après un certain temps, Joris, a été transféré de la prison au palais et a été envoyé en Europe comme un agent travaillant contre les Arméniens. (14)

 

            La rébellion à Adana

 

Une des autres révoltes arméniennes planifiées a eu lieu à Adana. L’assassinat de deux jeunes Turcs et le refus de délivrer le tueur par les Arméniens ont porté les événements hors du contrôle.  Le célèbre diplomate et journaliste turc Kamran Gurun écrivait: «Les Musulmans et les Arméniens menaient des combats de rue trois jours sans cesse. Le gouvernement a immédiatement envoyé des troupes à Adana et la rébellion arménienne a été arrêtée. Certaines sources font état de l’assassinat de 17 000 Arméniens et 1 850 Musulmans.  Bien que le patriarche arménien ait rapporté l’assassinat de 21 300 personnes, ce fait n’est confirmé nulle part. Le gouvernement ottoman poursuivit à la fois les Arméniens ainsi que les Musulmans qui ont commis les crimes pendant ces agitations. » (15)

 

L’Ironie de l’histoire : le prétendu « génocide arménien »    Nous pouvons constater que, le soi-disant « génocide arménien » de 1915 prend ses racines dans des événements historiques précédents le début de la Première guerre mondiale.  Jusqu’en 1914, les Arméniens ont déjà commis ces événements ci-dessus, en massacrant des dizaines de milliers de Turcs. Il est évident que dans une situation aussi grave et tendue dans l’Empire Ottoman et face à la trahison des Arméniens suivie du soutien direct de la Russie tsariste, le gouvernement turc ne pouvais rester un simple un observateur de ces massacres de population civile c’est pourquoi les bandits arméniens ont également subit certaines pertes. Mais la vérité est qu’en comparaison avec les pertes turques, les pertes arméniennes ont été exagérées et, aujourd’hui, on continue d’imposer au monde des «chiffres réels».

 

Il faut également noter que les pertes turques étaient des populations civiles, les personnes âgées, les enfants et les femmes, tandis que les pertes arméniennes étaient majoritairement des bandits armés. Ces groupements armés non seulement massacraient la population civile, mais en plus ne répondaient pas à la demande de l’armée turque de se rendre en continuant de résister.

 

 

Anar TOURAN 

Journaliste-chercheur

L’auteur de la thèse de l’Institut d’Histoire de l’ANSA

Le fondateur du groupe de recherche indépendant « Ogouz» et le membre du conseil d’administration

 

“KarabakhİNFO.com” 

 

Références                                                                                                   

  1. 1.        Ismet BINARK,  Les documents d’archive sur les violences et massacres commis par des armeniens  en Turquie, Ankara-2007, p.  12
  2.   Livre Bleu, Turquie, No:6 (1894), p. 57
  3.   Aset URAS,  La Question arménienne dans l’histoire, Istanbul-1987, p. 460-461
  4.   Aset URAS,  La Question arménienne dans l’histoire, Istanbul-1987, p. 458-459
  5.   Aset URAS,  La Question arménienne dans l’histoire, Istanbul-1987, p. 461-463
  6.   Aset URAS,  La Question arménienne dans l’histoire, Istanbul-1987, p. 491-496
  7.   Kâmuran GURUN, Le dossier arménien, Ankara -1983, p. 160-161
  8.   Aset URAS, La Question arménienne dans l’histoire, Istanbul-1987, p. 426
  9.   Les mémoires du générale russe Mayevsy en Turquie, les statistiques militaires des  régions Van-Bitlis, Istanbul-2007, p.480, le prof. B.Bayraktar

10.   http: www.eraren.org/index.php?page

11.   Kâmuran GURUN, Le dossier arménien, Ankara -1983, p. 166-167

12.   Samuel A. WEEMS, L’Armenie, sécrets du pays « chrétien » terrorist, Bakou-2004,p.46

13.   Sultan Abdoulhamid et les arméniens, Levon Panos DABAGYAN, Istanbul-2001, p. 59

14.   Aset URAS, La Question arménienne dans l’histoire, Istanbul-1987, p. 524-531

15.   Kâmuran GURUN, Le dossier arménien, Ankara -1983, p.175-176 

 

 

 

 

17.10.2013 15:56

laisser un commentaire:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*