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Monsieur l’ambassadeur d’Irak: “Les relations entre l’Azerbaïdjan et l’Irak ont une longue histoire.”

21.03.2014 | 20:22

1395418884_iraq-sefiir111 L’ambassadeur d’Irak Haydar Chiya Gubeyshi al-Barrak a rencontré les employés du journal électronique international “KarabakhİNFO.com” à l’occasion d’une longue interview. Nous proposons cette interview à nos lecteurs:

 –Monsieur l’Ambassadeur, comment voyez-vous la coopération amicale entre l’Azerbaïdjan et l’Irak?

 

-Les relations entre l’Azerbaïdjan et l’Irak ont une longue histoire. Nos relations politiques ont été établies en 1974. Le consulat général d’Irak est né à Bakou le 17 août de la même année. L’Azerbaïdjan n’est pas un pays étranger pour nous. Les relations entre l’Azerbaïdjan et l’Irak se sont développées en trois étapes. La première étape a été la création du consulat irakien en Azerbaïdjan. Celle-ci a été très productive pour le gouvernement de l’Irak. Car nous avons eu beaucoup d’étudiants au cours de cette période. Et la deuxième étape a commencé après l’indépendance de Azerbaïdjan. Cette période a duré jusqu’en 2003. Notre mission diplomatique s’est élevée à partir du consulat général à l’ambassade. La République d’Irak est l’un des premiers pays a avoir reconnu l’indépendance de l’Azerbaïdjan. Mais je tiens également à souligner que la deuxième période n’a pas été productive dans le domaine économique. La raison de l’échec de l’économie pendant la deuxième période est liée à certains problèmes dans l’économie des deux pays. Au cours de cette période l’Azerbaïdjan était en train de renforcer ses fondements. La troisième date de 2003 et est toujours d’actualité. Cette étape est l’apogée de la coopération entre l’Azerbaïdjan et l’Irak, nous avons aussi eu beaucoup de succès dans les domaines politiques, économiques et culturels. Nous avons intensifié l’échange économique entre les deux pays. En 2009, la valeur des échanges économiques était de quelques millions de dollars et en 2012 nous avons atteint les 418 millions de dollars. Nous n’avons pas reçu des statistiques officielles pour 2013 jusqu’à présent, mais je suis sûr que la croissance continue. L’intérêt des entreprises azerbaïdjanaises de travailler en Irak est en train de grandir de plus en plus. Ils ne veulent pas seulement travailler dans le domaine de l’énergie, ils veulent également travailler dans le secteur de la construction et dans de nombreux autres domaines. L’année dernière, nous avons accordé un visa d’investissement à plus de 100 azerbaïdjanais. Ces chiffres nous font plaisir et nous encouragent à travailler davantage pour développer notre coopération. L’Irak occupe la première place parmi les pays arabes dans le commerce avec l’Azerbaïdjan. Nous espérons que le succès de la coopération économique continuera cette année. Près de 14 délégations officielles de la République d’Irak ont visité l’Azerbaïdjan. Près de 200 citoyens de la République d’Irak font des études dans des instituts d’enseignement supérieur en Azerbaïdjan. Ceci est un facteur non négligeable qui contribue à l’apogée de la coopération entre les deux partis. -Comment l’occupation des territoires azerbaïdjanais par les Arméniens est-elle perçue par les responsables irakiens et par le société irakienne ? – Nous regrettons l’existence d’un tel problème entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. De notre point de vue, la République de l’Irak maintient son ancienne position comme toujours. Depuis le début du conflit du Karabakh les responsables irakiens ont fait des efforts pour que l’ONU adopte la résolution. Nous sommes conscients que les deux partis tentent de résoudre le problème pacifiquement. Nous incitons les personnes chassés de leurs terres pendant la guerre retourner dans leur patrie.

Les députés et responsables irakiens ont-ils signé un quelconque document condamnant l’occupation arménienne ?

 

-Nous avons fait part de notre opinion lors de la Conférence de la coopération islamique et auprès de l’ONU. Nous collaborons avec l’Azerbaïdjan afin de résoudre ce problème.

-On sait que les communautés arméniennes sont très présentes dans les pays arabes. Contrairement aux autres pays arabes, ils ont très peu de pouvoir en Irak. Mais le lobby arménien peut-il influencer l’attitude du gouvernement irakien envers l’Azerbaïdjan?

 

-Tout d’abord, je voudrais préciser que la habitation des arméniens en Irak et le problème entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie sont des questions distinctes. İl y a aussi d’autres nations en Irak en dehors des arabes. Ici cohabitent les Arabes, les Turkmènes, les Kurdes, les Chrétiens et les arméniens. Les arméniens vivant en Irak ont aucun rapport avec l’Azerbaïdjan. Nous sommes en faveur de la résolution de ce problème sur la base du principe de la justice. Nous ne voulons pas que les tensions entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie durent à jamais.

“Nous n’aimons pas les symboles qui offensent l’Islam. ”

 

-La politique de l’Arménie contre l’Azerbaïdjan n’est pas seulement une question de territoire. İci, le conflit principal est la question religieuse et ethnique. Non seulement les azerbaïdjanais de Haut-Karabakh on été tués, mais aussi de nombreux kurdes et autres représentants de la nation. Le document des organisations internationales prouve que les arméniens ont réalisé ces atrocités pour des raisons purement religieuses. Qu’en pensez-vous ?

-Premièrement, je voudrais souligner le fait que nous n’aimons pas les symboles qui insultent et offensent l’Islam, quelque soit la région géographique concernée. Les mosquées, les temples et surtout les églises sont considérés comme les maisons de Dieu. De mauvaise comportement envers ces lieux saints sont injustes et inacceptables. Chaque année, le 26 février, nous commémorons avec tristesse la tragédie de Khodjaly avec nos frères azerbaïdjanais. L’Irak veut une restitution des territoires de l’Azerbaïdjan occupés par l’Arménie. Cet enjeu fait partie des questions que nous essayons d’élucider dans le cadre de la coopération entre les pays islamiques et l’Organisation des Nations Unies.

Monsieur l'ambassadeur d'Irak: “Les relations entre l'Azerbaïdjan et l'Irak ont une longue histoire.” Monsieur l’Ambassadeur, d’après l’Histoire il semble que beaucoup d’azerbaïdjanais du Karabakh à Kirkouk ont été expulsés. Avez-vous des informations à ce sujet ?

 

– Non aucune. Je n’ai rien entendu. Même si ces informations sont vrai, il n’y a aucun problème. Car ils sont dans leur deuxième patrie.

Les organisations internationales compétentes d’Europe cherchent des solutions au conflit de Karabakh. De nombreux Etats proposent des services d’aide à la médiation. La République d’Irak a t-elle accompli une mission de médiation entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie?

 

-Si on nous demandait une telle tâche, nous l’offririons avec grand plaisir. Car nous avons des relations avec les deux partis. Si nous participons au réglementation de ce sujet comme négociateur, nous pouvons réussir à résoudre le problème d’une manière positive et équitable. Si l’Azerbaïdjan nous charge de cette mission, nous l’exécuterons avec grand plaisir. Si on ne nous le propose pas, nous ne pouvons pas y intervenir

Monsieur l’Ambassadeur, à quoi faites-vous allusion lorsque vous dites une solution équitable?

 

-Premièrement, une solution équitable à ce sujet, c’est le retour des azerbaïdjanais expulsés de leurs terres. Deuxièmement, c’est l’application des 4 résolutions de l’ONU, la troisième étant la résolution pacifique du conflit et la reconnaissance de l’intégrité territoriale de la République d’Azerbaïdjan.

– Les organisations internationales, sous prétexte de la question nucléaire, ont attaqué de nombreux territoires en Irak, par contre, ce prétexte ne s’est pas approuvé. Le renforcement de la centrale nucléaire de Metamosphore en Arménie et le stockage des déchets nucléaires dans le Haut-Karabakh constituent des menaces majeures pour la région. Si il y a une explosion, l’Azerbaïdjan, la Turquie et surtout l’Irak ne pourront échapper à une catastrophe. Selon les experts russes, il y a une fissure à Metamosphore et la centrale peut exploser. Aujourd’hui, le gouvernement irakien est-il au courant des faits? Si oui, quelle est votre stratégie ?

-Je n’ai aucune information à ce propos. Mais notre ambassadeur à Erevan doit être au courant de cela. L’Irak et tous les pays veulent l’absence des armes de destruction massive. Si une explosions se produit, la catastrophe sera inévitable non seulement en Azerbaïdjan mais aussi dans tous les régions voisines

“La capitale du Karabakh doit sûrement être la ville de Choucha “

 

Monsieur l’Ambassadeur, que savez-vous de Karabakh? Quelles villes connaissez-vous à Karabakh?

 

-Maintenant, c’est le problème d’y aller. D’après les livres que j’ai lu, le Karabakh est une belle plaine montagneuse. Et la capitale du Karabakh doit sûrement être la ville de Choucha.

Zaour Gariboglou

Gunel Jelili

 

“KarabakhİNFO.com”

21.03.2014 20:22

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