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« Nous avons toujours porté des coups terribles aux ennemis au poste Chellie ».

29.04.2014 | 09:52

1398750649_1396953954_samil1Ebilov Chamil est né en 1969 dans le village Seyidli d’Agdam. Pendant de nombreuses années, il a servi dans l’armée soviétique. En 1990, il a commencé son service militaire dans notre pays. Il est devenu l’un des premiers soldats de notre armée depuis qu’elle a été créée. Il a porté plusieurs charges comme le comandant de l’escadron, le comandant du bataillon etc… 

Où est ce que vous vous êtes engagé dans le combat pour la première fois ? 

Il y avait plusieurs villages. Chirin Mirzoev qui est mort a crée un groupe de défense et nous nous sommes installés autour du lac Khatchin. Il y avait plusieurs villages comme Alimedetli, Kurdler, Bechirler, Karalar, Aliaghalar, Jinli etc… Nous y avons commencé à défendre la patrie pour la première fois. Nous avons défendu notre patrie dans la plupart des villages du Karabakh. En 1991, Chirin Mirzoev a envoyé des groupes aux zones qui sont situées à la frontière arménienne afin de les aider. La situation dans le village Garadaghli de Khojavend était particulièrement grave. Nous y sommes partis dans un groupe d’une cinquantaine de personnes. Cette zone était entourée par les villages arméniens. Je m’y suis engagé dans le combat pour la première fois. Notre poste s’appelait le poste Umutlu. Nous avons subi beaucoup de difficultés dans ce poste. Parfois, pendant quelques jours, nous ne recevions pas la nourriture. Notre situation était très pénible. Lors des mois d’hiver, les nuits étaient glaciales et froides.Après que nous y soyons arrivés, nous avons commencé à creuser des tranchées pour nous-mêmes.Ensuite, nous nous alternions au poste. D’habitude, je restait au poste pendant les nuits, de quatre heure du matin jusqu’à huit heure. Je prenais le poste avec Rabil, un homme de notre village, et mon ami très proche Mahin. Une nuit, nous étions au poste. On voyait une école brulée à la proximité du poste. En outre, il y avait une chambre à coté de cette école où nous changions nos vêtements. Cette époque était très misérable. Nous achetions les balles avec notre propre argent. Dans cette chambre, il y avait quatre boites de balles que j’avait acheté avec mon propre argent.

« Nous avons toujours porté des coups terribles aux ennemis au poste Chellie ». Comme nous étions au siège, je les y avait réservé. Je suis parti chercher les balles. Lorsque je suis revenu, j’ai vu une lanterne près du poste. J’ai commencé à ramper rapidement. Je me suis approché un peu et j’ai remarqué qu’il y avait quelques hommes sur l’autre coté du poste. Ils étaient arméniens. J’ai tiré lorsque l’un d’eux a voulu passer le poste. Il est tombé. Tous mes camarades sont venus. Nous avons ouvert le feu. Les arméniens ont pris le soldat tombé et ils sont partis. Il y avait un village qui s’appelait Zeyli en face de notre poste. Il était 11 heures du matin, les arméniens sont parti enterrer le soldat. J’ai dit à mes camarades qu’ils vont revenir attaquer. J’ai rendu le poste à deux personnes et je suis parti me changer les vêtements. Un peu plus tard, les arméniens nous avons attaqué. Nous avons eu une bataille très difficile. La bataille a duré quelques heures. J’ai pris mon AK et je suis dehors. Je suis venu au poste en rampant et je me suis mis à me battre. Nous nous sommes battus pendant quelques heures et c’est ainsi que il nous restait plus des balles. J’avait 4 boites de balles dans la chambre. J’ai rampé vers la chambre afin de prendre les balles. Je les ai pris et je suis revenu. J’ai donné deux boites de balles au huitième poste et les deux autres boites ont été partagées entre nous au neuvième poste. Nous nous sommes remis à nous battre. Les 4 boites de balles ont été épuisées. En ce moment, Fuzuli et son groupe sont venus nous aider. Ils nous ont donné des balles et des mitrailleuses.Malgré les difficultés, nous avons réussi à leurs faire battre en retraite.

Qui est ce que vous souvenez de vos camarades ?

Je me souviens presque de tous mes camarades. Ismailov Jabir, Kazimov Bakhtiyar, Ibrahimov Hidayet, Gemberov Allahverdi, Natig Jamalov, Erchad, Rabil, Fuzuli, Fakhraddin, Mahin et les autres. Je ne pourrais jamais les oublier.

Racontez nous la bataille de Chellie

« Nous avons toujours porté des coups terribles aux ennemis au poste Chellie ». Pour la première fois, je me suis engagé dans le bataillon Kotel. J’ai été blessé. Après mon retour, pour la première fois, on nous a attribué un grade militaire.Ensuite, nous avons été envoyé au posteChellie. Nous y avons crée quelques tranchées et tunnels. Suite à nos efforts, ce poste est devenu très différent de tout le reste. Les attaques des arméniens ont toujours commencé par le poste Chellie. Nous y avons plusieurs fois subi des batailles très difficile. Les arméniens ont subi des grandes pertes à ce poste.  Nous avons toujours porté des coups terribles aux ennemies au poste Chellie. Entre le poste Chellie et Kiziljabel, il y a beaucoup de cadavres arméniens. Lorsque les arméniens attaquaient à ce poste, ils ont toujours battu en retraite.

Est-ce que vous avez eu des batailles réussies ?

C’était le mois de mai de 1992. Les batailles Nakhtichevanik ont commencé. Quelques bataillons se sont fusionnés sous la direction de Chirin Mirzoev et une attaque d’envergure a été lancée. Le plan de combat a été préparé par Chirin Mirzoev. Nous avons attaqué avec une grande force. Cette attaque était réussie. En outre, une brigade de chars nous a été attribuée. Par conséquent, nous avons libéré quelques villages. Les arméniens ont subi beaucoup de pertes, notamment nous avons détruit leurs chars. Lors de cette bataille, nous avons libéré les plusieurs villages comme Nakhtchevanik, Pirjamal, Agboulag, Dehlaz. Cette bataille a été la plus réussie.

Est-ce que vous avez fait face à la mort ?

Oui, cela m’a plusieurs fois arrivé. Une fois, nous avons barricadé la route entre Balikkaya et Kitchan. Lors de cette bataille, je me suis battu avec une arme AGS 17. Nos camarades disposaient également d’une arme de mortier Nous avons attaqué sous la direction de Chirin Mirzoev. Lors de cette bataille nous avons porté des coups terribles aux ennemis et nous avons également chassé un hélicoptère arménien. Nous y sommes restés pendant cinq jours. Cette bataille était réussie. Pourtant, j’ai été blessé. Les arméniens ont lancé une grata et tout le monde s’est caché. Je me suis perdu et je n’ai pas pu me cacher. Il y avait un four près de la clôture en pierre. Je suis entré dans le four. Malheureusement, la grata a détruit la clôture et la ruine de la clôture est tombée sur moi. Mes camarades sont vite venus me sauver et ils m’ont sorti du four. Je portais un gilet pare-balles de 32 kilogrammes. Donc, je ne pourrais jamais sortir de là. Si mes camarades n’étaient pas venus, je serais mort. Une telle situation s’est répétée dans la même zone. Lors nous nous battions contre les arméniens, j’ai subi un tir de balle. Heureusement, je portais un gilet pare-balles et la balle ne l’a pas percé. J’ai été sauvé.

« Nous avons toujours porté des coups terribles aux ennemis au poste Chellie ». D’après vous, est-ce que les jeunes d’aujourd’hui ont assez d’esprit de combat ? 

Selon moi, les jeunes ont assez d’esprit de combat. Car, de nos jours, la prouesse de Mubariz Ibrahimov nous a impressionné. Mubariz s’est sacrifié pour sa patrie. Sa prouesse augmente l’esprit de combat chez les jeunes d’aujourd’hui. Selon moi, il y a beaucoup de jeunes comme Mubariz. Je suis persuadé.

Est-ce que vous êtes prèt de vous réengager dans la guerre, s’il y a un commandement ? 

La première fois, le grade militaire de sous-lieutenant m’a été attribué et ensuite, je suis devenu lieutenant. En 1993, pour mon courage, j’ai été récompensé avec le grade de lieutenant de vaisseau.s’il y a un commandement de guerre, je suis prêt à me réengager dans les batailles dans la première ligne.

Hafiz Seferov
“KarabakhİNFO.com”

29.04.2014 09:52

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