Français

On n’attend que le retour à Zanghilan

29.10.2013 | 11:36

1383036222_1381192_10151684290882691_1326018542_nSadraddin Assadov : “Les arméniens torturaient la population civile”

Zanghilan est la dernière région du Haut -Karabakh occupée par l’Arménie. Située sur le chemin de fer Bakou-Djoulfa- Nakhitchevan, cette ville présente une grande importance stratégique. Après l’occupation des villes Goubadli et Jabrayil, Zanghilan a été pratiquement encerclé par les forces armées arméniens et à la fin d’octobre en 1993 les hauteurs Sigirt et Bartaz une fois prises, Zanghilan ​​a été entièrement occupé.  La population civile de la ville entourée par l’ennemi s’était échappée vers le fleuve l’Araxe à la frontière de l’Iran. Mais comme il n’était pas possible de traverser l’Araxe, le gouvernement de l’Azerbaïdjan a négocié avec l’Iran à la suite laquelle les gens ont réussi de traverser la rivière.

La famille de Sadraddin Assadov, né en 1958 dans le village Hakari à Zanghilan, se trouvait aussi parmi des gens soufferts pendant ces événements tragiques.  Il dit que sans pouvoir traversé l’Araxe les gens auraient se noyer dans la rivière ou bien il pourrait se produire un deuxième massacre de Khodjaly : «Après l’occupation des régions par les arméniens la frontière irano-azerbaidjanaise s’est fermée.  Après la fermeture des frontières mes parents ainsi que mes frères et ma sœur avec leurs familles ont été encerclés dans un territoire occupé pendant une semaine.  Puis ils ont réussi de traverser l’Araxe en passant par Iran à l’Azerbaïdjan. Nous nous sommes rassemblés tous à point de contrôle à Bilassouvar.  Ce jour-là, nous voulions nous armer pour aller récupérer nos territoires occupés par les forces arméniens, mais le commandant de la brigade Zaur Rzayev venu pour nous visiter a déclaré qu’on ne s’inquiète pas car bientôt on sera de retour à Zanghilan. Depuis, on n’attend que le retour à Zanghilan ».

Il faut noter que depuis 1975, S. Assadov travaille au sein d’administration de Métro de la ville Bakou.  Il s’est inscrit en tant que bénévole au bataillon de Chikhov au début de la guerre du Haut-Karabakh en 1991 et il a participé jusqu’à la fin de 1993 dans les batailles menés en Agdam, à Zanghilan, ainsi que dans le village Sarisu de la ville Khanlar (actuellement nommé Goygol).

 «Les arméniens se comportaient souvent de la façon indigne»On n'attend que le retour à Zanghilan

 

Il a parlé des atrocités commises contre les azerbaidjanais par les arméniens pendant la guerre : «Les villages Gazanchy et Agkand de Zanghilan étaient très proches aux arméniens.  Les arméniens ont brûlé les maisons là-bas et purgé les azerbaidjanais de ces villages.  Ils sont entrés dans le village de Daraly et ils ont brûlé les vallées mais après notre intervention ils ont quitté le village. Ensuite, les professionnels de la communication sont venus pour aider à l’armée mais les arméniens les ont tirés dessus.  Les arméniens torturaient la population civile. Dans le village de Chayifly ils ont coupé la tête des plusieurs personnes et les autres ont été tués après être torturés.

Les arméniens sont aussi les menteurs parce qu’on a conclu un accord que pendant le rendement en grain il y aura un cessez-le-feu mais après avoir fini leur rendement ils ont tiré le feu au conducteur de la moissonneuse-batteuse. Les arméniens se comportaient souvent de la façon indigne».

«On voudrait survoler sur la patrie très chère»

 

S. Assadov dit qu’il ne peut pas supporter le fait d’occupation de sa terre natale, Zanghilan : «Les montagnes et des forêt de Zanghilan faisait vous sentir comme dans un paradis. Il y avait la forêt de platanes d’Orient, unique en Europe et deuxième dans le monde entier.  Maintenant les arméniens sont transformé la région en ruines. Ils coupent ces arbres pour vendre à l’étranger. Il y avait un hôpital moderne de deux étages à Zanghilan. Maintenant ce sont des médecins arméniens qui y travaillent.  Ils nous ont volé tout ce qu’on avait. Même le nom de la ville Zanghilan a été changé. En regardant ces endroits sur Internet j’ai mal au cœur.  Ils forcent les gens à prendre les armes et partir à se battre.  Dans le cas de la mobilisation on est prêt à se battre. Comme on est déjà parti une fois à la guerre on y ira encore une fois. Nous vivons avec cet esprit. Je ne pourrais pas rester à Bakou alors qu’il y a des batailles là-bas ».

Malgré tout cela, S. Assadov vit avec l’espoir de retourner vivre à Zanghilan. Il croit qu’il sera de retour un jour dans sa ville natale si chère à son cœur : « Je suis tellement fatigué à Bakou au cours des dernières années.  Si les terres sous occupation étaient libérées, le reste de ma vie j’aurais passé à Zanghilan. Les gens y vivaient 80-90 ans, les décès à 50-60 ans c’étaient rare. Maintenant, c’est impossible de vivre 80-90 ans. On me dit souvent que mes cheveux sont devenus gris très vite. Mes cheveux à moi sont devenus gris pendant trois jours de la guerre. C’est très douloureux de penser à sa patrie.  Partout en Azerbaïdjan c’est la patrie mais l’endroit de la naissance est sacré. On voudrait survoler sur la patrie très chère»

 

Fouad Husseynzada

 

 “Karabakhinfo.com”

29.10.2013 11:36

laisser un commentaire:

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*