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Personne n’accepte cette occupation

01.10.2013 | 11:42

1380613090_b1Nous nous habituions déjà à commémorer le jour de l’invasion de nos terresIl s’agit d’une habitude très désagréable et douloureuse. Récemment, nous avons mémorisé le jour de l’invasion de nos deux régions Djabrayil et Fuzuli. Bahar Mouradova,députée élue de la ville de Fuzuli, membre de la délégation azerbaïdjanaise à l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, dans son interview à “KarabakhİNFO.com” a déclaré que même si avec le temps on s’habitue à cette situation, personne ne se réconcilie avec elle.

 

– Madame Mouradova, quelles pourraient être les conséquences de non résolution du conflit Haut-Karabakh pour l’Azerbaïdjan?

 

– Prolongation du délai maintient le statu quo et l’Arménie essaie de faire accepter ces faits par la communauté internationale. En d’autres termes, nos points de vue sur la solution du conflit sont différents. La partie arménienne exprime également sa volonté de résoudre le conflit du Haut-Karabakh. Cependant, ils essaient de conserver le statu quo actuel. Ils insistent sur le fait que le Haut-Karabakh doit être annexé à l’Arménie, ou devrait être indépendant. Nous exigeons la libération du Haut-Karabakh et les régions avoisinantes occupées, le retour des azerbaïdjanais à leur territoire et le rétablissement de leurs droits. Par conséquent, la prolongation du délai renforce la protection du statu quo et  les arméniens qui espèrent de faire accepter ces faits avec les années, pensent que les azerbaidjanais se réconcilieront avec la perte de leurs terres. Mais il faut qu’ils sachent que nous n’accepterons jamais ce fait. L’Azerbaïdjan de son côté comprend que cette perte de temps serve à maintenir le statu quo et exige qu’il soit modifié. Aujourd’hui,  les co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE soulignent également que ce statu quo doit être changé.Personne n'accepte cette occupation

La perte de temps dans la résolution du conflit pose également un autre problème, la nouvelle génération grandie sans voir Karabakh. En résultat, en Arménie aussi grandie une génération qui ne connait pas le vrai peuple azerbaidjanais, ses désirs et sa volonté, et qui grandie avec une haine au cœur envers nous. Pratiquement ce problème met une ombre sur leurs intérêts communs et futurs coexistences. Pour cette raison, la perte de temps dans le règlement du conflit est nocive dans tous les sens.

– Est-ce que les gens originaire de Fuzuli, ont toujours gardé l’espoir de retourner à leur terre natale?

 

– Comment est-ce possible qu’une personne vit loin de sa terre natale et ne veut pas y retourner? Nous construisons des camps pour des réfugiés et des personnes déplacées, nous leur fournissons des logements et réalisons de divers projets pour faciliter leur vie et assurer leur confort. Certaines personnes affirment que les personnes qui ont une nouvelle vie stable et en confort, et qui ont vu la brutalité des arméniens et la guerre, ne retourneront pas aux territoires occupés. Je rejette ce point de vue.  Il faut que tout le monde sache que les réfugiés et les personnes déplacées n’attendent que  la libération des territoires occupés par les Arméniens.

Personne n'accepte cette occupation– Récemment la partie azerbaidjanaise a présenté une lettre au Secrétaire général de l’ONU où était indiqué que les autorités du gouvernement de l’Arménie construisent de nouvelles colonies de peuplement dans le Haut-Karabakh et ses régions environnantes, et qu’ils déplacent les réfugiés arméniens de Syrie illégalement dans ces régions.  Sous quelle forme les Nations Unies peuvent influencer à cette politique de “arménisation” de l’Arménie? 

 

– Bien sûr, la politique de l’arménisation des territoires occupés est regrettable et nous gardons toujours cette situation dans le champ de l’attention. Le dossier sur cette question a déjà été représenté officiellement à l’ONU. Je dois dire que non seulement les arméniens de Syrie, mais aussi la population arménienne précédemment ont été transféré illégalement dans ces territoires. Tels faits ont été confirmés à la suite de la surveillance internationale dans ces territoires. Nous avons toujours exprimé notre désaccord envers ces problèmes. Je pense qu’une organisation comme les Nations Unies, qui est intéressée à mettre en œuvre ses résolutions, doit au moins présenter sa position ouvertement contre les facteurs qui empêchent la mise en œuvre de ces résolutions. Pour arrêter ces déplacement illégales, l’ONU doit faire la pression à l’Arménie et exprimer son désaccord. Malgré tout, l’Arménie occupe toujours les territoires azerbaidjanais et le déplacement illégale se poursuit. L’Arménie veut empêcher le retour des résidents azerbaidjanais dans leurs foyers et implique les arméniens syriens vivre dans des pires conditions. Le déplacement de ces gens dans des territoires occupés met en question leur situation, où ils vont passer plus tard après la libération des territoires? Les arméniens violent non seulement les droits de nos réfugiés et des déplacées, en même temps utilisent la misère de ces gens à leurs propres fins. Ils devraient savoir que l’Azerbaïdjan va libérer ses territoires contre les envahisseurs.

-Ect-ce que l’OSCE défend la position juste de l’Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabakh?Personne n'accepte cette occupation

 

– Les représentants du Groupe de Minsk de l’OSCE font de fréquentes visites dans la région, organisent la rencontre des présidents ou des ministres des Affaires étrangères,  proposent des moyens de résolution du conflit et prennent part aux divers événements. Malheureusement, leurs activités n’ont pas apporté d’évolutions fructueuses et positives à la solution de ce conflit.  Je ne peux pas décrire l’OSCE en tant qu’organisation qui soutient que la position de l’Azerbaïdjan. L’Arménie est également un membre de cette organisation. L’OSCE serve à créer et maintenir l’équilibre entre ces deux Etats. Il tente de démontrer l’égalité de traitement en appelant les deux parties à un compromis global. Plus de 20 ans nos terres sont sous l’occupation, les gens innocents ont été tués, et l’Arménie continue sa politique agressive. L’OSCE ne prend pas en considération le facteur de l’occupation, la présence des réfugiés et des déplacées. Il conseille de regarder en avant et oublier ces problèmes. Cette approche nous rend toujours anxieux. Nous leur reprochons à cause de cette attitude envers notre problème. Je tiens à souligner encore une fois avec l’aide de KarabakhINFO.com qu’ils devraient faire pression sur l’Arménie pour les inciter à abandonner la position non constructive.

– Madame Mouradova, qu’est-ce que vous vous souvenez de plus de la région Fuzuli principalement?

 

– Je n’ai jamais oublié Fuzuli. Il est toujours, à chaque minute dans ma mémoire. Aujourd’hui Fuzuli est toujours sous l’occup

ation, les jours que nous avons passé là-bas, nos traditions, nos coutumes, chaque instant  de notre vie dans ces terres sont gravés dans nos cœurs. Ces souvenirs ne peuvent pas être effacés de notre mémoire. Nous n’accepterons jamais la perte de nos terres.

Bien sûr, nous aspirons à des jours heureux et joyeux passés à Fuzuli et dans nos autres régions occupées.

Fuad Husseynzada

 

“KarabakhİNFO.com”

01.10.2013 11:42

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