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UE: Corridor Sudou South Stream

11.12.2014 | 12:23

gazoduc-turquie-europeL’Union européenne va déblayer la voie au projet de gazoduc Corridor sud, qui doit acheminer du gaz d’Azerbaïdjan en Europe via la Turquie, pour réduire la dépendance gazière envers la Russie, a indiqué mardi la Commission.“Nous envisageons de mettre sur pied un comité de pilotage pour identifier et résoudre” les éventuels problèmes qui se poseraient pour la construction du Corridor sud, a déclaré Maros Sefcovic, vice-président de la Commission chargé de l’Energie.

 
Il s’exprimait à l’issue d’une réunion des ministres européens de l’Energie, qui ont examiné les conséquences à tirer de l’abandon par Moscou du projet russo-italien South Stream, destiné à transporter du gaz russe en contournant l’Ukraine.

 

 
“L’Azerbaïdjan et la Turquie nous ont demandé” une telle initiative, pour s’assurer que l’Europe prenne sa part pour faire avancer le projet, a relevé M. Sefcovic. Bakou et Ankara ont fourni “de fermes assurances” de leur volonté de mener à bien l’ouvrage, qui doit “acheminer le gaz aux frontières européennes d’ici 2020”, a-t-il ajouté.

 
M. Sefcovic s’est entretenu à ce sujet lundi avec le ministre turc de l’Energie, alors qu’Ankara est parallèlement courtisé par Moscou pour assurer le transit de gaz russe après l’abandon de South Stream.

 
Au sein de l’UE, la Grèce, la Bulgarie et la Roumanie ont fait part à la Commission de leur disposition à développer le projet Corridor Sud, via un “connexion verticale”, a-t-il indiqué.

 
Cet ouvrage va “clairement offrir une diversification des routes et des sources” d’approvisionnement, ce qui est devenu une priorité pour l’UE depuis la détérioration de ses relations avec la Russie pour cause de crise ukrainienne, a-t-il souligné.

 
“L’Union européenne a besoin de renforcer la diversification non seulement des routes mais aussi des sources” d’énergie, a renchéri le secrétaire d’Etat italien à l’Energie, Claudio De Vincenti, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE. “Le Corridor sud fait partie des projets clés en ce sens”.

 
– Rester dans le jeu européen –
Le Corridor sud doit acheminer du gaz du gisement de Shah Deniz dans la Caspienne via le gazoduc transanatolien (Tanap) à travers Géorgie et Turquie, puis le gazoduc transadriatique (TAP) à travers la Grèce, l’Albanie et l’Italie. Soutenu depuis des années par Bruxelles, il permettrait à terme de satisfaire 20% des besoins de l’UE en gaz, selon la Commission.

 
Le projet Corridor sud ne prévoit toutefois la livraison à l’Europe occidentale que de 16 milliards de M3 par an, alors que South Stream devait avoir une capacité de 63 milliards de m3.
Dans une réunion séparée, les ministres des sept Etats membres de l’UE partie prenante de South Stream (Autriche, Bulgarie, Croatie, Grèce, Italie, Roumanie et Slovénie) ont fait part à M. Sefcovic de la volonté de leurs pays de rester dans le jeu énergétique européen.
Ils lui ont demandé “de clarifier la situation avec la partie russe”, en l’absence jusque-là de toute notification officielle de la part de Moscou quant à l’abandon de South Stream, ont-ils indiqué dans un communiqué commun.

 
Ils sont “convenus que l’UE doit rester fermement engagée à intégrer les marchés gaziers du centre et sud-est de l’Europe”, ajoute le communiqué. Les sept vont mettre en place avec la Commission un “groupe de travail de haut-niveau” pour oeuvrer à cette fin. “Cela peut être atteint par la mise en oeuvre de projets régionaux clés”, relèvent-ils, citant notamment des “connections au Corridor sud”.

 
Mais “de nouvelles routes respectant les règles européennes peuvent aussi contribuer à la sécurité des approvisionnements dans la région”, soulignent-ils. Ils indiquent ainsi que South Stream reste une option, à condition que la partie russe accepte les règles commerciales européennes, qui excluent une position monopolistique pour l’opérateur Gazprom.

 

 

“KarabakhİNFO.com”

 

 

 

11.12.2014 12:23

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